‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 46 sur 427 · La Fontaine avait dit (tome I, p · texte numérisé non relu

La Fontaine avait dit (tome I, p

Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid !

Furetière donne la définition de cette locution.

4. Dans le procès des ducs et pairs contre ce maréchal : voyez notre tome II, p. 49, 59, etc. Il avait eu, dit Dangeau, « beaucoup de réputation pour l'éloquence ; » mais le Chansonnier assure que, comme président, il n'avait pas réussi, que c'était un homme des plus désagréables, sale, crasseux, de mine basse, chicatioux, étranger à toute politesse et civilité, et qu'on avait été étonné de le voir pi'éféré par la riche Mlle Favicr du Boulay à tous les gens de qualité (Bibl. nat., ms. Fr. 12 618, p. 451; Nouveau siècle de Louis XIV, tome IV, p. 111). Selon l'abbé le Gendre {Mémoires, p. 31), il avait autant de probité, de science et de bon esprit que son père, mais point d'éloquence : « 11 ne manquoit jamais de se guinder dans le soleil ou dans la lune, et de se promener assez longtemps dans le zodiaque, avant de descendre au sujet qu'il vouloit traiter. » Il était obligé de lire ses plaidoyers, disent les Annales de la cour (tome I, p. 207); toutefois, Mademoiselle eut beaucoup à se louer de son talent quand il lui lit obtenir gain de cause pour la terre de Champigny (ses Mémoires, tome III, p. 29-30). Il est parlé de lui dans le Dictionnaire des précieuses, tome I, p. 78-79, et notes de M. Livet, tome II, p. 380-382.

5. Chrétien-François de Lamoignon : tome II, p. 269. Il avait déjà obtenu, en 1690 (15 janvier), la survivance de la charge de ])résident de M. do Nesmond, quoique beau-frère du premier président de Harlay,

eut sa charge de président ù mortier, et Portail' eut la sienne d'avocat général, où il brilla plus que lui, et s'y fit beaucoup de réputation d'éloquence et d'équité". Ce n'est pas qu'il ne fût fils de notre rapporteur^ plus que très favorable à M. de Luxembourg; mais il faut dire la vérité^.

Mme de Sillery^ mourut à Liancourt, où elle étoit retirée Mort de depuis un grand nombre d'années*. Elle étoit sœur du' ' \4^j(i s'-s ue] père de M. de la Rochefoucauld** qui avoit tant figuré avec Mme de Longueville dans le parti de Monsieur le Prince,

oncle du conseiller de même nom et neveu de MM. Talon et Joly de Fleury ; mais, à la mort de M. de Nesmond, il avait préféré rester avocat général : ce qui fit croire tout d'abord, en 1698, que le Roi ne l'agréerait pas pour succéder à M. Talon ; et néanmoins il fut déclaré le 9 mars (Journal de Dangeau, tomes III, p. 34, IV, p. 248 et 266, \T, p. 303 et 307-309). En outre, on lui permit de vendre sa charge d'avocat général cinquante raille livres de plus qu'elle n'était taxée, c'est-à-dire quatre cent mille livres ; la présidence en coûtait cent mille de plus, et rapportait six raille livres de moins. Trois autres concurrents s'étaient présentés : l'intendant Phélypeaux, le maître des requêtes Fieubet de Réveillon, et enfin le propre oncle de Mrae de Saint-Simon, M. de Frémont d'Auneuil {Gazette cV Amsterdam, n"' xxi et xxiii). Saint- Simon n'en dit mot.

1. Journal de Dangeau, tome VI, p. 309. — Antoine Portail, né le 18 mars 1674, pourvu d'une charge d'avocat du Roi au Chàtelet en 1694, conseiller au Parleraent en 1697, avocat général le 9 janvier 1698, président à raortier en 1707, preraier président en 1724, mourut le 3 mai 1736, à soixante-deux ans.

2. Sa nomination fut très bien accueillie, dit la Gazette d'Amsterdam.

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