‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 215 sur 427 · En 1693: tome I, p · texte numérisé non relu

En 1693: tome I, p

5. C'est Dangeau qui dit cela. Nous verrons le duc se remarier dès 1699. De son premier mariage, il lui restait deux tilles, qui moururent sans alliance en 1710 et 1720, l'une née en 1683, l'autre en 1692. De plus, la duchesse était accouchée, le 8 octobre 1697, d'une autre fdle, Augustine-Françoise, que la séparation des deux époux depuis 1693 (elle habitant rue Saint-Dominique, lui au Temple), et surtout ce fait que le duc était comme otage à Turin au temps de la conception, ne permirent pas de faire passer pour enfant légitime. On en attribuait la paternité au comte d'Albert. Plus tard, ainsi que Saint-Simon le raconte dans l'Addition 29 (notre tome I, p. 360), mais non dans les Mémoires, les amis de cette jeune fille entreprirent de la faire mettre en possession de l'héritage du mari de sa mère et de ses sœurs, et, tout d'abord, ils la firent baptiser sous condition comme fille du duc de Choiseul, le 13 juillet 1723 (elle avait été élevée jusque-là sous le nom de Mlle de Saint-Cyr, par la marquise d'Hautefort, amie de sa mère). Puis un procès en revendication d'héritage engagé par elle contre son oncle maternel le duc de la Vallière se termina en 1726, à son profit, quoique tout Paris la tint pour bâtarde; mais elle mourut peu après, le 3 juillet 1728, sans alliance. (Cabinet des titres, dossier Choiseul, fol. 215 et 289-297; Histoire généalogiqtie, tome IV, p. 856; Mémoires

Camp de

Compiègne

superbe.

Magnificence Inouïe du inaréclial

de Boufllers.

Il n'étoit* question que de Compiègne, où soixante mille hommes venoient former un camp-. Il en fut en ce genre comme du mariage de Mgr le duc de Bourgogne au sien^ : le Roi témoigna qu'il comptoit que les troupes seroient belles et que chacun s'y piqueroit d'émulation ; c'en fut assez pour exciter une telle émulation, qu'on eut, après tout, lieu de s'en repentir*. Non seulement il n'y eut rien de si parfaitement beau que toutes les troupes'', et toutes à tel point qu'on ne sut à quels corps en donner le prix; mais leurs commandants ajoutèrent à la beauté majestueuse et guerrière des hommes, des armes, des chevaux', les parures et la magnificence de la cour, et les officiers s'épuisèrent encore par des uniformes qui auroient pu orner des fêtes''. Les colonels, et jusqu'à beau-

dc Mathieu Marais, tome III, p. 85, 99, i05, 133, 135; Journal de Vavocat Barbier, tomes I, p. 356-357 et 421, et II, p. 46.)

i. Estion, dans le manuscrit. Ce lapsus est amené pai* le mot question qui suit immédiatement.

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