Le mois a été ajouté. — 3. Ch.-L., dans le manuscrit
plusieurs règnes, est devenu (sic) l'honneur du monde le plus extraordinaire !
lOo. Oraison funèbre du maréchal de Luxemboury. (Page 235, note 3.)
28 janvier 1693. — On ne sait où M. de Dangeau a pris cette approbation du Roi pour faire une oraison funèbre' à M. de Luxembourg. Depuis longtemps cela dépend des familles, et, depuis longtemps, cela est fort prostitué. L'abbé Anselme, qui a souvent prêché des Avents et des Carêmes devant le Roi avec grande réputation, fit, peu de mois avant celle-ci, celle de M. Fieubet, conseiller d'État, et en a fait devant et depuis bien d'autres, ainsi que quantité de prédicateurs.
106. Le maréchal de Villeroij, gouverneur du Roi. (Page 236, note 2.)
28 novembre 1685. — Il y a bien de bons contes de ce bonhomme maréchal de Villeroy, grand courtisan et grand valet. Le Roi, lui parlant des cardinaux, lui demanda certaines choses sur leur rang qu'il ignoroit, et le maréchal répondit qu'il n'en savoit rien aussi, parce qu'il n'en avoit jamais vu que deux, et que ces deux étoient les maîtres. On lui demandoit aussi, pendant la Régence, qui succéderoit à BuUion, surintendant des finances *, qui venoit de mourir. « Je n'en sais rien, dit-il, mais je sais bien que je suis très-humble serviteur de celui qui sera surintendant. » Il versa un soir ce même BuUion, et l'on ne sut jamais qui l'avoit versé qu'après la mort de ce surintendant. C'étoit encore lui qui disoit qu'il falloit toujours tenir le pot de chambre aux ministres tant qu'ils l'étoient, et, quand le pied venoit à leur glisser, le leur verser sur la tête'. — Avec ces maximes, il fut gouverneur du Roi sous le cardinal Mazarin, chef de son éducation, puis maréchal de France, à bon marché, pour la décorer, parce que c'étoit une cire molle, avec bien de l'esprit, entre les mains du premier ministre : cela même le soutint toujours en privance et confiance, et le fit préférer par Colbert, quand il perdit Foucquet, surintendant des finances, et qu'il se le fit sous un autre nom, pour remplir la vaine charge de chef du conseil des finances, qu'il imagina pour fantôme. La susdite direction se tenoit chez lui en cette qualité. Un jour qu'après avoir bien attendu Peletier, contrôleur général, pour la commencer, on lui vint dire qu'il étoit allé à la chasse du lièvre, le bonhomme répondit : « M. Colbert n'en couroit guère, mais il en prenoit davantage. « Il n'auroit pas lâché ce bon mot sur un contrôleur général plus capable ou plus accrédité *. Le connétable de Les-