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CHAPITRE m

avaient été consignés. J'étais outré d'être responsable de cette saturnale de fusils, sans motifs ; et il me vint un instant la pensée de me mettre à la tête d'une forte patrouille préfectorale , pour rappeler les habitants à Tordre, dans une proclamation énergique. Cela se pouvait d'autant mieux qu'à chaque instant les patriotes des différents quartiers venaient m'annoncer que leurs compagnies se tenaient à ma disposition.

Ce jour-là, j'aurais pu agir avec quarante mille hommes bien armés.

Mais le Gouvernement me laissa, une partie de la journée, sans me faire connaître ses intentions.

On me prévint que des gardes nationaux étaient à la recherche de Blanqui, et qu'ils se proposaient aussi de se rendre au domicile de M. Cabet, soit pour l'arrêter, soit pour y porter la dévastation.

Blanqui fut introuvable, comme toujours.

Je dépêchai un renfort d'agents à M. Melchetal, commissaire de police du quartier habité par M. Cabet, avec Tnijonclion expresse de protéger ce citoyen et son domicile "[iar tous les moyens que lui accordait la loi. Heureusement, on n'eut à déplorer aucune tentative de ce genre.

Les généraux Courtais et Duvivier passèrent

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en revue la h^ légion; le général Courtais, qui avait fait battre le rappel, les remercia, en leur disant que leur zële avait outrepassé ses intentions ; qu'il n'aurait voulu qu'un petit nombre de citoyens armés.

Quelques mairies d'arrondissement avaient également fait battre le rappel sans ordres, et le Gouvernement crut devoir les blâmer dans la proclamation suivante :

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