Plus est écrit en interligne, sur un second mieux, bifïé
6. Armand Bazin de Bezons, nommé abbé de Ressons en 1671, agent général du clergé en 1680, évèque d'Aire eu 1683, fut promu archevêque de Bordeaux le 29 mars 1698. En '170o, il eut l'abbaye de la Grâce. Sous la Régence, il devint membre du conseil de conscience et du conseil de régence, directeur des économats, abbé d'Évron, et enfin, en 1719, archevêque de Rouen. Il mourut le 8 octobre 1721, à soixante-six ans. Les Mémoires parleront souvent de loi.
évêque d'Aire*, qui le remplit fort dignement'-. Son frère aîné^ étoit intendant de la province et venoit d'être fait conseiller d'Etat * ; c'étoit un des intendants du Royaume des plus accrédités^.
vaïni Le cardinal de Bouillon donna en même temps la der-
chevaher nièro marque de son crédita Sa princerie" étoit sa folie
de 1 Ordre. . ^ . ^ , l
[Add.S-S.âo7] dominante; il en avoit usurpé a Rome tous les avantages qu'il avoit pu : il y ^réiendoit V Altesse Emmentissime^ ,
1. L'évêchc d'Aire-sur-l'Adour, suffragaut d'Aiich et comptant deux cent quarante paroisses, n'avait d'autre revenu que les dîmes, qui montaient à peu près à vingt-cinq ou trente mille livres ; mais, tous les quatre ans, l'évêque, prenant en entier le revenu des fabriques, percevait un revenu double.
2. Voyez sa notice dans le Moréri, art. Bazin, et son éloge historique par Mahul. Saint-Simon parlera de lui bien des fois.
3. Louis Bazin de Bezons, conseiller au parlement de Metz en IGG.'i et à celui de Paris en 1668, maître des requêtes en 1674, commissaire pour les affaires des aides en 1677-78, puis procureur général de la chambre de Saint-Lazare, intendant à Limoges en décembre 1678, à Orléans en janvier 1681, à Lyon en 1684, à Bordeaux en mars 1686, mourut dans cette dernière ville le 9 août 1700, sans postérité. Ces deux frères étaient fils de l'académicien Claude Bazin de Bezons, aussi intendant et conseiller d'État, mort en 1684, et dont Tallemant des Réaux a fait l'historiette.
4. Nommé conseiller d'État semestre le 30 mars 1686, avant le temps ordinaire, et sans doute par le crédit de Louvois, son ami, il était devenu conseiller ordinaire le 30 janvier 1698.
5. Beaucoup de ses lettres et rapports ont été publiés dans la Coyrespondance des Contrôleurs généraux. On le considérait, selon une note des Mémoires de Sourches (tome I, p. 80, note 4), comme un « homme d'un bon esprit, » qui s'était distingué en arrachant au chevalier de Rohan l'aveu de sa culpabilité.
6. Nous avons vu qu'il était allé s'installer à Rome, comme chargé des affaires de France, en 1697. C'est le Journal de Dangeau, tome VI, p. 28o et 287, qui fournit la matière de cette nouvelle anecdote.
7. Terme déjà rencontré à proi)OS du même cardinal, tome II, p. "lOi.
8. Sur les qualifications ù' Altesse, d'Altesse Roijah\ à' Altesse Séréuissime, mais non d'Altesse Éniinentisshnc, voyez les Ecrits inédits de Saint-Simon, tomes III, p. 69-72, IV, p. 410 et suivantes, 432 et 433, et VI, p. 97, et deux Additions au Journal de Dangeau, tomes VI, p. 364, et IX, p. 397-399. Depuis la Fronde, les Bouillon avaient le titre
qu'il se faisoit donner partout par ses valets. Personne autre à Rome ne voulut tâter de cette nouveauté; il ne se rebuta point : il trouva un gentilliomme romain * fort à simple tonsure ^ qui, avec de l'argent, s'étoit fait faire prince par le Pape (et ces princes des Papes sont, à Rome même ^ fort peu de chose) ^ ; de sa personne, il étoit encore moins, mais bien fait, voyant les dames, et avec de
d'Altesse en France {Histoire généalogique, tome IV, p. 509 et suivantes), et, antérieurement même, ils prenaient à l'étranger le titre de « princes par la grâce de Dieu » (pièce n° 815 du Musée des Archives nationales), titre non reconnu en France. Tout jeune, à la soutenance de ses thèses (ci-après, p. "277-288), le cardinal s'était fait donner du « Prince Sérénissime » et de r« Altesse Sérénissime, » et, lorsque son neveu le prince de Turenne était allé visiter Fiome, il avait obtenu qu'on le traitât à' Altesse et qu'on le fit asseoir, comme son grand-père le duc de Bouillon {Journal de Dangeau, tome III, p. 47, avec Addition de Saint- Simon, qui contredit Dangeau et nie ces faits). C'est contre ces prétentions de « princerie » et de souveraineté que Saint-Simon fit plusieurs mémoires, en 1710 et 1 21, dont l'un est reproduit dans les Écrits inédits, tome III, p. 255-309, et les autres se trouvent dans les vol. 44 de ses papiers [France 199), fol. 171-173, et 45 {France iOO), fol. 5-17.