‹ MémoiresChapitre 7 sur 168 · Voir la Préface · texte numérisé non relu

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envers Nicolas de Campion ', mon cadet, qu'elle destinoit à l'état ecclésiastique , lorsqu'il parvint à l'âge convenable pour profiter des études , retenant auprès d'elle ses deux filles-, sans les mettre au couvent , dans l'idée, comme il étoit vrai, que par ses bons soins et ses lumières elle réussiroit mieux à leur donner une éducation assortie à leur condition que la meilleure maîtresse de pensionnaires. A mon égard, comme elle souhaitoit que je prisse le parti des armes, et que ses facultés ne lui permirent pas de faire tant de dépenses à-la-fois , elle s'appliqua seulement à me faire apprendre à bien lire , à bien écrire, et à ne me donner, pour me servir de lecture, que des livres capables de me former l'esprit et de m'inspirer de bons sentimens.

Les Vies des Hommes illustres de Plutarque fut le premier ouvrage qu'on abandonna , s'il est permis de parler ainsi, à ma discrétion; et quoique, selon les apparences, il ne dût pas tout-à-fait convenir à mon âge, j'y pris néanmoins tant de goût que je ne l'ai point perdu depuis. J'avoue même que je dois tout ce que

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