‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 364 sur 427 · Ainsi dans le manuscrit, pour Rheinfeld · texte numérisé non relu

Ainsi dans le manuscrit, pour Rheinfeld

2. Saint-Simon, après avoir surchargé branche en maison, a biffé ce mot et l'a récrit à la suite.

pour dire que, le nom et les armes de Rohan ayant été très vivement contestés par ceux de cette maison au duc de Rohan, fils de cette héritière, il les soutint avec la même chaleur à l'étonnement public de ne voir pas saisir avec avidité l'occasion incspérable de secouer le joug d'un nom et d'armes d'autrui à un homme de si grand nom, si ancien et si illustre, et il gagna son procès en entier et à toutes voix par arrêt rendu , au Conseil,

Louis XIV présent, bien que très partial contre lui.

un fils, qui a postérité de la fille du marquis de Vardes Bec-Crespin, si connu par ses galanteries , sa faveur, son long exil et ses disgrâces, chevalier du Saint- Esprit, capitaine des Cent -Suisses de la garde du Roi, gouverneur d'Aigues-Mortes, mort ...., et trois filles :

l'aînée, célèbre par le goût du Roi pour elle, mariée au prince de Soubise (on les verra ci-dessous) ; la seconde, connue par la célèbre tbiblesse de M. de Turenne pour elle, mariée au marquis de Coëtquen ; la dernière, en secondes noces, au prince d'Espiûoy, amie intime de M. de Louvois, qui obtint que son fils auroit un brevet d'honneurs de duc à brevet sans passer plus loin, en sorte que son cadet ni ses filles n'ont jamais eu ni rang, ni honneurs , ni distinction. Son

leurs sœurs descendoient de Jean II, roi de Navarre, père de la vicomtesse de Rohan, leurgrand'raère*.

Ce même Jean II étoit grand-père de la reine de Navarre , Jeanne d'Albret, mère d'Henri IV : ce qui donnoit l'honneur au duc de Rohan, à son frère et à ses sœnrs d'être issus de germains d'Henri IV par une descendance commune. Maximilien, duc de Sully, beau-père du duc de Rohan, le fit valoir de tout son crédit auprès de ce prince, dont il étoit le principal ministre et favori, et en obtint le tabouret personnel pour Mlle de Rohan, qui finit avec elle, bien que l'alliance avec nos Rois ait subsisté dans la postérité , ci à côté , du duc de Rohan, qui n'a eu ni rang ni honneurs, qui se seroient été^ répandus en la plupart des grandes maisons et en plusieurs moindres, s'ils avoient été une suite de parentés semblables. II est à remarquer que la branche de Montbazon ne vient point de Jean II, roi de Navarre, et que Mme de Soubise, fille de l'héritière de Rohan et petite-fille du duc de Rohan frère de Mlle de Rohan, dont est cet article, n'a jamais prétendu le tabouret fille, que Madame sa mère n'eut avant son mariage qu'en qualité de duchesse d'une dignité femelle, et qui fît M. Chabot, son mari, duc de Rohan et pair de France, avec lettres de continuation, comme d'usage alors et de droit en tels cas. Rien donc de plus personnel jue ce tabouret de Mlle de Rohan, qui est le premier qu'ait eu une

1. Ici, ce mot composé, contre l'usage ordinaire de Saint-Simon, est écrit avec l'apostrophe.

2. Ainsi, dans le munu^cnt. Seroient semljlc coriii;er aitro/rni.

mari en avoit obtenu un pareil, le premier de sa maison, par la faveur de M. de Charost, capitaine des gardes du corps, en épousant sa tille en premières noces , dont la fille unique épousa le marquis de Charost, son cousin, devenu depuis duc et pair de France après Monsieur son père, et capitaine des gardes du corps . C'est le petit- (ils de cette princesse d'Espinoy qui est devenu duc fit pair de France. Il est à remarquer que Mlles d'Espinoy et de Melun, ses tantes, n'ont point été mariées et ont passé leur vie à la cour sans rang, honneurs, ni tabouret. Ces trois tilles de l'héritière de Rohan et de M. Chabot ont eu toutes postérité.

fille de cette maison. Elle mourut sans alliance. i . .

LA MAISON DE ROUAN AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. o-2S

BRANCHE DE MONTBAZO.N.

« Hercule, seigneur de Guémené, ué 1368, de — , chevalier du Saint- Esprit, gouverneur de Paris et de

«MlledeLenoncourt, héritière de

nie - de - France , Henri, chevalier du duc de Montbazon Saint-Esprit, et de lo9o, pairetgrand Françoise de Laveneur de France, val - Boisdauphin , marié deux fois.; veuve sans enfants De sa premièrejdufrèreainéd'Herfemrae est issue cule, 1602, auquel la branche des elle se remaria :

ducs de Montbazon; de la seconde, celle de Soubise. Mort 1654, à quatrevingt-six ans.

« Hercule eut trois frères : un aîné , qui n'eut point d'enfant et dont il - épousa la veuve en premières noces autre aine, qui n'eut qu'une fille, qui épousa son fils et qui, outre ses biens, ne lui' fut pas inutile, comme il sera noté ; entin, un frère cadet, qui épousa Lucile Tarneau, tille d'un président de Bordeaux, et n'en eut

morte.

« Mlle de Vertus : Marie, bâtarde de Bretagne, fille de Claude, comte de Vertus, et de Catherine un^Foucquet de la Varenne ; nom à noter, commun à une maison de gens de qualité, et qui s'est trouvé tout à point dans la suite à faire passer pour ce dernier, comme il sera noté en son lieu. C'est la belle Mme de Moutba-

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