‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 35 sur 35 · EXPLICATION DES GRAVURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES GRAVURES

Plan dn eknr de l'église de Saint-Pair, en 1875.

Ce sanctuaire, qu'on a considérablement modifié depuis vingt ans, se composait de trois travées qui existent encore. Dans la première, qui se terminait avec le chevet ou pignon oriental, se trouvait l'autel majeur et le chancel fermé par une balustrade. La porte de la sacristie est à gauche et immédiatement au-dessous des balustres. Dans la seconde travée, en se dirigeant vers l'ouest on voit les substructions de la basilique du Vie siècle, remontant à saint Paterne ou Pair. C'est une abside semi-circulaire, qui était probablement encore debout au XI© et au commencement du Xlle siècle. Ses murailles latérales se perdent sous les constructions du Xlle siècle. La troisième travée, qui finit le chœur actuel à l'occident, renferme les tombeaux des saints. Ce n'est pas la partie la moins intéressante. Le chœur actuel s'étend moins à l'ouest que l'ancien. En 1131, on éleva un nouveau clocher. Pour donner une longueur plus considérable à la nef, on creusa les fondations dans le vieux sanctuaire du Vie siècle, qu'on se proposait d'agrandir vers l'orient. Cet envahissement ne nous permet plus de préciser la grandeur du sanctuaire primitif qui devait comprendre l'espace occupé par la tour aauelle. En creusant les fondations de cette tour, les ouvriers, qui ignoraient l'existence de tombeaux dans cet endroit, crevèrent celui de saint Gaud au nord, et celui de saint Aroastre au midi. Il devait en être ainsi quand on jette un coup d'œil sur le plan.

Au milieu de l'ancien sanctuaire, vers l'abside semi-circulaire, se trouvait le tombeau de saint Paterne, ayant à sa droite celui de saint Sénier et à sa gauche celui de son ami saint Scubilion, comme nous l'apprend Guillaume de Malmesbury. Le petit autel du moyen-âge devait être en avant de ce tombeau central, puisque l'histoire de l'invention de saint Gaud nous apprend que les enfants jouaient derrière cet autel, au fond de l'abside. Au Xlle siècle, c'est-à-dire peu de temps après la construction du clocher, le vieux sanctuaire devenu trop court fut détruit et rasé, pour élever celui dont nous donnons le plan. Les tombeaux de saint Pair et de saint Scubilion ayant été trouvés vides et en partie démolis, on les déposa sur les vieux murs du Vie siècle.

Plus tard, à l'endroit où reposait primitivement le glorieux Paterne, on érigea un mausolée comprenant deux nouveaux cercueils en granit, l'un pour

saint Pair et l'autre pour saint Scubilion ; puis on y plaça les reliques qui étaient revenues de leur longue périgrination . Au-de ssus des tombeaux on sculpta les effigies des deux saints, et à leur tête fut construit un petit autel pour rappeler l'ancien.

Le tombeau de saint Sénier, bien conservé, resta à sa place, ainsi que celui de saint Aroastre reposant en entier dans son cercueil de pierre, mais dont la longueur n'est plus la même. En 1853, ce qui restait du tombeau de saint Gaud fut déplacé de quelques mètres et mis dans une chapelle élevée en face de l'ancienne sépulture.

Les substructions du Vie siècle sont teintées en noir. La tour est représentée par les hachures croisées. Le reste est des XlVe et XVe siècles, sur des fondations des Xlle et XlIIe siècles.

L'apparltiOB de saint lieliel à saint Anbert, pwe t W Me.

Le sommet de cette gravure, avec ses aedicules, représente la Jérusalem céleste. Au centre, la chambre épiscopale. Une porte s'ouvre à l'ouest, sur le Mont-Tombe. Saint Aubert apparaît sur un lit de repos, muni de ses vêtements, comme les anciens moines. Il porte le paîlium antique et réfléchit sur l'œuvre qu'il va entreprendre. Saint Michel descend des cieux et vient toucher le saint à l'endroit même où l'on voit sur son chef une perforation attribuée à l'Archange. De la main gauche saint Michel indique à saint Aubert l'endroit où il doit se rendre pour commencer le travail. Le lit, le coussin historié sont curieux et finement rendus. Le contour et la richesse des vêtements rappellent l'art bizantin.

Dans la partie inférieure du tableau on aperçoit le monastère bâti par saint Aubert. Il est entouré d'une muraille crénelée qui remémore celle que fit élever le duc Richard 1er, en 966. Le portique ou l'entrée principale de forme cintrée, au fi-onton orné de niches romanes, est surmonté d'une croix et d'une colombe. La basilique ronde se montre au centre avec une toiture semi-sphérique. Les aedicules qui se groupent autour sont couverts de tuiles imbriquées. A toutes les ouvertures on distingue des personnages jouant de différents instruments, parmi lesquels on peut citer le violon, la flûte ou chalumeau, le saxophone, le tambour, les trompettes, les cornets et les instruments à cordes.

Les personnages, y compris saint Michel et saint Aubert, sont au nombre de seize, pour rappeler le 16 octobre, jour de l'apparition, et les instruments dont ils jouent témoignent de la joie qui règne sur la terre et dans les cieux. Ce grand jour, déjà si célèbre au temps de Charlemagne, est souvent rappelé dans notre belle épopée firançaise La Chanson de Roland.

Les teintes noires représentent For qui fait ressortir les traits de la gravure, d'une beauté qui n'a pu être rendue dans un si petit cadre, mais qu'on peut admirer dans le brillant Cartulaire du Mont Saint-Michel conservé dans la bibliothèque d'Avranches, sous le n» 210.

Plan de la hasilipe soaterraiiie dn lOBt SaisMiehel û se imnlt

jadis la basilipe bâtie par saint AiAert.

En 1775, lorsqu'on résolut d'abattre trois travées de la nef du Xle siècle, les tours et le porche de l'ouest qui menaçaient de s'écrouler, l'ingénieur Fontiac, sur l'ordre de Louis XVI, leva trois plans royaux qui sont les plus complets que nous connaissions. Avec eux on peut facilement comprendre les anciennes divisions de l'illustre monastère. Le deuxième plan de Fontiac que nous donnons, à une échelle cinq fois moins grande que celle de l'original, explique facilement tout cet immense labyrinthe sur lequel on a dit et on répète encore tant d'erreurs. Suivons les numéros : 1° Chambre entre les deux tours du donjon muni, dans la partie supérieure, de créneaux et de canons. Cette chambre est au-dessus de l'arsenal et de la herse située elle-même au-dessus des degrés de la porte d'entrée. — 2° Chambre du gouvernement au-dessus du corps-de-garde. — 3° Les trois premiers numéros portant le chiffre 3, sont les chambres des Exilés ou des victimes des lettres de cachet, inventées sous Louis XIII ; elles sont situées au-dessus du rez-de-chaussée de la tour carrée de Pierre Leroy, servant de prison, de la cave du gouverneur et du magasin aux boulets. Les quatre derniers numéros portant également le chiffre 3 sont encore des chambres d'exilés au-dessus du grand magasin à poudre et des caves de l'abbatiale (deux étages superposés). — 4° Le Grand-Œuvre ou les Gros Piliers supportant le chœur de l'église supérieure. — 5° Pont en pierre mettant en communication le Grand-Œuvre et l'Exil, au-dessus des degrés conduisant à l'église angéUque. — 6° Gterne de la ville, contenant 2,900 pieds cubes. — 7o Ancienne chapelle Saint-Martin, sous le transsept méridional de l'église supérieure ; elle fut convertie en moulin à cheval. — 8° Citerne du réfectoire, contenant 2,520 pieds cubes d'eau. — 9» Souterrain sous l'esplanade du Saut- Gautier, en Êice du grand portail de l'élise supérieure et de l'entrée de l'abbatiale. C'est dans ce souterrain que se trouve actuellement la roue montant jadis les provisions. — 10» Ancienne chapelle Saint-Etienne servant de péristyle à la chapelle de Notre-Dame et de Saint-Aubert-sous-Terre-

f Chapelle de Notre-Dame et de Saint-Aubert-sous-Terre, formant deux nefs et quatre travées. La troisième nef est occupée par le numéro 15. La petite nef de la chapelle possède un bel escalier par où les pèlerins descendaient de

rëglise supérieure dans la chapelle vénérée de Notre-Dame. Cette chapelle occupe l'emplacement de Téglise bâtie par saint Aubert dans les entrailles du rocher où nous indiquons une croix. Les piliers qui divisent les deux nefe ont des chaînes de briques et les cintres des arcades ont également des briques rouges. Cette chapelle est ce qui existe de plus ancien dans le Mont Saint-Michel. Entre le souterrain de la roue et l'endroit où s'élevait l'église de saint Aubert existe un long passage qui se termine au rocher. On y a trouvé des degrés montant au cloître du Ville et du Xe siècles.

La chapelle de Notre-Dame-sous-Terre fut ruinée en grande partie quand, en 1777, on résolut de détruire une partie de la nef supérieure. La travée dans laquelle ouvre le grand portail de la basilique, sur le Saut-Gautier, reposant encore sur les voûtes de Notre-Dame-sous-Terre, on fit une maçonnerie en dessous qui anéantit la travée de l'église souterraine où s'élevait l'église du Ville siècle. Le bel escalier venant de l'église supérieure, comme celui de la Confession de Saint-Pierre à Rome, disparut. Plus tard, sous le régime de la prison centrale, on creva le mur septentrional de Notre-Dame-sous-Terre et on ouvrit une porte en face de celle qui communique au midi avec la» chapelle Saint-Etienne. C'est dans cette chapelle de Notre-Dame-sous-Terre que se trouvait l'autel en marbre vert de saint Aubert, et qu'on inhumait, sous les fortes voûtes cintrées, de pieux et savants moines. Dans les convois funèbres on sortait de l'église supérieure par la porte qui conduit au cloître ; on descendait l'escalier du numéro 46, le grand corridor du numéro 14, et on se rendait à Notre-Dame par le passage qui existe entre les numéros 15 et 16. On pouvait également descendre par l'escalier de la chapelle Notre-Dame, et non, comme le disent encore les guides, par une ouverture pratiquée dans la voûte. La vierge noire était dans cette chapelle.

11° Chambres du rez-de-chaussée de l'Hôtellerie, au-dessus de la salle où se trouvait la roue pour monter les provisions, en 1777. — 12o Cachots audessus des in pace et des trappes pour y descendre. — 13° Cage de fer remontant à Louis XI, au-dessus du vestibule des in pace, ou des cachots monastiques, construits au Xlle siècle. Le plan de la cage de fer est indiqué. — 14° Escalier en bois pour descendre aux in pace et à l'ancienne roue. — 15° Souterrain occupant la troisième nef de l'église souterraine et servant de cachette pour les saintes reliques pendant les guerres. Les trésors des cathédrales de Dol, de Saint-Malo, de Bayeux, de Coutances et d'Avranches, y furent déposés à différentes époques. — 16o Galerie dite le Promenoir; au-dessus est l'ancien dortoir des moines longeant la basilique au nord, désigné plus tard sous le nom de Salle de Souvré, détruite en partie en 1778 ; au-dessous de ce numéro 16 est une crypte ou cave à cidre, faussement appelée aujourd'hui la Crypte de l'Aquilon. — 17» Prisons des fous ; elles furent détruites en 1778. — 18o Anciennes fosses des lieux d'aisances. — 19o Ancienne fi-uiterie, jadis

le péristyle de Notre-Dame-des-Trente-Cierges. - 20> Notre-Dame-des-Trente- Cierges ou la véritable Crypte de l'Aquilon. Elle est au-dessous du transsept septentrional de Téglise supérieure. — 2io La Salle des Chevaliers depuis Tins* titution de Tordre Saint-Michel, par Louis XI ; au-dessous les Montgommeries, ainsi appelées depuis Tattaque infructueuse de Montgommery, en 1590 ; audessus se trouve le beau Qoître, du XIII* siècle, comme la Salle des Chevaliers. — 22o La citerne de la cuisine. — 23o La cuisine du réfectoire, avec ses fourneaux. — 24o Le Réfectoire des Moines, depuis que la belle salle audessus, qui était l'ancien réfectoire, est devenue dortoir et le vieux dortoir la Salle de Souvré ; au-dessous du nouveau réfectoire est la Salle d'Aumône, à la suite des Montgommeries. — 25o Caveaux longeant la cuisine et une partie du réfectoire ; ils sont au-dessous des escaliers de la Porterie montant au Qoître, au Dortoir et à l'ancienne bibliothèque. — 26° La Dépense, au-dessous du logement du Suisse, de la Salle de Compagnie où l'on recevait les étrangers de distinction, et qui jadis était une chapelle consacrée à sainte Made- Une. — 27° Jardin du dépensier, à la suite de la Dépense. — 28° Escalier à l'extrémité de la Salle des Chevaliers et montant au scriptorium et au Chartrier. — 29o Escalier conduisant du Corps-de-Garde à la Porterie et à l'^^lise souterraine. — 30> Jardin du Suisse, entre l'escalier et l'abside de l'église souterraine. Ce jardin et l'escalier sont soutenus par une muraille antique, qui faisait sans doute partie de l'enceinte fortifiée construite par le duc Richard I^r, au commencement du Xle siècle. — 31o Passage*allant du Corps-de-Garde dit aussi Belle-Chaise et Donjon, à l'ancienne Aumônerie, sous le réfeaoire. — 32o La Tour des Corbins desservant les appartements de la Merveille, qui comprend toutes les salles au-dessus et au-dessous de la Salle des Chevaliers et du Réfectoire. — 33° Le sommet central du rocher sur lequel reposent deux travées de l'église supérieure, la tour et une petite partie du chœur.

Le loiit SaiDt-Hiehel, m temps de Saint Aoliert.

lo Le no 1er représente la basilique ronde bâtie par saint Aubert. Elle est surmontée d'une croix et d'une colombe. A gauche est le long portique plus grand que la basilique elle-même. Des colonnes soutiennent un fronton grec. Près de ce portique, toujours à gauche, apparaissent deux petits aedicules. Le premier, le plus près de l'église, représente la cellule ou chambre du chanoine Besnier où, pendant plus de quarante années, reposa le corps de saint Aubert. La maisonnette qui est contiguê à la première est la cellule choisie par l'abbé bénédictin, pour garder l'église. En se dirigeant vers l'ouest, le sol change de niveau et on y descend à l'aide d'un escalier. On se trouve alors dans une cour

entourée de bâtiments où résidaient les chanoines de saint Aubert, où habitèrent plus tard les moines bénédictins.

En face du portique est l'escalier des Grands Degrés. Au bas de ces marches on aperçoit la chapelle Saint-Etienne, à gauche. Au haut de ces degrés est une petite esplanade. Un nouvel escalier se présente au midi, longeant la basilique et conduisant sur le sommet de la montagne, où se trouve le Cloître et la Tour de THorloge, comme au Mont-Gargan.

Au-dessous de ce pic central et au bas des Grands Degrés commencent les maisons de la ville haute, qui descend par deux voies principales à l'église Saint-Pierre qui porte le n© 2. Cette église apparaît avec sa petite tour, son bas-côté et une absidiole renfermant l'autel de Notre-Dame. Cet autel correspond avec celui de Saint-Jean, situé au nord, près du chancel.

Le no 3 représente la chapelle Saint-Symphorien. C'est ce qui reste encore, avec la chapelle Saint-Etienne, de l'abbaye de Mandane ou du Mont-Tombe, fondée au Vie siècle par saint Pair et saint Scubilion. Au bas de la chapelle Saint-Symphorien existe une petite fontaine du même nom. La source que fit jaillir saint Aubert est au nord, en face de la basilique du Ville siècle et au pied de la montagne.

La nef du Xle siècle, due à l'abbé Hildebert II, apparaît pointée, au-dessus de l'église bâtie par saint Aubert. La tour de Bernard-le- Vénérable, du Xlle siècle, s'élève en grande partie sur le Qoître et la Tour de l'Horloge. Le merveilleux sanctuaire des fl'Estouteville et des de Lamps, du XVe siècle, occupe l'autre petite partie du Qoître et s'étend ensuite au-delà du sommet central, où il forme le choeur souterrain ou la crypte des Gros-Piliers, dite aussi, comme toute l'abside, le Grand-Œuvre.

le M de saint AHbert.

Ce chef est presque complet. Les dents, le maxillaire inférieur font seuls défaut. Cette tête, en dehors de son caractère de sainteté et de la vénération dont elle a été l'objet depuis plus d'un millier d'années, est très intéressante à étudier, non seulement par la beauté de son galbe, mais à cause de la merveilleuse ouverture qu'elle présente et qui est attribuée à saint Michel. Les médecins du Moyen-Age, comme les docteurs modernes, n'ont pu l'expliquer qu'en l'attribuant à une cause miraculeuse. Le docteur Houssard a prouvé que le trépan n'était pas en usage au Ville siècle et qu'on n'avait pu s'en servir pour faire cette ouverture. On distingue aussi sur ce crâne plusieurs protubérances où les phrénologues placent communément la bienveillance, la vénération, la fermeté, la causalité, l'espérance, l'habitativité et l'imitation. L'ouverture du pariétal droit est sur les saillies fort prononcées de la conscientiosité et de l'approbativité.

V (bis)

Serment de seipeors tenant le bras de saint Anbert.

Deux gravures du Xlle siècle, dans le Cartulaire du Mont Saint-Michel, représentent des donateurs jurant par le bras de saint Aubert : per brachium sancH Auberti.

La première de ces gravures est un extrait de celle qui représente Richard II, duc de Normandie, donnant au Mont Saint-Michel le monastère et la baronnie de St-Pair, vers 1022. Le pape Benoît VIII, le roi Robert-le-Pieux et le duc Richard, déroulant un parchemin que reçoit Tabbé Hildebert II en présence de ses moines, sont représentés dans ce tableau. A gauche une porte s'ouvre et un seigneur apparaît. Il tient à nu un humérus de saint Aubert et confirme ainsi la donation en présence de trois témoins laïques.

La deuxième gravure rappelle Gautier du Mont-Saint-Jean, dit le Riche « dives vocitor » (canton de Sillé-le-Guillaume, arrondissement du Mans). En revenant de Rome, Gautier est tombé gravement malade. Un de ses amis Tengage à se recommander à saint Michel. Le riche seigneur promet alors de donner à l'Archange ses vignes de Sillé, s'il recouvre ses forces. Son vœu est à peine fait qu'un ange semble lui annoncer sa guérison. Il envoie alors son sénateur ou intendant Martin au Mont Saint-Michel. Gautier apparaît comme malade sur son lit de repos et le front ceint d'une courbnne de comte. Martin, à genoux devant l'image de saint Michel, tient le bras de saint Aubert qu'il appuie sur un petit autel carré et, en présence de deux témoins, jure que la donation de son seigneur est irrévocable et à perpétuité.

le ebâtean d'Avranehes et la porte Bandange oii saint Aniiert

périt nne naralydijoe.

1° Fossé plein d'eau. — 2° Première porte dite de Notre-Dame ou de la Vierge. On voit la chaîne et le levier à l'aide desquels on levait et abaissait cette porte. — 3° Le pont à la Vierge formé de trois arches. Le sommet de ce pont porte encore les cicatrices du siège de 1590. — 4o Le pont-levis qui s'élève et s'abaisse sur le fossé, à l'endroit où se termine le pont à trois arches. C'est à gauche, à l'entrée du boulevard, que se trouve la seconde porte de la ville. — 5o Le boulevard. C'est un ouvrage avancé pour défendre la troisième porte, dite Baudange. Les hautes murailles de ce boulevard protègent une petite rue de dix ou douze maisons. Au-dessous des habitations existe un souterrain, sorte de batterie couverte, avec meurtrières. Cet ouvrage du XVe siècle a été

Page 1