Charles de Rohan-Gyé, déjà nommé, qui mourut le 5 mai
8. François de Rohan-Gyé (1513-1559), ambassadeur à Rome en 1539 et 1547, chambellan et chevalier de l'ordre du Roi, n'eut que des filles de sa première femme, Catherine de Silly de la Rocheguyon, et
rien à remarquera Les sœurs de ce dernier épousèrent : l'aînée-, un Beauvillier^ dont le duc de Beauvillier est descendu^; la cadette % le marquis de Rothelin^ frère et oncle des ducs de Longueville', et de ce mariage vint Léonor, duc de Longueville^, d'où sont sortis tous les
leur laissa une fortune très compromise par ses dépenses à l'étranger, à l'armée et à la cour. Il était issu d'un second mariage de son père avec Jeanne de Saint-Séverin, mariage contracté malgré le maréchal, qui eût voulu que ce fils épousât l'héritière de Rohan.
1. Cependant dom Morice leur a consacré des articles importants.
2. Claude de Rohan, mariée : 1° en 1337, à Claude de Reauvillier; 2° à Julien de Clermont, baron de Thoury ; morte après lo79.
3. Claud-e I" de Beauvillier, capitaine de cinquante lances, gouverneur de Blois, etc., pour qui la terre de Saiut-Aignan, venant de sa mère, fut érigée en comté, mais qui mourut sans enfants, deux ans après ce mariage.
4. Ce n'est pas de Claude, mais de son frère puîné René, que sortit la branche du duc de Beauvillier. Saint-Simon a négligé de se reporter à la page 714 du même tome IV de ÏHistoire généalogique qu'il avait en main.
5. Jacqueline de Rohan, née vers 1320, mariée à Lyon, par contrat du 19 juillet 1336, et morte à Blandy, en juillet 1387. Son mariage fut fait par Marguerite de Navarre, et elle devint une fervente réformée, vers 1337, comme sa belle-sœur Isabelle d'Albret. Elle écartelait les armes de Rohan de celles de Navarre et d'Évreux , avec la guivre de Milan sur le tout, et se qualifiait princesse de Chàtel-Aillon. Outre son fils Léonor, Mme de Rothelin eut une fille, qui épousa Louis I", prince de Condé. Ayant conservé fort tard sa beauté « en aussi belle fleur que la première, » elle ne voulut point cependant se remarier, dit Brantôme. Voyez V Histoire du château de Blandij, par Taillandier (1834), la France protestante, des ft-ères Haag, tome VIII, p. 303-306, le livre intitulé : Jacqueline de Rohan, marquise de Rothelin, par Mme R. de Perrot, Neufchâtel (1884), et le vol. 2329 des Pièces originales, dossier Rohan.
6. Le corrige un. — François d'Orléans-Longueville, fils du duc de ce nom et de Jeanne de Hochbcrg, marquise de Rothelin, né le 11 mars 1514, mourut le 23 octobre 1348.
7. Louis II d'Orléans, né à Blandy le 3 juin 1310, mort en 1337, et son fils François 111, mort sans alliance en 1331.
8. Léonor d'Orléans devint, par la mort de son cousin, en 1331, duc de Longueville, etc., fut pair et grand chambellan de France, et mourut en aoiàt 1373, à trente-trois ans, étant alors reconnu prince du sang.
autres depuis', et que sa mère et sa femme- firent tant valoir : c'est de ce marquis de Rothelin que les Rothelins d'aujourd'hui^ sont bâtards^.
Le second fils^ du maréchal de Gyé, gendre cadet du dernier vicomte de Rohan", n'eut qu'un ûh\ qui fit un grand mariage* : il épousa Isabelle'', fille de Jean, sire
1. Le dernier fut cet arrière-petit-fils de Léonor qui périt au passage du Rhin alors qu'il allait être nommé roi de Pologne : voyez notre tome III, p. 294; comparez le tome V de 1873, p. 277, et ['Histoire généalogique, tome I, p. 219-223.
2. La femme, mariée en 1563, était Marie de Bourbon, duchesse d'Estouteville et comtesse de Saint-Pol par son père, veuve en premières noces du comte d'Enghien, et en secondes du duc de Nevers. Elle ne mourut que le 7 avril 1601. C'est grâce à ces deux alliances que les Longueville furent déclarés princes du sang en 'lo71 {Histoire généalogique, tome I, p. 219-220).
3. Henri, marquis de Rothelin, et ses fils les marquis Philippe et Alexandre, dont les, Mémoires parleront, et l'abbé, académicien et numismate, Charles d'Orléans-Rothelin. — Ici, Saint-Simon écrit : Rotelin, tandis que, plus haut, il a suivi l'orthographe ordinaire. C'est la petite ville de Rotelen, en Brisgau, à une lieue de Bàle, donnée en 131o à un margrave de Bade-Durlach, de la branche de Hochberg.
4. II eut ce bâtard, leur auteur, d'une maîtresse qui portait le nom de Blosset; cependant d'Hozier les a prétendus légitimes. La généalogie a été établie par les continuateurs du P. Anselme, tome I, p. 224 et suivantes.
5. Pierre, baron de Frontenay, de la Marche et de &j'é, vicomte de Carentan, etc., tué à la bataille de Pavie, aux côtés de François I", son cousin {Histoire généalogique, tome IV, p. 71).
6. Anne de Rohan, qu'il épousa en septembre lolo (ci-dessus, p. 193 et 197, note 7), se titrait vicomtesse de Rohan, comtesse de Porhoët, dame de Léon et de Frontenay. Elle mourut en 1329.
7. René I", vicomte de Rohan, prince de Léon, comte de Porhoët, seigneur de Beauvoir et de la Garnache, chevalier de l'ordre du Roi et capitaine d'une compagnie des ordonnances, né en lol6, tué le 20 octobre loo2. « Très bon et vaillant seigneur et capitaine, et très bon serviteur du Roi, » dit Brantôme (tomes I, p. 347, et IV, p. 281). Pendant dix ans, Ambroise Paré l'accompagna comme chirurgien, avant de passer au service d'Antoine de Navarre.
8. Voyez la Réponse àe l'abbé Georgel (1771), p. 71-72 et 141, et les Nouvelles lettres de la reine de Navarre, publiées par Génin, p. 124-123.