François de Clermont-Tonnerre, évoque de Noyon
5. Les mots : « à notre retour », sont écrits en interligne, au-dessus de : « pendant l'été », bilié.
rAcadéniie
françoisc,
étrangement
moqué
par l'abbé
de Caumartiii,
qui en est
perdu.
[Add. S'-S. 93]
fort tout le monde à ses dépens. On a vu, dès l'entrée de ces Mémoires \ quel étoit ce prélat. Le Roi s'amusoit de sa vanité, qui lui faisoit prendre tout pour distinction, et les effets de cette vanité feroient un livre. Il vaqua une place à l'Académie françoise^ et le Roi voulut qu'il en fût. Il ordonna même à Dangeau, qui en étoit, de s'en expliquer de sa part aux académiciens^. Cela n'étoit jamais arrivé, et Monsieur de Noyon, qui se piquoit de savoir, en fut comblé, et ne vit pas que le Roi se vouloit divertir. On peut croire que le prélat eut toutes les voix* sans en avoir brigué aucune, et le Roi témoigna à Monsieur le Prince et à tout ce qu'il y avoit de distingué à la cour qu'il seroit bien aise qu'ils se trouvassent à sa réception^. Ainsi Monsieur de Noyon fut le premier du choix du Roi dans l'Académie, sans que lui-même y eût auparavant pensé, et le premier encore ® à la réception duquel le Roi eût pris le soin de convier.