‹ MémoiresChapitre 15 sur 40 · SÉJOUR ^ LA6BS ET DANS LES {ENVIRONS · texte numérisé non relu

SÉJOUR ^ LA6BS ET DANS LES {ENVIRONS

Ce bon pays de Lagês, qui nous avait si bien fêtés victorieux, avait, à la nouvelle de notre défaite, retourné sa bannière, et quelques-uns des plus résolus avaient rétabli la sjatème impérial. Ceux^^Ià, au reste, s'enfuirent à notre arrivée, et oomme ils étaient marchands, la plupart d'entre eux avaient laissé leurs magasins approvisionnés de tontes ehoses, Ce fut une providence, car nous crûmes pouvoir, sans remords, nous approprier les mar« chandises de nos ennemis, et, grâce à la variété des conmierces qu'ils exerçaient, améliorer singulièrement notre position.

Cependant, Teixeira écrivit à Aranha, en lui ordonnant de se joindre à nous, et il eut vers ce temps, la nouvelle de Tarrivée du colonel Portinko, qui avait été envoyé par fiento Manoel pour suivre ce môme corps de Mello, si malheureusement rencontré par nous à Coritibani.

J'ai servi en Amérique la cause des peuples, et l'ai sincèrement servie ; j'étais donc l'adversaire de

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l'absolutisme, là-bas eomme en Earope ; amant da système en harmonie avec mon opinion, et par conséquent ennemi du système contraire. J'ai quelquefois admiré les hommes, je les ai souvent plaints, je ne les ai Jamais hais. Lorsque je les ai trouvés égoïstes et méchants, j'ai mis leur méchanceté et leur égo!sme sur le compte de notre malheureuse nature. Depuis, je me suis éloigné du théâtre ob se sont passés les événements que je raconte; j'en suis à deux mille lieues au moment ofa j'écris ces lignes, on peut, par conséquent, croire à mon impartialité. Eh bien, je le dis pour mes amis comme pour mes ennemis, c'étaient d'intrépides enfants du continent américain ceux que je combattais, mais non moins intrépides ceux dans les rangs desquels J'avais pris ma place.

Ce fût donc une audacieuse entreprise que celle que nous arrêtâmes de défendre Lages contre un ennemi dis fois supérieur à nous, et dont une récente victoire doublait la confiance. Séparés de lui par le fleuve Canoas, que nous ne pouvions garnir suffisamment pour le défendre, nous attendîmes pendant de longs jours la jonction d'Aranha et de Portînko; pendant toute cette période, l'ennemi fut maintenu par une poignée d'hommes. Et aussitôt les renforts arrivés, nous marchâmes résolument

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à lui; mais ce fut lui alors qui n'accepta plus le combat, et qui se retira sur la province voisine de San Paolo, où il espérait trouver un puissant secours.

Ce fut dans cette circonstance que je constatai les défauts et les vices généralement reprochés aux armées républicaines: ces armées se composent d'ordinaire d'hommes pleins de patriotisme et de courage, mais qui n'entendent rester sous les drapeaux que tant que l'ennemi menace, s'en éloignent et les abandonnent quand celui-ci disparaît. Ce vice fut presque notre ruine, ce défaut faillit causer notre perte, dans cette circonstance, où un ennemi, mieux renseigné, eût pu nous anéantir en en profitant.

Les Serraniens donnèrent l'exemple d'abandonner leurs rangs. Les hommes de Porlinko le suivirent. Notez bien que les déserteurs, non-seulement emmenaient leurs propres chevaux, mais ceux de la division, si bien, que nos forces se fondirent de jour en jour, avec une telle rapidité, que nous fûmes bientôt forcés d'abandonner Lages, et de nous retirer vers la province de Rio-grande, craignant la présence de cet ennemi, qui avait été forcé ae fuir devant nous, ei dont la fuite nous avait vaincus.

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Que cela serve d'exemple aux peuples qui veulent être libres ; qu'ils sachent bien que ce n'est point avec des fleurs, des fêtes, des illuminations que Ton combat les soldats aguerris et disciplinés du despotisme, mais avec des soldats plus disciplinés et plus aguerris qu'eux; qu'ils ne se mettent donc pas à ce rude ouvrage, ceux qui ne sont pas capables d'aguerrir et de discipliner un 'peuple après l'avoir soulevé.

Il y a aussi des peuples qui ne valent pas la peine d'être soulevés, la gangrène ne se guérit pas.

Le reste de nos forces, ainsi diminuées, lorsque nous étions privés des choses les plus nécessaires, et particulièrement d'habits, — privation terrible à l'approche de l'hiver sombre et rude de ces régions élevées,— le reste de nos forces, disais-je, commença de se démoraliser, et de demander, à haute voix, de rejoindre ses foyers. Teixeira fut donc forcé de céder à cette exigence, et m'ordonna de descendre des montagnes et de me réunir à l'armée, se préparant de son côté à en faire autant. Cette retraite fut rude, et à cause de la difficulté des chemins, et à cause des hostilités cachées des habitants de la forêt, ennemis acharnés des républicains.

Au nombre de soixante-dix, à peu près, nous descendîmes donc la picada di Peloffo. — J'ai déjà

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dit ce que c'était qu'une picada, et nous eûmes à affronter des embuscades réitérées et imprévues, que nous traversâmes avec un bonheur inouï, grâce à la résolution des hommes que je conduisais, et un peu à la confiance sans bornes qu'en général j'inspire à ceux que je commande. Le sentier que nous suivions était étroit à laisser passer deux hommes à peine, et de tout côté enveloppé de maquis ; l'ennemi, né dans le pays, au fait de toutes les localités, s'embusquait aux endroits les plus favorables, puis il nous entourait, se dressant tout à coup, avec des cris furieux, tandis qu'un cercle de flamme s'allumait en pétillant autour de nous, sans que nous pussions voir les tireurs, heureusement plus bruyants qu'habiles. Au reste, la contenance admirable de mes hommes, leur union dans le danger furent telles, que quelques-uns seulement furent légèrement blessés, et que nous n'eûmes qu'un cheval tué.

Ces événements rappellent, en vérité, les forêts enchantées du Tasse, où chaque arbre vivait, et avait une voix et du sang.

Nous rejoignîmes le quartier général à Afa/a- Casuy où se trouvait alors Bento Gonzalos, réunissant les fonctions de président et de général en chef.

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BATAILLE DE TAQUARI

L'armé6 républicaine le préparait à se mettre en marche. Quant k Tennemi, depuis la bataiUe per^ due de Rio-Pardo , il s'était refoit à Porto-*A]legre, eu était sorti sous les ordres du vieux générai Geor* giO) et avait établi son camp sur les rives du Gahé, attendant la jonction du général Galderon, qui) avec un corps imposant de cavalerie, était parti de Rio- Grande , et devait se réunir k lui en traversant la campagne.

Le grand inconvénient <iue j*ai signalé plus baut$ c'est-à-dire la dispersion des troupes républicaines quand elles ne se trouvaient plus en face de Teu* nemi, lui donnait facilité dans tout ce qu'il voulait entreprendre; de sorte qu'au moment où le général Netto, qui commandait les forces de la campagne, eut réuni un nombre d'hommes sufQsant pour battre Calderon , celui-ci avait déjà rejoint sur le Cahé le gros de Tarmée impériale.

Il était indispensable au président de s'adjoindre la division Netto, s'il voulait être en état de corn*

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battre Teiinemi : c'est pourquoi il leva le siège. Cette manœuvre et la jonction qui s'ensuivit eurent un heureux résultat, et firent grand honneur à la capacité militaire de Bento Gonzales. Nous partîmes avec l'armée de Mala-Casa, prenant la direction de San Leopoldo, et passant à deux milles de l'armée ennemie; et après deux jours et deux nuits de marche continuelle, pendant lesquelles nous demeurâmes sans manger et sans boire, ou à peu près, nous arrivâmes dans le voisinage de Taquari, où nous rencontrâmes le général Netto qui venait au-devant de nous.

J'ai dit sans macger/et j'ai dit la vérité. Dès que l'ennemi eut appris notre mouvement, il marcha résolument à nous, et plusieurs fois nous joignit et nous attaqua pendant que nous nous reposions un instant, et étions occupés à faire rôtir la viande, qui faisait notre seule nourriture. Or, dix fois, notre viande cuite à point, les sentinelles crièrent aux armes, et il nous fallut combattre au lieu de déjeuner ou de dîner. Enfin, nous Hmes halte à Pinhurinbo, à six milles de Taquari, et nous primes toute disposition pour combattre.

L'armée républicaine, forte de mille hommes d'infanterie et de cinq mille de cavalerie, occupait les hauteurs de Pinhurinho, montagne couverte de

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pinsy comme l'indique son nom, peu élevée, mais cependant dominant les montagnes voisines. L'infanterie était au centre, commandée par le vieux colonel Grezunzio. L'aile droite obéissait au général Netto, et Taile gauche à Canavarro. Les deux ailes étaient donc composées de pure cavalerie, et, sans contredit, de la meilleure du monde. L'in&nterie , elle aussi , était excellente. Le désir d'en venir aux mains était donc général.

Le colonel S. Antonio formait la réserve avec un corps de cavalerie.

L'ennemi, de son côté, avait quatre mille fantassins, et, disait-on, trois mille hommes de cavalerie, et quelques pièces de canon; sa position était prise sur l'autre côté d'un petit torrent qui nous séparait de lui, et sa contenance était loin d'être méprisable. Son armée se composait des meilleures troupes de l'empire , commandées par un général trèsvieux et très-capable.

Le général ennemi avait jusque-là marché ardemment à notre poursuite, et avait pris toutes les dispositions pour une attaque en règle. Deux pièces de canon, placées sur son côté du torrent, foudroyaient notre ligne de cavalerie. Déjà nos vaillants de la première brigade, aux ordres de Netto, avaient tiré les sabres du fourreau, et n'attendaient plus que le son

de la trompette pour s'élaaoer sur lé% deux batatl-* loDB qui avaient traversé le torrent* Ces braves con* tinentûux' avaient la conscience de la victoire» eux et Netto n'ayant jamais été battus. L'infanterie^ échelonnée en divisions au sommet de la colline, et couverte par un pli de terrain i frémissait du désir de combattre* Déjà les terribles lanciers de Gana* varro avaient fait un mouvement en avant, enve* loppant le flanc droit de l'ennemi, obligé par eux k changer de front » changement qui s'était fait en désordre.

C'était une véritable forêt de lances, que oet incomparable corps, composé dans sa presque totalité d'esclaves délivrés par la république » el choisis parmi les meilleurs dompteurs de chevaux de la province; tous noirs, excepté les officiers su** périeurs. Jamais l'ennemi n'avait vu les épaules de ces enfants de la liberté. Leurs lances, dépassant la mesure ordinaire de cette arme; leurs visages basanés $ leurs robustes membres, corroborés encore par leurs âpres et fatigants exercices; leur par&ite discipline, enfin, tout les rendait la terreur de l'ennemi.

Déjà la voix animatrice du chef avait frémi deae toutes les poitrines : « Que chacun combatte aujourd'hui coaune s41 avait quatre corpa pour dé«

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fendre la patrie et quatre âmes pour l'aimer I » avait dit ce vaillant, qui avait toates les qualités d'un grand capitaine, excepta le bonheur.

Quant à nous, notre âme, pour ainsi dire» sentait les palpitations de la bataille, et s'inondait de la confiance de la victoire. Jamais jour plus l^au, jamais plus magnifique spectacle ne s'était ofiert à moi. Placé au centre de notre infanterie, à l'extrême sommet de la colline, je découvrais tout, champ do bataille et double armée. Les plaines sur lesquelles se jouait le jeu meurtrier de la guerre étaient se^ mées de^ plantes basses et rares, ne faisant aucun obstacle ni aux mouvements stratégiques, ni au regard qui les suivait; et je pouvais me dire qu'à mes pieds, au-dessous de moi, dans quelques minutes, seraient résolues les destinées de la plus grande partie du continent américain, peut*6tre même du plus grand empire du monde*

Y aura-t-il un peuple ou non? Ces corps, si com« pacts, si bien soudés les uns aux autres, vont41s être dé&its et dispersés? Tout cela dans un instant ne va-t-il pas être cadavres et membres broyés déta* chés du corps, nageant dans le sang? Toute oetto belle et vivante jeunesse va*t-^le engraisser de ses débris ces magnifiques campagnes? Allons donot soimaa faàfiaresi tonnes canonsi ragi» bataiUoi et

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que tout soit décidé, comme à Zama, comme à Pharsale, comme à Actium !

Mais non, il n'en devait pas être ainsi :' cette plaine ne devait pas être celle du carnage. Le général ennemi, intimidé par notre forte position et par nol^e ferme contenance, hésita, fit repasser le torrent à ses deux bataillons, et de l'offensive qu'il avait prise en revint à la défensive. Le général Cal* deron avait été tué dès le commencement de l'attaque, et de là était venue peut-être l'hésitation de Georgio. Du moment où il ne nous attaquait pas, ne devions-nous pas l'attaquer, nous? Telle était l'opinion de la majorité. Eussions-nous bien fait? Le combat s'engageant dans les conditions primitives, et malgré notre admirable position, toutes les chances étaient pour nous. Mais abandonnant cette position pour suivre un ennemi quatre fois plus fort que nous en infanterie, il fallait reporter le combat sur l'autre bord du torrent.

C'était scabreux, bien que tentant.

En somme, nous ne combattîmes point ou nous combattîmes à peine, et nous passâmes toute la journée en présence, nous contentant d'escarmoucher.

Dans notre armée la viande avait manqué, et l'infanterie était particulièrement affamée; plus insupportable encore peut-ôtre que la faim était la soif;

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nulle part on ne troavait d'eau que dans ce torrent, qui était au pouvoir de l'ennemi. Mais nos hommes étaient faits à toutes les privations, et une seule plainte sortit de la bouche de ces mourants de faim et de soif, — celle de ne pas combattre. — 0 Italiens ! Italiens! le jour où vous serez unis et sobres, et patients à la fatigue et aux privations comme ces hommes du continent américain, l'étranger, soyezen sûrs, ne foulera plus votre terre et ne souillera plus votre foyer. Ce jour-là, 6 Italiens ! l'Italie aura repris sa place, non-seulement au milieu, mais à la tôte des nations de l'univers.

Pendant la nuit, le vieux général Georgio avait disparu, et, le jour venu, nous cherchâmes en vain l'ennemi ; seulement, vers dix heures du matin, au moment où le brouillard se levait, on le revit dans les fortes positions de Taquari.

Peu de temps après, nous eûmes avis que sa cavalerie traversait le fleuve. Les impériaux étaient donc en pleine retraite; il fallait les attaquer et notre général n'hésita point.

La cavalerie ennemie avait passé le fleuve, assistée dans ce passage par quelques bâtiments ennemis; mais l'infanterie était tout entière restée sur la gauche, protégée par ces mômes bâtiments et par la forôt : sa position était donc des plus avan-

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tageuses. Notre seconde brigade d'infanterie, composée du troisième et du vingtième bataillons* était destinée à commencer Tattaque. Elle Teffectua avec toute la bravoure dont elle était capable. Mais l'eanemi était numériquement si supérieur à ces braves, qu'après avoir fait des prodiges de valeur ils furent forcés de se retirer, soutenus par la première brigade et par le premier bataillon d'artillerie, — sans canon, — et de la marine. Le combat fut terrible, dans la forêt surtout, où le bruit des coups de fusil et des arbres brisés semblait, au milieu d'une épaisse fumée, celui d'une infernale tempête.

Nous ne comptions pas moins de cinq cents tués et blessés de chaque côté. Les cadavres de nos vaillants républicains furent trouvés jusque sur la berge du fleuve où ils avaient repoussé et presque précipité l'ennemi dans le courant. Par malheur» ces pertes furent sans résultat relativement à leur importance, puisque, la deuxième brigade en retraite, le combat fut suspendu.

Sur ces entrefaites, la nuit vint, et l'ennemi put librement achever de passer le fleuve.

Au milieu de ses brillantes qualités, dont je crois avoir fait la part, je signalerai quelques défauts du général Bento Gonaales : le plus déplorable d'entre eux était VM oartiuM hésitationi cattse probable

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des désastreuses issues de ses opérations. On eût désiré qu'au lieu de lancer ces cinq cents hommeSi si inférieurs en nombre à ceux qu'ils attaquaient, on eût poussé contre Tennemii non^seulemnnt tout ce que nous avions de fantassins» mais encore notre cavalerie mise à pied| puisque» à cause de la diffi* culte du terrain, elle ne pouvait combattre à sa manière accoutumée ; une telle manœuvre nous eût certainement donné une splendide victoire, si, disant perdre pied à l'ennemi, nous parvenions à le jeter dans le fleuve; mais, par malheur, le général craignit d'aventurer toute son infanterie, la seule qu'il eût, la seule qu'eût la République.

En tout cas, le résultat fut, de notre part, un'e irréparable perte, ne sachant comment remplacer nos braves fantassins, tandis qu'au contraire l'infanterie faisait la principale force de l'ennemi, et que de nombreuses recrues comblaient aussitôt le vide fait dans ses rangs.

L'ennemi, en somme, resta sur la rive droite du Taquari, maître par conséquent de toute la campagne. Quant à nous, nous reprîmes la route de Mala Casa.

Toutes ces fausses manœuvres empiraient la situation de la République. Nous revînmes à San Léopoldo et & la Settembrina; enfin à notre ancien

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camp de Mala Casa, abandonné au bout de quelques jours pour celui de Bella Vista.

Une opération imaginée vers ce temps par le général eût pu nous remettre en excellente position si la fortune avait» comme elle le devait, secondé les efforts de cet homme aussi malheureux que supérieur.

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