Ci-dessus, p. -loi, note
2. « A cette heure..., il commence et soutient la couversatioa comme un autre homme. » (Lettre de Mme de Longueville citée par V. Cousin, dans Madame de Sable', p. 387.)
3. Walckenaer, Mémoires- sur Mme de Sc'vigné, tome III, p. 92.
A. Voyez les détails que donne Mme de Sévigué sur la grossesse et les couches de 1671-1672.
o. Michelet, Histoire de France, tome XIII, p. 128.
6. C'était la récompense de sa brillante conduite dans les deux campagnes de Hollande; seul de son corps, il avait passé le Hhin à cheval sous les yeux de Louis XIV.
7. Par conséquent, cette nomination ne se fit pas « presque en même temps » que le mariage, comme l'a dit Saint-Simon, mais onze ans après.
aux honneurs, autorités prérogatives, prééminences. . . . dont jouissent les autres princesses qui ont été retenues à même effet ' . . . . »
Le 14 juin suivant naquit ce bel Armand-Gaston dont la ressemblance avec Louis XIV '^ était encore légendaire cinquante ans plus tard^. L'heureux père était, avec ses gendarmes, à l'armée de Flandres ; il se couvrit de gloire dans la journée de Seneffe (11 août) et y fut blessé : aussi, dans l'hiver de 1675, le [6 février, le Pioi et la Reine firent-ils aux deux époux l'honneur de tenir sur les fonts leur fils aîné, qui était né en mars 1666, et que Bossuet baptisa '', mais dont la mort prématurée, en 1689, devait coûter bien des larmes à la princesse^. Quelques jours plus tard, M. de Soubise fut promu au grade de maréchal de camp.
Avec l'année 1676 commence la série des lettres très curieuses, mais bien énigmatiques, de Mme de Sévigné à sa fille, où Saint-Simon, comme il le reconnaît lui-même*', a pris la plupart de ses révélations touchant Mme de Soubise et emprunté tant de « traits charmants sur sa faveur voilée, mais brillante". » Cette année-là, le Roi passa trois mois à l'armée de Flandre, où M. de Soubise l'accompagnait à la tête des gendarmes; mais il revint dans les premiers jours de juillet et emmena aussitôt la cour à Versailles. On « sentait la chair fraîche, » et, comme d'habitude, les fêtes se succédèrent sans relâche en l'honneur des dames. Rien de plus animé que ce tableau dans la correspondance entre Paris et la Provence" : « Mme de Sévigné fait marcher de front ce qui concerne ces trois femmes, et si, par elle, nous ne savons pas toujours avec vérité ce qui en était, au moins savons-nous bien ce qui paraissait et ce qu'on en croyait". » Au milieu des noms secondaires qui ne faisaient que passer, celui de la princesse de Soubise se trouva prononce bien des fois. Chaque jour, on la voyait figurer à la table de rcversis, non pas du côté du Roi, où Mme de Montespan tenait la
1. Preuves du travail de dom Morice : MM 758, p. 1020. Le terme de princesses, au lieu de dames, semble bien singulier ici, ainsi que le reste du texte ; mais je n'ai pu retrouver une autre copie, à défaut do l'original.
2. Notons que, en 1713, Mme de Maintcnon ne parle que de ressemblance avec la mère : Lettres à Mme des Ursiiis, tome II, p. 40".
3. Ci-dessus, p. 232, et Mémoires, tome II do 1873, p. 309 : « L'abbé de Soubise, dont l'extérieur montroit qu'il étoit le tils des plus tendres amours. » — Le second fds, Hercule-Mériaclec, n'était ni moins beau, ni moins bien fait : Sourchcs, tome I, p. 194 et 204.