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2. Pierre Brûlart, vicomte de Puysieulx et marquis de Sillery, secrétaire d'État de la guerre en 1606, grand trésorier des ordres en 1607, eut la principale part aux affaires sous la régence de Marie de Médicis, subit, ainsi que son père, une disgrâce de 1616 à 1617, reprit ses fonctions après la mort de Concini, et, à partir de la mort du connétable de Luynes, eut le département des affaires étrangères avec celui de la guerre, et jouit de toute la confiance de Louis XIII, qui lui promit l'Ordre; mais, disgracié avec son père, le 4 février 1624, par le fait de M. de la Vieuville, il refusa de donner sa démission et d'accepter aucune compensation, même le titre de duc et pair, et mourut dans la retraite, le 22 avril 1640, à cinquante-sept ou neuf ans. Voyez son article et celui de son père dans le Moréri. Sa veuve lui lit élever un beau mausolée à Marines. Puysieulx était, selon Tallemant (tome I, p. 468 et 469), « un pauvre homme, » violent, orgueilleux. Son père et lui, ajoute Tallemant, « ont été tous deux ministres d'État, et quoique, en ce temps-là, on ne fît pas de si prodigieuses fortunes qu'on a fait depuis, leur maison ne laissa pas de devenir puissante. » Il est parlé du ministère de Puysieulx dans les Mémoires de Brienne.
3. Lisez : 1634, et voyez les Mémoires de Bassompierre, tome III, p. 180 et 183. L'année 1640 est celle de la mort de Puysieulx.
4. M. de Puysieulx, devenu veuf en 1613 de Madeleine de Villeroy, petite-fille du ministre, et n'ayant pas d'enfants, se remaria, en janvier 161o, à Charlotte d'Estampes-Valencay, qui ne mourut que le 8 septembre 1677, à quatre-vingts ans. M. le comte Théodose d'Estampes possède le portrait de cette dame.