Lisez : Dunkerque ou Calais
3. Sur ces prises, voyez le Journal de Dangeau, tome V, p. 273 et 293. Le comte de Toulouse, comme amiral, avoit droit au dixième du butin : ses profits de l'année 1693 lui permirent de donner vingtquatre pièces de canon à la ville de Saint-3Ialo et de tenir table ouverte {Mercure, janvier 1696, p. 321-322).
par Ig prince
d'Orange.
Le maréchal
(le Boufflers s'y
jette.
I1695J t)E SAINT-SIMON. 311
armée sous l'électeur de Bavière et sous le comte d'Athlone^ Le maréchal de Villeroy avec la grande armée, le maréchal de Boufflers avec la moindre, le marquis d'Harcourt avec son corps vers la Meuse, et le vieux Montai vers la mer, régloient leurs mouvements sur ceux qu'ils voyoient faire ou qu'ils croyoient deviner. Montai, toujours le môme malgré son grand âge et la douleur du bâton '\ sauva la Kenoque^, et eut divers avantages l'épée à la main, en prit d'autres par sa capacité et sa prudence, et eut enfin Dixmude^ et Deynze^, avec les garnisons prisonnières de guerre.
Après diverses montres** de différents côtés et avoir siège de Namu menacé plusieurs de nos places, le prince d'Orange, qui avoit bien pris toutes ses mesures pour couvrir son vrai dessein et n'y manquer de rien, tourna tout à coup sur Namur, et l'investit les premiers jours de juillet \ L'électeur de Bavière, demeuré au gros de l'armée, l'y fut promptement joindre avec un grand détachement, et laissa le reste sous M. de Vaudémont. Le maréchal de Boufflers s'en étoit toujours douté : il avoit eu soin que la place fût abondamment fournie; il avoit sans cesse