LETTRE DE LA VEOVB PI6ALLE
réussirait beaucoup mieux que moi à l'y déterminer. Dans le cas où le jeudi 27 conviendrait à Monsieur le Controlleur général plutôt que le samedi 29, nous ferons en sorte d'être prêts pour ce jour là.
Je vous remercie beaucoup , Messieurs » de l'argent que vous m'avez fait tenir. J'en avais un très-grand besoin pour avancer vos ouvrages. La satisfaction que vous paraissez avoir du choix que vous avez fait de moi pour l'exécution de votre monument, est pour moi la récompense la plus flatteuse et l'eguillon le plus fort pour m'engager à redoubler d'attention et de travail jusqu'à ce que je l'aie conduit à son entière perfection.
J*ai l'honneur d'être avec respea ,
Messieurs ,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur ,
PiGALLE.
Messieurs ,
Permettez-moi de vous importuner; je sais que votre temps est précieux , aussi je vous promets de n'en pas abuser. Je ne puis cependant m'empêcher de parler , les circonstances m'en font un devoir.
Je suis créancière de la ville de Reims d'une rente viagère de 3200 %. Cette rente n'est pas une grâce , une pension ; elle fait partie du prix des ouvrages que M. Pigalle. mon mari, a fait dans votre ville. Il lui restait dû 40000 ft. ; j'en ai consenti l'aliénation moyennant ces 3200 tt. de rente viagère sur ma tête. Voilà