En i62-2 est écrit en interligne
o. Claude de Lorraine, né le o juin 1378, titré d'abord prince de Joinville, puis duc de Chevreuse par brevet non enregistré de l'an 1612, chevalier de l'Ordre et grand chambellan en 1621, eut, par son mariage avec la connétable, les charges de grand lauconnier et de premier gentilhomme de la chambre que la mort de M. de Luynes laissait vacantes, et il entra, du même coup, dans la familiarité de Marie de Médicis. En 1623, ayant la procuration du roi Charles I" pour le mariage de Madame, il reçut l'ordre de la Jarretière; il eut successivement les gouvernements de la Marche, du Bourbonnais, de l'Auvergne et de la Picardie, et mourut à Paris, le 24 janvier 1637. Il avait dû épouser Mlle de Mayenne, puis Mlle de Vendôme, puis la veuve du maréchal de Fervacques. C'était le mieux fait des Guise de ce temps-là, avec quelque esprit et de la valeur, ou plutôt du sang-froid, follement prodigue, très sourd à la fin de sa vie, et néanmoins fort amateur de débauches. Voyez sa notice dans les Duchés éteints, tome VI des Éaits inédits de Saint- Simon, p. 53-57 et 59, et son historiette dans le tome I" de T(dlemanl des Réaux, p. 401-402, 404 et 406-408. Son portrait et celui de sa femme font partie de la galerie du château d'Eu.
fils du duc de Guise * tué à Blois, laquelle devint si fameuse sous ce dernier nom-.
Du second lit : M. de Soubise, que nous avons tous vu^,
[Add. S'-S. 2ô6] père du prince^ et du cardinal de Rohan"', et Anne de
Rohan*^, qui a été la seconde femme du duc de Luynes,
1. Henri de Lorraine, 1" du nom, duc de Guise, pair et grand maître de France, etc., né le 31 décembre 1S50, tué pendant la tenue des seconds états de Blois, le 23 décembre 4588, par ordre du roi Henri III. Il avait épousé une fdle de François de Clèves, comte de Nevers.
2. Voyez ci-après, p. 240 et suivantes, et comparez un portrait dans la notice du duché de Chevreuse, tome YI des Écrits inédits de Saint- Simon, p. o6-o7. —La terre de Chevreuse, au S. 0. de Versailles, était une baronnie érigée eu duché, au mois de décembre lo4o, pour le duc et la duchesse d'Élampes, puis, en dooo, pour le cardinal de Lorraine. La duchesse, devenue veuve, se la fit adjuger par décret en 1663, et la donna au fils issu de son premier mariage, le duc de Luynes, n'ayant plus du second qu'une fille, abbesse de Jouarre. Elle prit alors le titre de princesse de Chevreuse, pour laisser le titre ducal à son petit-fils, l'ami de Saint-Simon.
û. Tome 1, p. 41, etc.
4. Il ne s'agit pas du fils aine, Louis, prince de Rohan, né le 11 mars 1666 et mort le 5 novembre 1689, mestre de camp de cavalerie, mais du second, Ilercule-Mériadec, né le 8 mai 1669, à qui on fit quitter l'état ecclésiastique pour succéder au titre de son frère. Son père lui abandonna le gouvernement de Champagne et Brie en 1694, et le commandement des gendarmes de la garde en 1703. Fait mestre de camp de cavalerie en 1690, brigadier en 1696, maréchal de camp en 1702, lieutenant général en 1704, il obtint l'érection du duché de Rohan-Rohan (Frontenay) en 1714, et mourut le 26 janvier 1749.
5. Armand-Gaston-Maximilien, né le 14 juin 1674, chanoine de Strasbourg en 1694, coadjuteur de cet évèché et évèque in portibus de Tibériade en 1701, évèque de Strasbourg en 1704, cardinal en 1712, grand aumônier et commandeur de l'Ordre en 1713, membre de l'Académie française en 1704 et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1701, proviseur de Sorbonne, etc.; mort le 19 juillet 1749. Il eut les abbayes du Moutier, de Foigny, de la Chaise-Dieu, de Saint-Waast d'.\rras, de Lire, etc.
6. Morte le 29 octobre 1684, à quarante-quatre ans, ayant été mariée, en octobre 1661, avec dispense de la parenté, car le duc de Luynes était son parrain et son neveu : voyez l'Addition indiquée cicontre et la suite des Mémoires, tome IX, p. 380. Mme de Sévigné la peint « jeune, belle, reposée, toute tran(iuille et toute en paix. » {Lettres,
fils de sa sœur, dont elle a eu le comte d'Albert', le chevalier de Luynes-, et plusieurs filles, toutes mariées^.
Le prince de Guémené étoit un homme de beaucoup d'esprit, et encore plus Anne de Rohan, sa femme, fille de [Add. S-S. 257] Pierre, prince de Guémené, frère aîné de son père'. Lui,
tome VII, p. 309). Non moins belle que vertueuse, rapporte aussi Saint- Simon, elle mourut saintement. Toutefois, un des pamphlets de VHistoirc amoureuse des Gaules (tome II, p. 47) prétend que Mme de Chevreuse essaya de la faire agréer au Roi en 1665; un autre dit (p. 7-2-73) qu'elle eut un commerce galant avec le président Tambonneau, et que c'était une des plus belles femmes de France, mais peu ou point spirituelle. C'est la Mélinde du Dictionnaire des précieuses, et son portrait, par elle-même, fait partie de la Galerie de Mlle de Montpensier. D'un premier mariage avec Marie Séguier, le duc de Luynes avait eu le père du duc de Chevreuse et sept autres entants.