Belle, au singulier, dans le manuscrit
2. Le point de Gènes, comme celui de Venise, faits l'un et l'autre à l'aiguille, acquirent une telle vogue en France, que ce fut un des premiers soins de Colbert d'en proscrire l'importation (Savary, Dictionnaire du commerce, art. Point); vers 1680, il disait que la fabrication en était ruinée, et que c'était une perte de trois millions six cent mille livres pour ces deux villes (Lettres de Colbert, tome II, p. 122). Une des principales fabriques organisées alors fut celle des protestants de Villiers-le-Bel.
3. Cette anecdote est aussi dans l'historiette citée plus haut : « Elle a fait, dit Tallemant, cent folies à Berny avec cet homme (le trésoi'ier Morant) : on dit qu'elle l'enchaînoit et lui faisoit tirer un petit char de triomphe le long des allées. Elle avoit des ragoûts en mangeaille que personne n'a jamais eus qu'elle : on m'a assuré qu'elle mangeoit du point coupé. Alors les points de Gênes, ni de Raguse, ni d'Aurillac, ni de Venise, n'étoient point connus", et on dit qu'au sermon elle mangea tout le derrière du collet d'un homme qui étoit assis devant elle. » (Historiettes, tome I, p. 469.) Saint-Simon, en revenant encore sur Mme de Puysieulx (tomes IV de 1873, p. 191-192, et XIII, p. 192), portera bien plus haut la valeur des dentelles : « Elle en mangea pour cent mille écus en une année, à ronger entre ses dents celle qu'elle avoit autour de sa tête et de ses bras. »
4. Fille de Jean d'Estampes, chevalier des ordres, mort en 1620. î). Pierre, marquis de Villars, père du futur maréchal : tome I, p. 76-81.
6. Après joi/rs, Saint-Simon a biffé de temps, et, plus loin, il a ajouté ans, en interligne, après le chiffre SO.
7, Le 20 mars. « Le Roi dit à son dîner qu'on lui avoit mandé la
« Ceci, comparé avec la note précédente, placerait l'aventure au temps de la jeunesse de Mme de Puysieulx.
parlé de lui lorsqu'il fut [fait] chevalier d'honneur de chevalier
Mme la duchesse de Chartres à son mariage S si je ne Pourquoi*
me souvenois à cette heure de l'origine de son nom dit Orondat.
à'Orondat'^, qu'on lui donnoit toujours, et qui ne lui dé-
plaisoit pas^; la voici. La comtesse de Fiesque*, si intime [Md.S'-S.m]
de Mademoiselle, avoit amené de Normandie, avec elle,
Mlle d'Outrelaize^ et la logeoit chez elle. C'étoit une fille
mort du marquis de Villars ; il mourut le matin, à Paris, n'ayant été malade que deux jours ; il avoit quatre-vingts ans passés, et paroissoit devoir vivre encore longtemps. » (Journal de Dangeau, tome VI, p. 314.) Il ne semblait pas avoir soixante ans, dit aussi le marquis de Sourches (tome IV, p. 367). L'Histoire généalogiqtte ne lui donne que soixantequinze ans à sa mort. Il laissait, outre Louis-Hector, un second fils, une tille abbesse de Chelles, et trois autres filles, par l'une desquelles la maison de Vogiié a hérité d'une partie de la succession du maréchal, de ses papiers particuliers, mémoires, etc. Quelques pages lui sont consacrées en tête des Mémoires de son fils, qui dit que « la fortune seule lui manqua pour parvenir à la plus grande élévation. » Voyez l'édition que M. le marquis de Vogiié vient de commencer pour la Société de l'Histoire de France, tome I, p. 2-5. La veuve eut une pension de trois mille livres le 4 août suivant.