Grosse est au singulier, et lettres au pluriel
4. On a de ces affiches d'indulgences qui sont presque les plus anciens monuments de l'imprimerie du quinzième siècle. La Bibliothèque nationale en possède de très grandes dimensions. Des fac-similés ont été donnés dans le tome III des Comptes de VUôtcl-Dieu de Paris et dans le Bulletin de la Société de VUistoire de Paris, 188o, p. 29.
5. Nous avons vu (tome III, p. 19o) qu'on donnait le surnom de Son Impertinence à MM. de Nogaret et de Vassé. Le duc de Luynes (tome XV, p. 239) dit qu'on avait fait une chanson sur Mme de Quintin pour se moquer de « son impcrtuience. »
6. La corrige Le. Plus loin, le manuscrit porte, par mégardc : explusé.
7. C'est donc François III, premier duc de la Feuillade, mort en 1691.
[1698] DE SAINT-SIMON. 3o
pectueux, si fidèle, si constant. Elle étoit vieille et devenue infirme; elle couronna son amour et l'épousa'. Mortaone n'étoit rien*. Son nom étoit CoUin^; il étoit des Pays-Bas voisins de celui de Liège ' : son père ou son grand-père étoit homme d'affaires de la maison de Mortagne^, qui étoit ruinée ; il s'y étoit enrichi, en avoit acheté les terres'', et celui-ci en portoit le nom. Il n'étoit rien moins que beau ni jeune, bien fait, mais un peu gras, engoncé' et fort rouge. Pas un de ses valets ne l'avoit vu sans perruque^, ni s'habiller ou se déshabiller : d'où on jugeoit qu'il avoit sur lui quelque chose qu'il ne vouloit pas montrer. Ce mariage surprit tout le monde, qui
i. Le contrat de mariage fut passé le 27 janvier 1098: Arcli. nat., Y 270, fol. 281 v° ; on le trouvera à l'Appendice, n° II. Le même jour, Mortagnc constitua une rente de cinq cents livres à Marguerite Vautier, lille majeure {ibidem, fol. 220). De son côté, le 21 mars 169o, Mme de Quintin avait fait une donation de trente mille livres à l'un des fils de M. de Clermont-Roussillon (Y 270, fol. 143). Voyez, sur son mariage, les Mémoires de Luynes, tome XV, p. 238-259, et le livre de M. Bertin: les Mariages dans l'ancienne société française, p. 113-114.