De corrige d'en
3. Verbe déjà rencontré au même sens et annoté tome III, p. 34.
4. Saint-Simon avait d'abord écrit : « Ils allèrent donc chez luy. ■> En effaçant ce dernier mot seulement et plaçant un signe de renvoi, il a écrit en interligne, avec le même signe : « avec luy Desgranges m° des cérémonies. » C'est une erreur dont il n'y a pas à tenir compte. Trois mots plus loin, le corrige son.
0. La note rectificative de Sainctot, qui a été imprimée dans le Mémoire sur les rangs et les honneurs de la cour (par Gibert, 1770), p. oI-54, est ainsi conçue : « Pour satisfaire aux doutes qui m'ont été proposés sur la réception du cardinal Chigi, légat a latere en 1664, je me trouve obligé d'ajouter ce qui suit à la relation que j'en tis alors. Ce jour étant pris pour l'audience, dans laquelle le Légat devoit faire au Roi la satisfaction solennelle dont on étoit convenu avec le Pape
MÉHOIRKS DE SAINT-StMON. V '2
le lendemain, avec force compliments, et se tint heureux qu'on n'en fit pas plus de bruit. Et voilà comment les rangs sont entre les mains de gens de peu, qui s'en croient les maîtres et qui se croient eh droit de faire plaisir à qui il leur* plaît, aux dépens de vérité et de justice". C'est une contagion qui a passé depuis aux grands maîtres et aux maîtres des cérémonies, et même à ceux du Saint-Esprit^. Blainville*, beau-frère de M. de
pour l'affaire des Corses, j'eus ordre de S. M. d'avertir de sa part MM. les ducs d'y assister, comme étant les grands du Royaume. En conséquence de cet ordre, MM. les ducs s'y trouvèrent. MM. les princes étrangers qui s'y trouvèrent aussi prétendirent se couvrir en même temps que le Légat, et MM. les ducs eurent, de leur côté, la même prétention; mais, comme c'étoit une cérémonie extraordinaire et singulière, qui ne pouvoit être d'ailleurs retardée par aucune discussion, il fut décidé, pour abréger, que les uns et les autres ne se couvriroient. MM. les princes insistèrent pour avoir au moins la permission de s'absenter. Ainsi le comte d'IIarcourt, qui menoit le Légat, et MM. les princes étrangers furent toujours découverts. Je dois assurer ici que l'ouvrier qui a représenté le comte d'Harcourt couvert dans une des tapisseries du Roi, s'est grossièrement trompé ; c'est ce que moi, introducteur des ambassadeurs et ci-devant maître des cérémonies de France, certifie d'être de point en point véritable. En foi de quoi j'ai signé le présent certificat, scellé de mes armes, pour servir de preuve aussi authentique des faits cidessus marqués que s'ils eussent été dès lors écrits dans mon registre des cérémonies, et pour y être ajouté par M. Desgranges, maître des cérémonies, mon successeur, y ayant été oubliés par nn^garde. Sainctot. » Comparez son Cérémonial, dans le Supplément au Corps diplomatique, tome IV, p. 14-13. Saint-Simon a-t-il connu cette publication, faite en 1739? i. Le?»' est écrit deux fois.
2. Il a fait un assez long article sur l'inexactitude de ces registres dans le mémoire de 1711 : Changements arrivés à la dignité de duc et pair, tome lit des Écrits inédits, p. loo-KM.
3. Il sera question des prévols et maîtres des cérémonies de l'Ordre dans le tome III de la suite des Mémoires, p. 44U, 444 et 449. Les Rhodes avaient eu la charge dès l'origine, comme celle de grand maître des cérémonies de France.
4. Jules-Armand Colbert, fils cadet du grand ministre, baptisé à Saint- Eustache le 17 décembre 1G63 et connu d'abord sous le titre de marquis d'Ormoy, fut pourvu de la charge de surintendant des bâtiments, en survivance de son père, dès le 28 mars 1674, el en fit le> fonctions, ou
Chevreuse, qui n'étoit pas duc en 1664, mais qui étoit à la cour et fils du duc de Luynes, qui agit lors avec les autres, étoit grand maître des cérémonies, qu'il avoit eu* de M. de Rhodes" : ainsi il ne fut question que du registre de Sainctot^.
plutôt l'apprentissage, sous la direction paternelle, jusqu'en septembre 1683, mais dut alors la céder à Louvois. L'année précédente, en épousant Mlle de Tonnay-Charente, il avait pris le titre de uîarquis de Blainville (terre située auprès de Caen). Pour le reste de sa biographie, on peut se reporter à la notice donnée dans notre tome I, p. 93, oii les deux dates de naissance et de nomination à la surintendance avaient été inexactement indiquées d'après l'étude biographique insérée en 1870 dans le dernier volume du recueil des Lettres de Colbert.
1. « Charge qu'il avoit eue » — ■ C'est le 30 janvier 1683 que
M. de Blainville fut pourvu de la charge de grand maître des cérémonies, qu'il payait quatre-vingt mille écus, plus un pot-de-vin de cent mille livres. Blainville chercha à revendre sa charge dès le commencement de 1697 ; mais il ne trouva un acquéreur digne de l'agrément du Roi qu'en mars 1701 : c'est donc entre 1693, date de l'achat de Meudon, et 1701, que Saint-Simon put faire la constatation dont il parle ici, peut-être en 1098 même, année où le Roi alla passer chez son fils trois jours du mois de mai (Journal de Daiujeau, tome VI, p. 330-331). — Pendant son exercice, M. de Blainville eut avec Sainctot un gros conflit, à propos du droit d'ordonner dans les cérémonies ; les pièces et le règlement qui intervint se trouvent dans les papiers de la Pairie, Arch. nat., KK 599, fol. 5-70, dans le recueil Cangé F 10-20 A 74, n" 67 et 68, et dans le vol. 12 (officiers de la couronne) des papiers de Saint-Simon.
2. Charles Pot, marquis de Rhodes, avait succédé à son père, comme grand maître des cérémonies (le sixième de son nom), en janvier 1662; il mourut à Paris, le l" juillet 1706, dernier de cette maison. Sa femme, nièce de l'évèque de Langres, a déjà été nommée en 1695 (tome II, p. 363).
3. Outre les papiers des Sainctot conservés au Dépôt des affaires étrangères, comme nous l'avons dit plus haut, des copies du recueil particulier dont il s'agit ici, ou de parties de ce recueil, se trouvent en plusieurs endroits : à la Bibliothèque nationale, rass. Fr. 14 117-14 120 (volumes reliés aux armes du Roi) ; au Musée britannique, mss. Egerton 774-777 (inventoriés dans le Cabinet historique, tomes V, p. 232-263, et VI, p. 89-90), etc. Il y a dans les papiers de la Pairie (Arch. nat., KK 394, fol. 337-399 ; comparez K 1712, n° 3) un inventaire des procès-verbaux ou mémoires dressés par Sainctot, comme maître des cérémonies, de 1632 à 1681. Les Archives possèdent aussi l'original d'un des registres de sa charge pour les années 1644-1638 (KK 1446). Saint-Simon avait fait transcrire
Disputes La révérence en mante* que les dames de Lorraine
de rang vinrent^ faire au Roi sur la mort de la reine-duchesse^,
Mmes d'Eibeuf mère de M. de Lorraine, fit schisme entre elles. Mme de
et de Lillebonne, par sa bâtardise cousine eermaine du père
Lillebonne. i m i t • * r i- - i i i
de M. de Lorraine , prétendit, comme'' la plus proche, marcher la première, et par conséquent Mlle de Lillej bonne et Mme d'Espinoy, ses filles, immédiatement après
elle. Mme d'Eibeuf, veuve de l'aîné de la maison de Lorraine en France ', s'en moqua, et l'emporta : de sorte
pour ses recueils de cérémonial beaucoup d'articles des registres eu question, notamment (vol. 27 de ses papiers) le procès-verbal de l'audience du cardinal Chigi. M. de Luynes avait de même une copie du recueil ; mais il dit en un endroit (tome II, p. 119) que tous les textes ne s'accordent pas entre eux, et ailleurs (tome YIII, p. 345) : « Il n'y a pas d'exactitude dans des registres où les moindres circonstances sont de conséquence.... >• On a vu que ce recueil a été imprimé dans le Supplément au Corps diplomatique de Du Mont, en tête du tome IV (1739), p. 1-123.
1. Sur les révérences qu'on venait faire dans les occasions de deuil d'ascendants, voyez les Mémoires du duc de Luynes, tomes XII, p. 358, et XVI, p. 208-269, et le Journal de Barbier, 22 février 1752. Saint-Simon parle de ce cérémonial dans son mémoire de 1711 sur les Cliangemenls arrivés à la dignité de duc et pair (tome III des Écrits inédits, p. 75-77). Les niantes, qu'il a décrites dans son récit des obsèques de la Dauphine (Appendice du tome I, p. 512) : « un grand crêpe noir qui est tout d'une pièce, et s'attache à la coiffure, aux bras et à la ceinture, et traîne beaucoup, » et dans la suite des Mémoires, tome VIII, p. 306, étaient exclusivement réservées aux plus grandes dames [Correspondance de Bussy-Rabutin, tome VI, p. 330; Mémoires du duc de Luynes, tomes IV, p. 403, VI, p. 171, IX, p. 317, et X, p. 166). L'usage en existait dès le temps d'Henri IV {Œuvres de Malherbe, tome Ili, p. 93).