‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 10 sur 334 · Dans le manuscrit, 29 a été corrigé en · texte numérisé non relu

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3. Charlotte de Savoie, mariée à Louis XI en 1431, morte le 1" décembre 1483, à trente-huit ans.

6. Marguerite de Savoie, sœur aînée de Charlotte, épousa : 1° Jean Paléologue, marquis de i\k)ntferrat ; 2° Pierre de Luxembourg, comte de Saint-Pol. Elle mourut en mars 1483, et son second mari en octobre 1482.

7. Pierre de Luxembourg avait eu plusieurs fils, morts jeunes, et deux filles, i\Iarie et Françoise, qui survécurent à leurs parents et fiu-ent réintégrées, en 1487, par le roi Charles VIII, dans les immenses possessions du connétable. Françoise étant morte sans enfants de son union avec Philippe de Clèves, comte de Rawestein, Marie resta seule héritière, comme le dit Saint-Simon. Elle avait épousé: 1° Jacques de Savoie, son,

de Bourbon, comte de Vendôme, dont elle eut le premier duc de Vendôme^

Antoine, le second, fit la branche de Brienne, où on va revenir, et Charles■^ le troisième fils, fut évêque-duc de Laon.

Cet Antoine^ fut comte de Brienne, père de Charles*, et celui-ci^ d'Antoine", qui, de la seconde fille de René, bâtard de Savoie' et frère bâtard de la mère de François I"^, qui le fit grand maître de France et gouverneur de Provence, eut deux fils : Jean, comte de Brienne, et François, qui fut fait duc de Piney. La sœur aînée de leur mère^ avoit épousé le célèbre Anne de Montmorency*", depuis connétable et duc et pair de France.

oncle, comte de Roinont, mort !le 30 janvier i486; 2° le 8 septembre 1487, François de Bourbon, comte de Vendôme, bisaïeul du roi Henri IV. Elle mourut le i*"" avril 1346. Elle portait les titres de comtesse de Saint-Pol, de Conversan, de Marie et de Soissons, dame d'Eughien, etc.

1. Charles de Bourbon, né en 1489, créé duc de Vendôme en 1544, et mort le 2o mars 1337.

2. Nommé évêque en 1473, à vingt-six ans, et mort le 23 janvier 1309.

3. Antoine de Luxembourg, comte de Brienne, de Roussy et de Ligny, chambellan de Louis XII, fut rétabli dans ses biens patrimoniaux en 1304. Il n'eut de fils que de son second mariage avec Gillette de Coëtivy, fille du sénéchal de Guyenne.

4. Mort le 10 décembre 1330, marié à Charlotte d'Estouteville. 3. La syllabe ci a été ajoutée au-dessus de la ligne.

6. Antoine II, qui fut colonel des légionnaires de Champagne; mort le 8 février 1337.

7. René, fils légitimé de Philippe l", duc de Savoie, et pourvu du comté de Villars en apanage, servit Louis XII et François I^"", et mourut à la suite de la bataille de Pavie. Il avait épousé, en 1301, Anne Lascaris, comtesse de Tende.

8. Louise de Savoie, épouse de Charles d'Orléans, comte d'Angoulème, morte en 1331.

9. Mère corrige père. — Madeleine de Savoie, fille de René, bâtard de Savoie, mariée le 6 janvier 1326, fut première dame d'honneur d'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX, et mourut en 1386.

10. Connétable en 1338, duc-pair en 1331, mort le 12 novembre 1367, à soixante-quatorze ans.

De Jean, comte de Brienne, et d'une fille de Robert de la Marck IV', maréchal de France, duc de Bouillon, seigneur de Sedan, un fils et une fille ^. Le fils fut Charles^, comte* de Brienne, qui, en 1583, épousa une sœur du fameux duc d'Épernon^ qui le fit faire duc à brevet" en

•I. Jean de Luxembourg avait épousé Guillemette de la Marck, fille de Robert IV, cnpitaine des Cent-Suisses de François I" en 1543, maréchal de France en 1547, titré duc en 1552, et mort en 1556. Le comte de Brienne mourut le 1" juillet 1576.

2. On verra, dans l'alinéa suivant, qu'il y avait deux filles.

3. Charles de Luxembourg, second du nom, gouverneur de Metz, mourut le 18 février 1608, à l'âge de trente-six ans, sans laisser d'enfants d'Anne de Nogaret de la Valette, morte en 1605.

4. Le mot comte commence par un d changé en c. A la suite, 1583 a été substitué à 1597.

5. Jean-Louis de Nogaret, duc d'Épernon, né en 1554, mort en 1642. Pair de France, chevalier des ordres , colonel général de l'infanterie, amiral, gouverneur de plusieurs provinces, etc., il est bien connu pour la faveur dont il jouit sous Henri III, et surtout pour son rôle équivoque pendant la Ligue et sous les deux règnes suivants.

6. Saint-Simon revient un peu plus loin (p. 38) sur les ducs à brevet, et il expliquera plus tard (tome X, p. 388 et suivantes) quelles étaient les différentes sortes de duchés ; en voici l'énumération d'après VÉtat de la France de 1694 (tome II, p. 40-42) : « Il faut savoir que, des ducs et des pairs, ou des ducs et pairs tout ensemble, il y en a de cinq ou six sortes. 1° Après les six anciens ecclésiastiques, ducs et pairs, ou comtes et pairs, qui tiennent le premier rang, nous mettrons en second lieu : 2"^ les ducs et pairs vérifiés au Parlement comme ducs et comme pairs ; 3° les ducs vérifiés simplement comme ducs au parlement de Paris ; par exemple, M. de Rouannez la Feuillade, de la maison d'Aubusson, M. de Chevreuse, M. de Beaufort-Montmorency, et plusieurs autres; 4° les ducs, ou les ducs et pairs vérifiés comme tels à d'autres parlements qu'au parlement de Paris (lequel seul est la cour des Pairs), comme Longueville, Estouteville, Villars, Pont-de-Vaux et Carignan ; 5° les ducs et pairs par lettres du grand sceau lesquelles ne sont encore vérifiées en aucun parlement ; — quelques personnes qui ne sont pas princes ni princesses, et que le Roi fait jouir des honneurs du Louvre, qui ont l'entrée au Louvre en carrosse et le tabouret pour leurs femmes chez la Reine et chez Madame la Dauphine, sans avoir de duché ni lettres de duché; 6° enfin les ducs et pairs à brevet, comme à la maison de Clermont-Tonnerre. Il y auroit encore quelques ducs de création étran-

1587 ; il fut chevalier du Saint-Esprit en 1597, le sixième après deux ducs et trois gentilshommes', et mourut sans enfants en novembre 1605'^; ainsi finit sa branche, et il étoit fils unique du frère aîné du premier duc de Piney.

Il faut remarquer que ce duc à brevet de Brienne avoit deux sœurs^, toutes deux mariées deux fois : l'aînée, à* Louis de Plusquellec, comte de Kerman en Bretagne, puis à Just de Pontallier, baron de Pleurs^; la cadette, à Georges d'Amboise, seigneur d'Aubijoux et de Casaubon*', puis à Bernard de Béon, seigneur du Massez, gouverneur de Saintonge et d'Angoumois'; elle mourut avec posté-

gère, au Comtat d'Avignon ou en Italie, auxquels le Pape ou autre prince étranger a donné cette qualité. » Les titres de duché, avec ou sans pairie, vérifiés par les cours souveraines, étaient héréditaires de mâle en mâle ; mais les duchés-pairies pouvaient être transmis par les femmes lorsque cette clause avait été stipulée dans les lettres d'érection. Ib donnaient seuls le droit de siéger et d'opiner au Parlement, à l'exclusion des duchés simples vérifiés. Les duchés à brevet s'éteignaient avec l'impétrant, étant créés par un simple brevet royal qui ne comportait pas la vérification et l'enregistrement; mais le Roi pouvait en continuer la possession à l'héritier, par une autorisation spéciale, ou le renouveler en sa faveur, comme cela se fit pour les Roquelaure.

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