Tous les meubles neufs et faits exprès
4. Pour ces tables qui se renouvelaient incessamment, sans interruption, comme il a été dit plus haut.
5. Offices pour garder le linge, la vaisselle, les vins et les liqueurs, qui se portaient sur les bêtes de somme. Saint-Simon écrit: somclleries.
6. Pour ces dépendances de la maison du maréchal, voyez le Mercure, septembre 1698, p. 167-171.
7. La première lettre de ravissoit, qui est bien au singulier malgré les cinq sujets, corrige et.
8. Le luxe de la table aux armées était chose à peu près générale depuis une trentaine d'années. Selon Gourville {Mémoires, p. ol4), M. d'Humières avait, le premier, lors des campagnes de Lille et d'Arras, fait servir jusque dans les tranchées des ragoûts et des entremets dans de la vaisselle d'argent, tandis qu'on n'avait jamais vu Turenne employer que des assiettes de fer. Au commencement de la guerre de Hollande,
[1698] DE SAINT-SIMON. 3o3
Ce voyage* fut le premier où les dames traitèrent d'an- Dames cienne délicatesse ce qu'on n'eût osé leur proposer : il y ^ entassent en eut tant qui s'empressèrent à être du voyage, que le compiègne. Roi lâcha la main et permit à celles qui voudroient de venir à Compiègne'"; mais ce n'étoit pas où elles^ tendoient : elles vouloient toutes être nommées et la nécessité, non la liberté, du voyage', et c'est ce qui leur fit sauter le bâton ^ de s'entasser dans les carrosses des Princesses''. Jusqu'alors, tous les voyages que le Pioi avoit faits, il avoit nommé des dames pour suivre la Pieine ou Mme la Dauphine dans les carrosses de ces premières princesses; ce qu'on appela les Princesses, qui étoient les bâtardes du Roi, avoient leurs amies et leur compagnie pour elles, qu'elles faisoient agréer au Roi et qui alloient dans leurs carrosses à chacune, mais qui le trouvoient bon et qui marchoient sur ce pied-là '. En ce voyageci, tout fut bon pourvu qu'on allât. Il n'y en eut aucune dans le carrosse du Roi, que la duchesse du Lude, avec
en mai IGT'â, il y avait eu une interdiction d'emporter de la vaisselle d'argent (Œuvres de Louis XIV, tome V, p. 49o), sans que cette ordonnance soniptiiaire, non plus que tant d'autres, remédiât à rien. Pendant une des campagnes récentes, le maréchal de Villeroy entretenait quatre tables de vingt couverts chacune (Gazette cV Amsterdam, IGOo, p. 22G), et l'on peut voir dans les Mémoires du maréchal de Villars, éd. Michaud et PoLijoulat, p. 148-149, une lettre écrite par lui à Mme de Maintenon, en 1705, pour faire renouveler les « pragmatiques contre le kixe des tables. » Des ordonnances furent faites eflectivement deux ans plus tard (Journal de Dangeau, tome XI, p. 344). — Quant à la vaisselle d'argent, Boutilers en était bien fourni, car, lors de la fonte de- 1709, ce fut lui qui donna l'exemple du sacrifice, et il envoya à la Monnaie quinze cent trente-neuf marcs d'argent, valant plus de cinquante-deux mille livres. i. Sur ce voyage, voyez plus loin, p. 3o9.
2. Au contraire, pour Marly, il n'y avait qu'un petit nombre d'élues.