C. XXXVIII
tretenant ce qui passe avec le temps. Le Prince remarqua le génie conservateur d'un peuple qui ne laisse rien périr, qui remet à neuf ses vieux monumens, et rétablit avec soin jusqu'à la pierre tombée d'une ruine. Les maisons de campagne dont l'Angleterre est semée , attirèrent l'attention de l'illustre voyageur. Les unes lui offroient
( "7 ) d'élégantes villa, bâties sur le modèle de IrePAhr. quelques monumens de l'Italie ou de la Lw. in. Grèce , et dans lesquelles demeurent oubliés les tableaux des plus grands maîtres ; les autres lui présentaient le modèle de ces vieux châteaux décrits par les romanciers : ici des obélisques, des colonnes, des statues enlevés aux débris de Tentyra , de Palmyre et d'Athènes ; là des pagodes indiennes, des armures d'anciens chevaliers, des arcs et des flèches de sauvages , apportés par le capitaine Cook ; à Hamptoncourt , les portraits des maîtresses de Charles II; à "Windsor, les souvenirs de cette comtesse de Salisbery quiféritle Roi Edouard d'une FroissardL étincelle de fine amour au cœur. M&r le duc de Berry trouva à Glascow la littérature des Bardes, à Oxford celle d'Homère et de Virgile , à Cambridge les sciences de Newton. Enfin le Prince visita tous les monumens publics depuis cet hôpital de Grceu-
Ire Part, wich où le matelot regrette les tempêtes , Liv. III. jusqu'à cette abbaye de Westminster où dorment en paix les souverainetés du trône et du génie. Parmi tant de noms gravés sur tant de sépulcres , le Fils de France lut avec attendrissement les noms de quelques Français encore exilés parmi ces morts.
Ire Part,
Liv. m.