Marie d'Orléans-Longueville. Voyez p. 124, note
6. Henri d'Orléans, duc de Longueville, avait épousé en premières noces Louise de Bourbon, fille du comte de Soissons, d'oîi la duchesse de Nemours, et, en secondes noces, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, d'oia le dernier Longueville.
7. Marie de Bourbon-Soissons, née le 3 mai 1606, mariée, le 6 janvier 1625, à Thomas-François de Savoie, prince de Carignan, et morte le 3 juin 1692.
8. Louis de Bourbon, comte de Soissons et de Clermont (1604-1641).
9. Plus connue sous le nom de bataille de la Marfée, 6 juillet 1641.
10. Elle avait sérieusement étudié. Ses Mémoires, qui furent publiés pour la première fois en 1709, sont bien écrits, intéressants, spirituels, piquants, mais entachés de partialité.
11. L'hôtel de Soissons, bâti par Jean Bullant pour Catherine de Médicis, entre les rues des Deux-Écus, du Four, de Grenelle et CoquiUière, avait été acheté en 1604 par Charles de Bourbon, comte de Soissons,
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bonne compagnie ; riche infiniment et vivant très-magnifiquement, avec une figure tout à fait singulière et son habit de même, quoique sentant fort sa grande dame'. Elle avoit hérité de la haine de la branche de sa mère contre celle de Condé^ ; elle s'étoit fort accrue par l'administration des grands biens de M. de Longueville, qu'après la mort de sa mère, sœur de Monsieur le Prince*, le même Monsieur le Prince avoit emportée* sur elle, et Monsieur le Prince son fils après lui. Le testament fait en faveur de M. le prince de Conti ne la diminua pas. Il s'en trouva un postérieur, fait en faveur de Mme de Nemours. Elle prétendit le faire valoir, et anéantir le premier; M. le prince de Conti soutint le sien et disputa l'autre, comme fait depuis la démence : cela forma un grand procès^.
et appartenait depuis 1625 aux Savoie-Carignan et Soissons, qui s'en partageaient l'habitation. Détruit en 1748, puis remplacé par la halle aux Blés, il n'en reste qu'une colonne cannelée, renfermant un escalier avis, qu'on prétend avoir servi aux observations astrologiques de la reine mère.
1. On a de cette princesse un petit portrait gravé, qui la représente dans sa vieillesse, avec des cheveux gris frisés, le front haut, les sourcils très-marqués, les yeux clairs, le nez droit, la bouche fine, la figure traversée par des rides profondes. Au cou, une grande collerette blanche ; sur la tète, une coiffe haute, qui vient se nouer sous la gorge. C'est bien la physionomie de « tourière » que Saint-Simon indique dans un autre endroit des Mémoires, tome V, p. 279.
2. Les deux branches de Condé et de Soissons étaient issues de Louis I" de Bourbon, prince de Condé.