‹ Mémoires géologiques et paléontologiquesChapitre 32 sur 47 · DESCRIPTION · texte numérisé non relu

DESCRIPTION

DU DÉPÔT AURIFERE AU LIEU NOMME OUNDINSKT j DAIYS L ALTAÏ,

PAR M. COULIBINE (i).

Ce dépôt se trouve dans la vallée de la rivière Ounda, sur la grande route , entre la station Oundinskya-Kavikoutchi et le village Malicheva.

Les sources de FOunda se trouvent dans la chaîne du partage des eaux , qui coulent dans TArgoune et la Chilbu L'Ounda parcourt un espace de 180 werstes, et se rend dans rOnone, Les traces de l'or furent trouvées à 5o werstes des sources, dans un endroit où la vallée, qui a une werste et plus de largeur, n'a que i4o toises.

La couche aurifère, assez mince, consiste en sable entremêlé de galets de granité, de porphyre et de quarz blanc; elle n'est recouverte que par le gazon , et repose sur une couche de galets des mêmes roches. On a fait des puits de recherches sur un espace de 480 toises en remontant la rivière, et de 290 en la descendant, et presque dans tous on a trouvé des vestiges d'or; mais les parties les plus riches n'en contenaient que deux parties de solotnik (deux quatre-vingtseizième) dans 100 pouds de sable.

L'or s'y présente en paillettes très minces et si fines quon les aperçoit à peine à l'œil nu , et elles sont si légères qu'elles surnagent dans l'eau. Le schlich qui les accompagne est très chargé de fer, mais il ne contient point de platine. La couche

(i) Traduit du Gomoi Journal J^iSio ^ n^ x p. i.

SUR UKS MOirrs altàî. ktg

alets qui sert de mur au banc aurifère, le limon et même izon qui le recouvrent , contiennent aussi de Tor. es montagnes qui longent les bords de la rivière ne préent aucune roche cel analogue à les qui forment les gadu dépôt : ces derniers sont des débris de porphyres , lifFérentes espèces de granités, de quarz, de Horristein, smpagnés dune petite partie de débris de gneiss, de iste siliceux, et très rarement de roches amphiboliques. Les ntagnes des alentours sont exclusivement composées da^^<iy|& sntes espèces de granités , dans lesquels on ne trouve ni èbv*' ;s, ni filons étrangers, ni même de minéraux particuliers. 1 faut supposer que cette alluvion doit son origine à la truction des roches qui jadis recouvraient ces montagnes , que ces dernières contiennent des veines aurifères si minces elles ne laissent aucune trace de leur décomposition sur urface nue des rochers; car on trouve de Tor tout près de X qui bordent la vallée, et Ton en a trouvé même dans un ts creusé dans le granité décomposé.

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