HE TENAIT POINT A SON BRAS, MAIS A SA TÊTE
J*ai été jgâté, il faut en convenir, dit-il d^s un autre moment... Les circonstances gt ma force ont été telles que , dès que j'ai eu le commande* ment, je n'ai plus reconnu ni maîtres ni lois.
Malheureuse France ! voilà l'homme qui t'a gouvernée , et qui a eu la prétention d'inspirer encore des regrets; non pas à la vérité aux Français , dont il a trompé l'espoir , mais aux Françaises , qui , ne connaissant point ses grands desseins, se tenaient éloignées de sa cour ! Son projet n'était rien moins que d'implanter l'aristocratie française sur tous les trônes de l'Europe, « Le faubourg Saint-Germain, dit-il , a plus perdu en moi qu'il o ne pense ! Il fut un temps où tous les souverains » désiraient s'allier à moi ; ceux, qui étaient à mah » rier ne demandaient pas mieux que de recevoir • une femme de ma main, , si je l'adoptais pour » ma fille; j'eus un moment l'idée de transplanter T» nos belles tiges françaises, ces ornements de » notre histoire , sur tous les territoires étrangères ; »piais encore fallait41 les avoir sous ma main , à »ma dévotion... Or elles s'y *sont constamment • refiisées. »
Nos superbes tiges historiques , loin de s'enorgueillir de la haute fortune qu'elles n'auraient pu se procurer que par l'adoption de Bonaparte , en
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seront sans doute moins fières qu'humiliées, lorsque le captif de Sainte-Hélène vient lui-même nous apprendre qu'une de nos plus belles tiges plébéiennes n'a pas eu besoi^n de se faire napoléoniser y n'a dû qu'à ses charmes l'offre de la main d'un prince qu elle n'a pas daigné accepter '.