Plus corrige très. — o. P' corrige c[abinet
MÉMOIRES DE S.U.NT-SiaO.N. V , 17
pièce où étoit tout le monde ; les battants de la porte du cabinet demeuroient ouverts jusqu'à ce qu'elle sortit de ce même côté, et de celui des autres cabinets'; et cela s'est toujours passé de la sorte. Mais le plaisant, c'est que ces portes ne demeuroient ouvertes que pour elle, et se fermoient toujours quand le Roi donnoit audience à d'autres dames ^. Depuis qu'il n'y eut plus rien entre eux, l'amitié et la même considération subsistèrent, et les mêmes précautions de bienséance. Elle écrivoit très souvent au Roi, et de Versailles à Versailles ; le Roi lui répondoit toujours de sa main, et c'étoit Bontemps ou Blouin qui les rendoient^ au Roi et faisoient passer ses réponses*. C'est de
1 . Pour riûtelligence de ce manège, il faut se reporter aux plans du temps que M. Dussieux a donnes à la suite du tome I" du Château de Versailles. On y voit que, de l'antichambre du Roi, les portes étant en cntilade, les courtisans pouvaient suivre tout ce qui se passait, soit dans la chambre royale, soit dans les cabinets du Conseil et des Perruques.
"2. Voici l'autre rédaction (tome XII, p. 90) : « C'étoit toujours à des heures publiques, mais dans le premier cabinet du Roi, qui étoit et est encore celui du Conseil, tous deux assis au fond, mais les portes des deux côtés absolument ouvertes, affectation qui ne se pratiquoit jamais que lorsqu'elle étoit avec le Roi, et la pièce publi(juc contiguë à ce cabinet pleine de tous les courtisans. »