Du, pour de, dans le manuscrit
4. C'est le second factuni, dont il a été question plus haut, p. 74; M. Mesnard en a donné quelques fragments. Voyez le texte dans le Remeil de fadums et mémoires imprimé en 1710, tome I, p. 94-9o.
Honteux enfin et d'être si mal reconnu de ceux à qui il avoit voulu plaire, et embarrassé à l'excès des plaisanteries fines de M. de Chaulnes et des railleries piquantes de MM. de la Trémoïlle et de la Rochefoucauld, il fit des excuses au dernier, se rejeta sur ses gens d'affaires, et avoua son tort et son repentir.
Pour M. de Chevreuse, qui se couvrit du prétexte du mariage de sa fille, comme je l'ai dit plus haut*, et qui cachoit sous cette apparence sa prétention de l'ancienne érection de Chevreuse, [il] ne fut point du tout ménagé par son oncle de Chaulnes, qui le mettoit à bout par ses railleries, qui ne finissoient point, et auxquelles il se làchoit avec moins de ménagement qu'il n'auroit fait avec un étranger. Nous perdîmes à celui-là beaucoup, et par sa considération, et par son esprit et sa capacité, et par un grand nombre de mémoires sur toutes ses ^ matières de pairies, faits ou recueillis par le duc de Luynes^, son père, qui y étoit fort savant, et qu'il ne voulut jamais nous communiquer*.
Tentative Ce procès donna occasion à une autre tentative^. Le
célèbre duc d'Épernon^ avoit été fait duc et pair, 27 no-
•1. Ci-dessus, p. o7-o8.
2. Il y a bien ses dans le manuscrit ; mais ne faudrait-il pas lire ces ?
3. Louis-Charles d'Albert, duc de Luynes, tils unique du connétable, né le 23 décembre 16"20, nommé grand fauconnier en 1643 et chevalier des ordres en 1661, mort le 10 octobre 1690.
4. Ces mémoires sont très-probablement restés dans les archives du château de Dampierre ; nous ne connaissons qu'un traité de ÏOrigine des comtés et duchés, dont Clairambault fit, au mois de juillet 1691, une copie qui se trouve dans son recueil de la Pairie, Arch. nationales, KK o94, p. 737-810. Voyez Saint-Simon, tome X, p. 419.
5. Ici comme plus haut, pour les Luxembourg, notre auteur va établir la généalogie des d'Épernon à l'aide de l'ouvrage du P. Anselme, que souvent il se borne à transcrire. Il avait cependant, dans ses manuscrits, un portefeuille de vingt-trois cahiers relatif au duc d'Épernon. (Le Duc de Sai7it-Simon, par .4rm. Baschet, p. 131.)
6. Ci-dessus, p. 'ii, note o. La vie de ce duc d'Épernon a été écrite par son secrétaire Guillaume Girard, et éditée plusieurs fois.
échouée de
[1694] DE SALNT-SIMON. 93
vembrei58lS un mois avant la première érection de chimère Piney^ dont M. de Luxembourg prétendoit^ l'ancienneté ïf^u'^s'Tu} sur nous. Son fils aîné^, mort à Casai, 14 février 1639, à quarante-huit ans, n'eut point d'enfants ; le cardinal de la Valette ^ son frère, mourut à Rivoli, près de Turin, 28 septembre, même année 1639, à quarante-sept ans, général de l'armée françoise, tous deux avant leur fameux père, mort, retiré à Loches, 1641 ^, à quatre-vingt-huit ans. Le duc d'Épernon\ son second fils, qui lui succéda, mourut à Paris, 25 juillet 1661, à soixante et onze ans. Il avoit perdu le duc de Candalle^, son fils unique, sans alliance, à Lyon, 28 janvier 1658, à trente" ans, et ne laissa qu'une seule fille^", qui voulut absolument quitter un si