IV. Seeb
r. Yacossaint. 1831-1842.
Yi. M. Pbgaed. Eq exercice depuis 1842.
,Les principaux lieux-dits du territoire» sont : le Hautdu-Bois-dea-Moine9» La Chapellerie, La Voyette-des-Hu-
gttêiiotj^ le GbemiiHLattglès, le Gbamiwle^UHBataiHe, ie Food-dtt'-GâiBp'dU'-Mcait » L*Aigoillon et les Hautes- Bomes. Ces noiad sonl très-rigniricatife.
Rambiires ressorlissait eD parlfe à la séoéchauHée de Pofilhieit, et en partie à la préTÔlé de Yimeu. Sa coutume locale lui était cofiunune avee Viller oi.
Bjlmburelles (le BoMpiet).
Le village de Raoïburelles {Ramburellœ) , dont ie nom semble sigiiifier petit Rambures, est un beau et important village» tant par sa situation que par son industrie. Il est traversé par la route départementale d'Amiens à Eu, et situé a 11 kilom. de Gamacbes, et seulement à 4 kilom. d'Oisemont, autre cbef-lieu de canton*. Non loin est son annexe, tB Bosquet, qui, à distance, présente vraiment plutôt l'aspect d'un petit bois que d'un hameau, et où il n'y a d'ailleurs rien à signaler.
On croit qu'il a e:dsté un petit cbàteau-fort dans l'ber* bagede M. Nicolas Peltier, sHuérue du Four, où des terrassen^nts ont mis quelques ruines à découvert.
La seigneurie de Ramburelles était tenue ncMement et en pairie de laçhàlellenie de BaUleul-en^Vimeu. Cette, terre n'avait pas été vendue depuis plusieurs siècles en 1698, nous dit D. Grenier.
Les seigneurs du lieu furent, en 1276, Jean de Moncby, qui confirma un achat fut par les religieux de Sery (1 ) ; en 1459, Gille de Fontaines, seigneiu; de La Neuville^au- Bois, fils de Guillaume; en 1492, Beaugeois, son fils,
(1) Cartul. de Sery.
éauyêT» qiri é^iisa Mi6li0lle de BoeaMurt; m 1507» leur fils aine Jaeques de Footaiies, seigneur de La Neuville^tt-» Bois, qui se maria le 30 mars 1508 avec Guyonue de Belloy ; en 1538, leur fils lUcolas, qui épousa Françoise de Pas; eo 1574 el 1381, leur fils Raoul de Fontaines, sei-> gneur de Rambehen* ForcbeTille el Aroode) ; ensuite son fils putné Jacques, qui épousa Gabrielle de I^ Radde. Ils paraissent avoir eu trois enfants, savoir : Pierre, qui, dans des litres de 162S et 1623, est qualifié seigneur de Ramburelles ; Nicolas, qui Test à son tour dans des titres de 1631 et de 1648, et enfin nne fille, Barbe de Fontaines, qui succéda à ses frères (1). Elle se maria eh secondes noces avec Louis Gaillard de Longjumean , seigneur do Fayet, lequel descendait de Miebel Gaillard, chevalier, seigneur de Lodgjumeau et du Fayet, pannelier ordinatfe du roi, et de Souveraine d'Angouléme, sa femme, fiile naturelle de Charles d'Orléans, comle d'Angoaléme, qu*il avait épousée en 1512. Louis Gaillard et Barbe de Fontaines eurent deux fils, dont Tatné, messire Charles Gatllard, càevalier, seigneur de Ramburelles, épousa Jeanne Lebon, et vivait encore en 16704 Leur fils atné^ Niedias Gaillard, aussi chevalier, est qualifié seigneur de Ramburelles, en 1678 ; il vivait encore en 1713,e6mme on le voit en une sentence rendue le 12 juillet au bailliage d'Amiens, sur une contestation entre lui et Elisabeth de Bh)ntelleà, veuve dé Antoine Du Four^ seigneur de Ffètteinènte. En 1728, dai&oiselle Suzanne dé Gailiard-LohgjunieaQ po^ dalt ta seigneurie de Rambûrelies.
(1) Voy. NM. de Pie., f» 167; et P« inselme*
. tas —
Les Gailkrd-Loiûomeaii porlaieflt: d argent ami 4» trifle$ de simple, àdeim perroquets a ffinmlii de même, membres et becqués de gueuies , surmaiités ai chef de deM croie: de St.-Antme de gueules ; iearteli SAngouléme qui est de Frcmee, aiu lambel dargent de trois piicei , chargé de trois croissants de gueules, brisé (f mm barre dargeiU.
Les FoQlaiDes porUienl : dor , à Vécu bordé de gueules, chargé de trois éeussons de mît de qua^e traits , aussi bordés de gueules. Us descendaient , selon Haudîcquer ^ de Aléaume de Fontaine , seigneur de Long , dé Longpré et de la NeuviUe-aa-Bois.
Le seigneur de Ramburelles avait tonte justice haute , moyenne et basse , sous le ressort et la souveraineté de la seignevfié de BailleuK
L*églîsé de Ramburelles est sous le vocable de la nativité de Notre-Dame. La nef est basse et paratt trèsancienne. Le chœur est beaucoup plus élevé , sa construction ne date que du xvt.* siècle. Il est éclairé par de grandes fenêtres ogivales divisées en trois parties, dont les meneaux prismatiques se contonrnent en flammes capricieuses. On y voit encore, dans quelques restes de vitrant coloriés, de gracieuses figures d*anges, les armes des seignenrs^et^.
Le 31 mai 1728 les trois cloches furent refondues. Le curé Belleguise eut la précaution louable de conserver et de copier sur l'un des registres civils de cette année les' inscriptions qui existaient sur les anciennes cloches. On lisait sur la grosse : « Noble seigneur Raoult de Fontaines, seigneur de Ramburelles, Rambehen, Forcheville et Arondel ; Nicolas de Fontaines Tatné et Jacques de Fontaines •
Ms enC»»: Itli. Nom feit M.* Aoeel Gourdio. » — Sur la seconde : a Jean du Gard , éCQier , seigneur de MoririMier et Fresneviile el Saalsoy , conseiller dn roy , notre aire, son séneacbal et gouverneur de Ponthieu. Dam.*'^ Jeanne de Fontanfes , sa femme el Marguerile de Fontaines , sa soBor , Tan 1574. » — Sur la troîsièffle : « Jacques Charlo, lieutenant de Ramburelles^ Kerre GaolUer , niengtier , Jehan Bizel , Guilto Olive et Louis Da vin , tous particuliers dudit lieu de Bamburelies , en lanMDLXlIY. »
Le 6 juin 1728 les nouvelles cloches furent baptisées par le curé, en présence de damoiselle Suzanne de Gaillard , demoiselle de Ramburelles , qui nomma la grosse cloche, Suzanne ; de damoiselle Françoise de Gaillard Lonjumeao, demoiselle du Fayet, qui nomma la seconde Françoise, et de damoiselle Marie de Gaillard-Loojumeau , demoiselle de Courcelles , qui nomma la troisième Marie.
L^écolâtre el le pénitencier d'Amiens, présentaient tour à tour à la cure , qui produisait seize livres au xiii* siècle et, selon leMs. de 1698, 300 livres prises sur la dtme et en formant le tiers ; un autre tiers appartenait aux patrons , et le dernier à Tabbé de Si -Valéry. Le dénombremept des bénéfices de 1736 porte cette cure à 700 livres de revenu. En 1138 Guarin, évèque d*Amiens , confirma la cure au prieuré de Dompierre, et en 1218 Tévèque Evrard en attacha les revenus à la dignité de pénitencier (1). Cette paroisse était du doyenné d*Oisemont.
(1) Mss. D. Grenier, paquet Î4.«, lettre R, f.» Î8. -— d'Achery , ,t. xn, p. 165.
Liste des curés :