I. Dans la nuit du j au 6 janvier
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qui y aura beaucoup de crédit, et qui ne s'en servira pas à mon avantage '; à quoi je pourrois ajouter que c'étoit rentrer de bonne grâce auprès de la Reine -, à qui j'étois quand je suis sorti de la Cour. Mais quand je pensai que ce que je ferois par devoir seroit attribué à intérêt, et que ceux qui ne m'aiment point publieroient que je suis allé à la Cour à cause des intelligences que j'y avois conserv^ées, je vous avoue que la* considération de mon honneur l'emporta sur toutes les autres, et que je fis dessein dès lors de demeurer ici volontairement, et de chercher les moyens d'y servir. Depuis, M. de Longueville y étant entré avec M. le prince de Conti, je hasardai de voir le premier, avec qui l'on m'avoit fait croire que je n'étois pas bien , et, m'étant offert à lui, il a si bien reçu ma bonne volonté que j'espère qu'il me donnera de l'emploi, s'il fait quelque chose. Je souhaiterois fort qu'il allât en Normandie , tant parce que je l'y servirois plus utilement qu'à Paris, qu'à cause que je ne serois pas obligé d'y voir des gens que vous savez. Toutefois, quoi qu'il en puisse arriver, mon dessein est de le suivre et de n'abandonner point ses intérêts , tant que cette affaire durera ; et ce qui m'y engage encore plus est que j'ai vu madame de Longueville ', qui , bien loin de me don-