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CHAPITRE XVI

La maison Sobrier. — La Commune de Paris. — Rue Rivoli, 16. L'ancienne liste civile. — Caractère de Sobrier. — Vingt mille francs pour la propagande. — Lettre de M. Lamartine pour délivrer des armes. — Il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints. — Garde de cinquante hommes pour le ministère de l'intérieur. — Sobrier arme sa maison. — Visite du général Courtais à Sobrier. — Le quartier s'inquiète. — Promesse de désarmement.— La maison de M. Bavoux. — Le feu aux poudres. — Les doctrines et les fusils. — Lettre du commandant Caillaud à Sobrier. — Réponse de Sobrier. — Les réactionnaires et l'Assemblée nationale. — Sobrier s'organise une garde militaire. ^ Bourgeron bleu, ceinture rouge. — Affiches épicées. — La veille du 15 mai. — Caractère de la manifestation projetée. — Le 13 mai. — Sobrier à l'Assemblée. — Le ministère de l'intérieur, — Trouble de M. Recurt. — Le café du quai d'Orsay. — Arrestation de Sobrier. — La consigne des dragons. — Brûler la cervelle.— Qu'il y reste ! — Repaire de brigands. — Sac de la maison Sobrier. — Vol d'une somme d'argent. — Les vainqueurs en goguette. — Sobrier à Vincennes. — Le procès du 15 mai. — Embarras du Gouvernement. — Générosité de Sobrier.

Un des hommes qui excita le plus de clameurs réactionnaires, fut certainement Sobrier. On se

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rappelle qu'après être entré avec moi à la Préfecture, le 24 février, il m'avait quitté au bout de trois jours. Ce fut alors qu'il s'occupa de l'organisation du journal la Commune de Paris, fondé par Cahaigne dans le commencement de mars.

Il avait loué un appartement rue de Rivoli, n** 16, dépendant des biens de l'ancienne liste civile, et il y établit les bureaux de la Commune, Bientôt, il se mit en rapport avec différents clubs de Paris et avec les révolutionnaires dç la province.

Une activité infatigable, une ardente passion patriotique, un immense besoin de se mêler aux événements de la révolution, et aussi l'amour de la popularité, m'ont toujours paru les mobiles les plus puissants qui le faisaient agir.

Il se rendait fréquemment dans les ministères, soit pour stimuler la marche révolutionnaire de chacun, soit pour indiquer les moyens qui lui semblaient propres aux triomphes des principes démocratiques.

On a voulu dire, dans le temps, qu'il avait reçu des fonds de la Préfecture pour soutenir son journal. La vérité est qu'il n'a jamais touché un centime des fonds secrets, que je ménageais autant que les sommes allouées à l'administration. Je n'avais

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