‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 154 sur 427 · Marguerite, fille du duc Henri et femme d'Henri Chabot · texte numérisé non relu

Marguerite, fille du duc Henri et femme d'Henri Chabot

7. Anne de Rohan-Chabot, la belle princesse de' Soubise qui est l'objet principal de cette longue digression, et sur laquelle il y a des rédactions antérieures dans le mémoire de 1721 (notre appendice IX, p. o31), dans la grande Addition sur Louis XIV {Journal de Dangean, tome XVI, p. o2) et dans une autre Addition, tome III, p. 2oo, et une rédaction postérieure dans le Parallèle, p. 78-79, sans compter les divers endroits des Mémoires où ses amours royales sont racontées, tantôt avec son nom écrit en toutes lettres, tantôt sous le voile de l'anonyme.

8. La duchesse Marguerite préféra toujours cette fille aînée à son fils, et elle l'avantagea : voyez la suite des Mémoires, tome V, p. 64.

M. de Louvois étoit encore trop petit, garçon, et son père* trop fin et trop politique, pour oser branler devant M. de Turenne, comme il* s'y éleva longtemps depuis^ et ce grand capitaine étoit dans l'apogée de sa faveur et de sa considération personnelle, avec un crédit que rien ne balançoit^ Il étoit lors" fort huguenot, Mme de Rohan encore davantage**. Cet intérêt et la figure qu'ils faisoient dans leur religion les avoient intimement unis : il ne bougeoit de chez elle', et, quand ses filles alloient au bal ou en quelque autre partie où la bienséance de ce temps-là vouloit que des hommes de nom les accompagnassent, Mme de Rohan, à cause de M. de Turenne, ne les confioit jamais qu'à MM. de Duras ou de Lorge, ses neveux, qui étoient chez elle comme les enfants de la maison; et j'ai vu cette intimité de mon beau-père avec ces trois dames^ exister la même depuis un si grand nombre d'années. M. de Turenne entra donc dans cette affaire comme dans la sienne propre; Mme de Rohan la poursuivit comme une grâce qu'elle demandoit instamment; Mme de Ghevreusey mit tout son crédit et toutes ses anciennes liaisons avec la Reine ; et ils l'emportèrent^. Ils obtinrent presque en

1. Michel le Tellier n'était encore que secrétaire d'État et ministre, mais partageait les fonctions, depuis un an, avec son tils et sarvivancier : voyez nos notes du tome I, p. 83 et 84.

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