Réception de M. de Vendôme au Parlemenl. (Page
10 juin 1694. — M. de Vendôme fut reçu le 8 au Parlement, comme l'avoit été M. du Maine, et traité de même; mais il n'y avoit que trois ou quatre pairs, .\ussi le Roi ne les avoit-il point fait convier par l'archevêque de Reims, comme il fit pour M. du Maine. M. de Vendôme, avec MM. du Maine et de Toulouse, visita tous les pairs, les présidents et les conseillers, sans faire avertir même aucun de ces derniers, et y alla comme font les pairs lors de leurs réceptions.
80. Mort du prince de Turenne à Stcinkerque. 14 août 1692. — M. de Turenne mourut écrivant à sa maîtresse: ce
qui n'empêcha pas le cardinal de Bouillon d'exiger du P. Gaillard une oraison funèbre, qui eut la complaisance de la faire. Il fut fort regretté de sa famille, dont il avoit tout l'esprit.
81. Réponse insolente du chevalier de Bouillon à son père. (Page 1-29, note I.)
23 décembre 1690. — Le chevalier de Bouillon menoit une vie fort débauchée, et de tout point fort étrange. M. de Bouillon, ennuyé de ses déportements, lui en lit une forte romancine : le chevalier de Bouillon l'écoufa quelque temps, puis lui dit qu'il le trouvoit bien bon de se mettre si fort en peine de sa conduite, et bien plaisant de lui en parler avec tant d'autorité. M. de Bouillon, plus irrité que devant, lui répondit qu'il le trouvoit bien insolent, et s'il n'étoit donc pas son père et en droit de lui parler en père. <f Vous, mon père! lui répliqua le chevalier de Bouillon avec un grand éclat de rire : vous savez bien que non, et que c'est Monsieur le grand prieur; » et enfile aussitôt la porte. Voilà sans doute ce qui le fit envoyer à Turenne, sans que le Roi s'en mêlât.