Les éditeurs du Journal ont imprimé à tort : « renvois
et gagna, mais de façon que le maréchal en vit la friponnerie et regarda la compagnie, qui baissa les yeux. Le soir, après le jeu, le maréchal en avertit le Roi, qui se doutoit déjà de quelque chose. Saissac eut ordre de vendre sa charge à Tilladet*, et fut chassé. Il demeura longtemps en Angleterre, où. ses talents ne demeurèrent pas oisifs et perfectionnèrent ceux du comte de Graraont, qui y passa plusieurs mois pendant ce séjour. De retour en France, il joua longtemps à Paris, où il épousa enfin une sœur du second lit du duc de Chevreuse, qui n'avoit rien pour lors, et qui, par l'héritage d'un fils qu'ils eurent, qui mourut quelques années après lui, devint riche, et infiniment plus par la suite des conjonctures des temps. Saissac, par ce mariage, vit meilleure compagnie, eut permission de voir le Roi, et, à la fin, fut admis à Meudon, et même à Marly, pour jouer. Il étoit perclus de goutte, avare à l'excès, et vêtu comme ces vieux avares de comédie. Sa maison s'éteignit dans la personne de &-on fils-. . , :' ■