PARIS
Mon Dieu! qye:[ pitié De vostre pauvre France, Vous priant d'amitié Pardonner les offenses Au peuple sans doutance, Qui est du tout ruïné!
Vous priant d'espérance NoiêS vouloir pardonner !
Ne permette^ aussi Que tous ces Hérétiques, Qui sont hommes transis, Supposts des Politiques, Veulent par P Hérésie Abolir nostre Iqy, Faisant, par tyrannie.
Mourir gens de lafoy.
L'exemple et lefaict En est bien d'aparance^ Le monstrantpar effect.
Au royaume de France, En la ville notable Grand' cité de Paris, Ils ont fait exécrable Mourir hommes déprix.
Est-ce pas cruauté If affamer telle ville?
Est-ce pas cruauté De prendre aussi les vivres?
Et puis, par leur grand* ire, Fai[ré\ coutelacer
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Ceux qui les apportais :
Ils estaient massacre^.
Las ! ils ont fait mourir.
Dans Paris, noble ville.
Et de faim fait languir Hommes, femmes étoiles, Encores plus de dix mille, Sans les pauvres enfans Qui mouraient aux mamelles Des mères languissans.
Fin,
CHANSON NOUVELLE
DE LA FINESSE DU JACOBIN Sur un chant nouveau , etc.
Placard pet. 10-4, à 2 col., sans date, ni nom de lieu- et d'imprimeur.
Il sortit de Paris Un homme illustre et sainct, De la religion Des frères Jacobins...
Tu ne Ventenspas, le latin.
Qjii portait une lettre A Henri le vaurien. Il tira de sa manche Un couteau bien à painct...
Tu nfi tentens pas, le latin.
a64 PIERRE DE L'ESTOILE iSgl
Dont il frappa Henry, Au dessous du pourpoint.
Droit dans le petit ventre^ Dedans son gras boudin....
Tu ne Ventens pas, le latin.
Alors il s'escria :
c O meschant Jacobin !
c Pour Dieu ! qu'on ne le tue, « Qu'on le garde à demain..,. »
Tu ne l'entenspas, le latin.
Voiçjr venir la garde, Ayant Fespée au poinct.
Qui, d'une grande rage, Tua le Jacobin...
Tu ne l'entenspas, le latin.
Le président Laguel, A r instant il fut pris, Disant : « FaicteS'tnoy pendre, « Sijamaisfen sceus rien!... »
Tu ne Ventens pas, le latin.
Henry, fort affaibli.
Il demanda du vin, Manda VApoticaire, Aussi le Médecin...
Tu ne Ventens pas, le latin.
Luy, ordonne un clistère, Disant : a Las! ce n'est rien. »
Dict : « Allei-moy quérir « Ce Biernois genin... »
Tu ne rentens pas, le latin.
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Quand il fut arrivé^ A pleurer il se prist :
« Hé! mon frère, mon frère, a Pour Dieu, n*y plore\ point!,,, »
Tu ne Pentens pas, le latin.
il Je vous laiss* ma couronne^ a Mon royaume en vos mains, <f Pour prendre la vengeance « De ce peuple inhumain,,. »
Tu ne Ventenspas, le latin.
En disant ces paroles, Luciabely vint, Avec sa compagnie, Qui remporte au matin.,.
Tu ne Ventenspas, le latin.
Pour servir compagnie A sa mère Catin, Vous ave\ veu la vie.
Vous en voye\ la fin,,.
Tu ne rentens pas, le latin.
Nous prierons Dieu, pour l'ame
De l'heureux Jacobin,
Qu'il reçoive son ame
En son trosne divin.
Tu ne Ventenspas, la, la, la, Tu ne Ventenspas, le latin!
Fin.
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