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CHAPITRE XIIT

de Tindifférence qu'on affectait pour le corps des Montagnards et pour la garde républicaine, qu'on avait écartée des cérémonies publiques, et notamment du programme de la fête du 14 mai; enfin, du refus de sanctionner les nominations d'officiers dans le Moniteur.

Dans l'état où étaient les esprits n'eût -il pas été imprudent de ma part d'envoyer ces troupes pour empêcber les manifestations de parvenir jusqu'à l'Assemblée, à moins que je me fusse mis à leur tête, ce qui m'était physiquement impossible. N'avais-je pas aussi dû croire que le pouvoir et le président avaient pris des mesures extraordinaires.

Je terminai en ajoutant que j'étais prêt à résigner mes fonctions, et ne désirais que la paix nécessaire pour m'occuper de mes affaires personnelles, que j'avais toujours trop négligées jusqu'à ce jour.

M. Garnier-Pagès prétendit que si je résignais mes fonctions, j'étais appelé à rendre encore des services à la République, et qu'une mission de haute importance me serait confiée. Je répliquai que, si je me retirais, je ne demanderais point d'emploi public, ce qui n'empêcherait pas mon dévouement à la cause populaire.

Ces messieurs m'invitèrent alors à passer dans la salle voisine, pour y attendre le résultat de leur délibération.

Comme je sortais, Flocon me tendit la main; je la repoussai en lui disant :

— Je ne touche point la main qui me frappe.

— Vous avez tort, me répondit -il, je n'ai cessé de leur dire ce que vous venez d'exprimer; ce sont des...

Je n'entendis pas le reste , et lui touchai la main.

Auboutd'uninslant, je fus rappelé. M. Garnier- Pagèsme déclara que la Commission executive me conservait dans mes fonctions de préfet de police.

« J'accepte, répondis-je, mais à condition qu'on s'occupera des Montagnards, puisqu'on a promis des emplois ou du travail à ceux qu'on ne maintiendrait point en service régulier; à condition aussi que, dans le Moniteur de demain, seront insérées les nominations de la garde républicaine ; avec cela, j'aurai des moyens d'action, qui tourneront au profit de la République. »

La Commission executive me le promit solennellement. Je dis alors :

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