Ms. : 1515. — 2. Elle ne mourut que le -1 septembre 16G
dont il ont, outre son fils aîné, Mme de Garaaches, femme du chevalier de l'Ordre, morte en 1704, à quatre-vingts ans, belle en son temps, fort du monde, vertueuse et pleine d'esprit, et l'évêquo de Coutances, mort en 1720 le doyen des cvèques de France, et peut-être de l'Europe. Le fils aîné étoit plein d'esprit et d'érudition de toutes les sortes, et l'homme de la plus grande espérance de son temps en son genre. Il fut secrétaire d'Étal en survivance de son père dès l'âge de seize ans, et l'exerça avec lui après avoir vu toute l'Italie, l'Allemagne, la Pologne, et tout le Nord jusqu'aux Lapons. Il réussit admirablement .à la cour, dans ses fonctions, jusqu'à la mort de sa femme, qu'il perdit à vingt-sept ans, en 1664 *. Il l'avoit épousée en 1656; elle étoit sœur de la maréchale de Clérambault, de l'évêque de Troyes qui a été du conseil de régence après la mort de Louis XIV, lille de Chavigny dont Drienne le père avoit eu la charge de secrétaire d'État; et ce mariage s'étoit fait quatre ans après la mort de Chavigny. Bricnne, son gendre, fut si touché de la mort de sa femme, que la tête lui en tourna au bout d'un an. Il quitta tout, se retira aux Pères de l'Oratoire, se fit prêtre, et, bientôt après, fut enfermé pour le reste de ses jours dans cette abbaye de Chàteau-Landon où il mourut. Il laissa un tils, qui mourut fou aussi, mais sans enfants, et deux filles, dont l'une épousa Cayeux ou Gamaches, son cousin germain, que le Roi mit à la suite de M. de Chartres quelque temps, puis à celle de M. le duc de Bourgogne, et l'autre M. de Poigny d'Angennes. Voilà les désastres de famille qui tuèrent M. de Brienne le père un an après, en 1666, et M. de Lionne eut sa charge de secrétaire d'État, dont la famille ne fut pas plus heureuse.