‹ MémoiresChapitre 18 sur 18 · PAR LUCIEN · texte numérisé non relu

PAR LUCIEN

( Indiquées à la page 34a. )

nP/fi« d'actes oppressifs , plus de titres, plus de listes de proscription^ plus,., plus... » Discours de Lucien à la clôture de la séance nocturne du 19 brumaire.

Cette énmnération brillante des effets merveilleux (]u'on devait attendre de la magistrature consulaire me 1. 27*

naissent très bien tout ce qui tue , et moi seul j'ai découvert enfin ce qui doit préserver le genre humain de tous les maux. ^

> Des simples, si mal connus jusqu'à ce jour, j'ai su exprimer des sucs qui , amalgamés ensemble par la force de mon génie , ont produit ce remède universel que vous posséderez à peu de frais; car, zélé partisan de \ égalité , j'ai , afin que le pauvre comme le riche en puisse profiter , mis à un prix modique l'incomparable panacée que je vous offre.

» Il n'est point de maux qui résistent à ce remède unique , pris en breuvage dans un verre de vin , ou même dans un verre d'eau claire par ceux qui n'ont pas le moyen de se procurer du vin : avec lui plus de maladies internes à craindre ^ plus de cataYrhes , plus de inigr aines , plus d'hydropisies, plus d^ apoplexies; appliqué en Uniment , plus de plaies qui ne disparaissent en peu de jours ! »

Qu'est-il arrivé? Les hommes que tous les charlatans peuvent toujours trop facilement séduire ont acheté la prétendue panacée, et tous ceux qui ont donné dans les paquets du charlatan ont été sa dupe. Il n'y a ni moins de catarrhes , ni moins de migraines , ni moins d'hydropisies , ni moins d'apoplexies , ni moins de maux incurables. Mais, en vendant son baume, l'empirique s'est guéri de la misère dans laquelle il était né ; il est parvenu à acquérir une haute fortune. Et, tandis qu'il promenait son orviétan dans un char brillant, nossavîints et modestes

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^5o MÉMOIRES ÛE GOHIER.

bolanistes y comme tous ceux qui contribuèrent à Tenrichir , ont continué d*aDer k pied à la recherche des plantes salutaires propres à adoucir les maux de toute espèce qui affligent le genre humain , sans se flatter , comme Taudacieux charlatan , de pouToir jamais parvenir à les guérir.

O mes amis » défions-nous des charlatans !!!...

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