‹ MémoiresChapitre 105 sur 168 · LETTRE XXXIX · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIX

Enfin j'ai parlé selon vos intentions à M. le comte de Fiesque, pour le dire à M. de Ruvigny ', que je n'ai point vu depuis que je vous le mandai. Je ne vois pas que vous vous accordiez fort de sentimens, vous et M. de Rohan ^, vu que vous voulez vous assurer de lui sans vous engager à rien, et il n'est pas résolu de se donner, à moins que vous vous promettiez. Ainsi je n'ai pas cru devoir entretenir ce commerce ; aussi bien seroit-il inutile , votre pensée étant de ne jamais rien entreprendre si l'on ne vous attaque, et ceux qui ne vous aiment pas étant trop habiles pour le faire lorsqu'ils vous croiront en état de leur résister. De plus, la différence de vos religions , pour lesquelles vous êtes zélés tous deux, fait que difficilement vous accommoderiez-vous bien ensemble. Enfin j'ai donné beaucoup d'assurance d'amitié de votre part, et ai rompu adroitement la négociation oij l'on me vouloit en-

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