‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 182 sur 334 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

3. Ci-dessus, p. 242, note 2. De ce mariage était restée une fille, qui ne mourut qu'en 1696. Saint-Simon a donc tort de dire : « sans enfants. »

4. Claude Érard, né en 1646, et avocat depuis 1664, était aussi renommé pour sa probité que pour son talent. Attaché aux maisons de Mazarin et de Bouillon, il avait prononcé, en 1689, une célèbre plaidoirie pour le duc Mazarin, contre Hortense Mancini, sa femme. Il mourut le 7 janvier 1700. Un recueil de ses principaux plaidoyers a été publié en 1696 et réédité en 1734.

5. Jérôme Bignon (voyez ci-dessus, p. 83, note 4) avait épousé une sœur de M. de Pontchartrain, et c'est cette alliance avec les amis de la famille de Saint-Simon qui l'avait porté à accepter la tutelle spéciale de notre duc, en 1684, comme celui-ci le rappellera encore dans la suite des Mémoires, tome II (édition de 1873), p. 223.

inutile* de Phélypeaux.

avoit* été assez ami de mon père pour, sans aucune parenté, avoir bien voulu être mon tuteur, lorsqu'en 1684 j'avois été légataire universel de Mme la duchesse de Brissac, morte sans enfants et fille unique du premier lit de mon père^. Il avoit été avocat général avec une grande réputation de capacité et d'intégrité, et il l'avoit soutenue toute entière au Conseil. Pontchartrain, contrôleur général et secrétaire d'État, dont il avoit épousé la sœur^, l'aimoit et le considéroit extrêmement, et regarda et traita toujours ses enfants comme s'ils eussent été les siens. Enfin toutes les difficultés s'aplanirent moyennant quatre cent mille livres comptant*, sans renoncer à rien, et des nourritures indéfinies^ à la cour et à l'armée. Trahison Les clioses à ce point*', mais encore secrètes, je crus en

pouvoir avancer la confidence de quelques jours à l'apparente amitié et à la curiosité de Phélypeaux, d'autant plus même qu'il étoit neveu de Bignon. A peine eut-il mon secret, qu'il courut à Paris le dire à la duchesse de Bracciano. J'allai la voir aussi en arrivant à Paris, et je fus surpris qu'elle me tourna de toutes les façons pour me faire avouer que je me mariois. La plaisanterie me secourut un temps ; mais à la fin elle me nomma à qui, et me montra qu'elle étoit bien instruite. Alors la trahison me sauta aux yeux ; mais je demeurai ferme dans les termes où je m'étois mis, sans nier ni avouer rien, et me

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