IV. Delatteb, Jean-François
v. H. Dblattbb , Arthur, depuis le mois de juin 1856..
La commune ne possède aucuns biens communaux.
Dans la nuit du 16 au 17 mars 1696, un incendie dévora la maison de Nicolas Doin, qui péril avec son fils au milieu des flammes qu'ils avaient affrontées pour sauver leurs meubles.
Ramburelles ressortissait à la prévAté de Vimeu.
— as» —
Biencourt ( Bonidi curtîs) est un petit village touchAiit presque au Translay, entouré déroutes, sans qu'aucune y pénètre. L'accès en est triste et assez difficile.
La seigneurie était un fief noble tenu du roi par un seul hommage de bouche et de main , selon aveu de 1377^ époque à laquelle elle relevait en fief» pour la plus grande partie, derabbayedeSaint-Valery. EllecoAsistaileo terres et en domaine. En 1703, c'était une ferme, avec endos et terres à labour, qui rendait 100 setiers de blé, 400 liv. d'argent et 300 liv. de censives. D. Grenier la comprend parmi les fiefs mouvants alors deBaiileuI-en-Vimeu.
On cite (1), en 1140, Anselme de Biencourt et Ëlinand, son frère; en 1170, Hainfroy, chevalier de Biencourt, lequel se croisa, suivit Philippe-Auguste en Palestine et se trouva à la prise d'Acre (1191) (8).
On a pensé que Guillaume de Rambures, fils puii^é de Robinet de Rambures et de Ive de Melun, qui vivait vers 1220, eut en partage la terre de Biencourt et fut la tige des seigneurs de ce nom. « Ses biens, dit l'auteur de l'histoire de Gambray (3), entrèrent successivement dans les maisons d'Abbeville et de Moochy. » Voici comment eut lieu oette transmission. En 1400, vivait Nicolas, seigneur
(1) Cherin, Beeh^rches, etc., 1785, selon M. Roger, Bibl. histor. ifc Pic.^ p. Î90.
(2) Chartes de Sery. 11 portait : de sable, au lion d'argent, couronné, armé et lampassé d'or. \oY- Galeries histor. de Versailles, tom. vi, 2« partie, p. 154.
(3) Lecarpentier, page 918^ '2« p'^
de Biencourl et de Poutraincourl, marié avec Alix La Genlienne, et mort en liSl. Vers 1500, Antoioetie de Biéâcourt porta cette terre à Louis d*Abbeville, son mari (1). Lear fille et unique héritière, Marguerite d*Abbeville dite d'Ivergny, épousa Jean de Monchy, cheYalier, sfeur de Senarpont, vers 1580. La terre passa à Jean, leur fils, à Antoine, leur petit^fiis, à François, fils de ce dernier, et Ters 1640, à Charlotte, fille de François, mariée à un Créquy-Frohen (2).
En 1670, Antoine de Belleval, écuyer, était seigneur de Btencourt. Il mourut le 4 mars 1671, et eut pour successeur Charles de Belleval, sieur d'Aigneville, sur lequel la terre fut mise en décret et acquise par Pierre Le Boucher, écuyer, sieur du Casielet, qui possédait en 1698 et encore en 1703, selon D. Grenier. Le seigneur de Biencourt, en 1793, était M. Jean Tillette de Buigny.
Le joli château moderne, dont l'avenue traverse la grande roule de Rouen à St.-Omer, appartient à M. de Hauteclocque, du chef de sa femme, née du Hodent.
L'église de Biencourt est dédiée à saint Martin. Le portail est en ogive. Les fenêtres de la nef sont géminées, fiam-
(1) L'histoire continue à mentionner une branche collatérale des Biencourt, sieurs de Poutraincourt (M. Roger, BUd, histor. de Pk,, p. Î90); mais celle-ci ne possédait plus la seigneurie de Biencourt. Cest ainsi qu^on voit, en 1567, les de Biencourt au procès-verbal de révision des coutumes (page Î31), comme seigneurs de Poutraincourt seulement. £n 1604, un Jean de Biencourt^ sieur de Poutraincourt, passa au Canada et contribua à la fondation de la coHmie française (M. Estancelin, Recherehes sur le» Navigateunnorfnanis,^, 328).
(S) Mss. D. Grenier, p. îi«, lettre B, fo 182.
boy^Dles» à iQbes aigu» ; celles du chœur sont plus aucienoes. Celui-ci est plus étroit que la uef. À leur séparation, existait une poutre transversale, sur laquelle étaient sculptés les mêmes motifs qu*à Saint-Ëtienne de Boultencourt. Cette poutre a été détruite il y a une trentaine d'années. Aux fenêtres on Toit encore deux vitraux coloriés, sur l'un desquels est figuré Varbre de Jessé. Douze personnages, dont le costume est assez cu<rieux, représentent les chefs des tribus d*Isra$let tiennent jdes phylactères où sont inscrits leurs noms. Âu-dessouion lit ces mots écritssur trois lignes : EGREDIET VR VIRGA DE RADICE JESSE. Le donateur est figuré à genoux, avec son nom : PIERRE DABOVAL. Plus bas est cette inscription imparfaite :
LESIAUrCATHE...
TIANISS». REGIS
RV ET NAVARR.
STALLWfP OPVS.
Le tout est écrit en caractères romains. Cependant sur
le côté deux noms sont en lettres gothiques : tlticola^
dttpu. 3et)aii xacifint. Ce sont les artistes qui nous semblent avoir pris le titre de verriers des églises cathédrales et du roi de France et de Navarre, très^hrétien.
Sur Tautre vitrail est représenté le mystère de T Annonciation. La sainte Vierge est assise sur un siège à dais , dont les accoudoirs se contournent sous la forme de sirènes. Le Père éternel, coffTé de la tiare et tenant à la main te globe terrestre, domine la scène. Aux pieds de range on remarque des fractions d'une inscription qui semble avoir porté les noms des donateurs et des ver-
riers, mais le toul est bouleversé. On y distingue ces mois : procurent }^t ^^ourlena lenra itmmt9
mil D'.... 6ueur et low tiem..,., quî, tout en renseignant sur rage de ces vitraux, peuvent aider à en reconnaître Torigine.
La paroisse dépendait du doyenné d^Oisemont. Elle eut pour curés :