Voyez p
3. La conjonction et l'article : et l\ ont été biffés, puis récrits.
4. Le jeudi 20 janvier 169S; voyez Dangeau, tome V, p. 139-140.
5. Saint-Simon avait d'abord, après ce, écrit il/.; il y a substitué hii (luy), et ajouté ci (cy) en interligne.
6. Le grand écuyer, de la maison de Lorraine. Voyez tome I, p. GO.
7. Pour donner une idée du caractère de ces réunions, très-fréquentes alors, nous reproduirons l'avis suivant, inséré dans la Gazette d'Amsterdam, le 31 mars 169o (p. 104) : « Le mardi 15 février, jour auquel M. le prince de Montauban donne à jouer, il fut pris dans la chambre du jeu deux flambeaux de vermeil doré ciselé, pesant six marcs, marqués aux armes de Guémené et de Nogent. Le mardi suivant, 22, on a encore volé un porte-mouchettes en soleil, les mouchettes tenues par une chaîne, marquées aux mômes armes que les flambeaux. L'assemblée ayant été nombreuse, on ne sait sur qui jeter le soupçon. Ceux qui en pourront découvrir quelque nouvelle, seront récompensés à l'hôtel de ce prince très-honnêtement. » — Ces avis se renouvelaient souvent. Madame a fait une peinture saisissante de la folie dujeu qui régnait partout alors, dans une lettre commençant par ces mots : « La danse est maintenant passée de mode partout. Ici, en France, aussitôt qu'on est
peurs', eut dispute avec un autre sur un mécompte de sept pistoles. Il étoit beau joueur, mais opiniâtre et disputeur, au jeu comme partout ailleurs. Les autres coupeurs le condamnèrent : il paya, quitta, et vint, grommelant contre ce jugement, à la cheminée, où il trouva Roquelaure debout, qui s'y chauffoit. Celui-ci, avec la familiarité qu'il usurpoit toujours et cet air de plaisanterie qu'il mêloit à tout, dit à l'autre qu'il avoit tort et qu'il avoit été bien jugé. Vendôme, piqué de la chose, le fut encore plus de cette indiscrétion, lui répondit en colère et jurant «qu'il étoit un f décideur^, et qu'il se
mêloit toujours de ce qu'il n'avoit que faire. » Roquelaure, étonné de la sortie, fila doux^, et lui dit qu'il ne croyoit pas le fâcher ; mais Vendôme, s'emportant de plus en plus, lui répliqua des duretés, avec une hauteur, qui ne se pouvoient souffrir que par un valet, et dont le ton de voix ne fut pas ménagé. Roquelaure, outré, mais beaucoup trop embarrassé, se contenta de lui répondre que, s'ils étoient ailleurs, il ne lui parleroit pas de la sorte. Vendôme, se rapprochant plus près et le menaçant, répliqua en jurant « qu'il le connoissoit bien, et que là ni ailleurs il ne seroit pas plus méchant. :» Là-dessus, le grand prieur, qui étoit assez loin, s'approcha d'eux, et prit Roquelaure par le bout de sa cravate, et lui dit des choses aussi fâcheuses que celles qu'il venoit d'essuyer de son frère, et* sans altérer un flegme fort à contre-temps. Aussitôt, voilà toute la chambre en émoi. Mme d'Arma-
réuni, on ne fait rien que jouer au lansquenet ; c'est le jeu qui est le
plus en vogue » (Nouvelles lettres, traduites par Brunet, p. 2.)
•1. « On appelle coupeurs ceux qui tiennent les cartes au lansquenet. » Dictionnaire de Trévoux.)
2. Nous ne trouvons ce mot dans aucun dictionnaire du temps; M. Littré n'en cite pas d'autre exemple que celui-ci. De l'adjectif qui précède, il n'y a bien dans le manuscrit que l'initiale suivie de quatre points.
3. « On dit filer doux pour dire : se modérer, se retenir, se comporter avec douceur, avec modestie, avec soumission. » {Académie, 1694.)