II. M. GoGUET. En exercice depuis
La cure avait pour patron l'abbé de Sery. Elle rapportait 14 liv. an xiii* siècle, 300 liv. en novales en 1692, et 600 liv. en 1736. L'abbé de Sery était décimateur et ne contribuait pas pourtant à l'entretien de l'église, ni à celui du vicaire. — Le revenu de la fabrique était de 185 liv. à la fin du xvii* siècle et au x viir.
Une chapelle, dédiée à saint Euslache, fut érigée dans Tune des tours du château, par Willaume de Cayeu, qui voulut qu'elle fût desservie par l'un des religieux de Sery , lequel serait inamovible, tant au regard du seigneur qu'au regard de l'abbé. Et pour lui fournir de quoi vîvre,'îl lu! assigna, au mois de juillet 1218, du consentement de sa femme Isabelle, de Willaume son fils, et de Catherine (Katarina) sa femme, de Jean, Wibert et Béatrice, ses autres enfants, trois mesures et quatre setiers de blé (trê$ modios hladi et quatuor sextarios ad usuram et viclum ca^ nonici... qui... ministrabit) . Il donna en outre à perpétuité, aux religieux de Sery, une mesure et demie, plus deux setiers (le blé (de prœdicto blado récipient modium et diraidium et duos sextarios) chaque année sur le moulin Herlant [in molendino de Herlant), et autant sur celui d'Ânsaine, à l'ancienne mesure de Itlangy (1), mais à la condition qu'ils lui fourniraient toujours un chapelain pris parmi eux, que le seigneur ne pourrait d'ailleurs jamais faire chevaucher avec lui, ni en guerre, ni aux tournois [née prœtermittendum quod abbas de Sery canonicum capellanum sivepropter iram, sive propter rancorem quemlibet ergame vel heredes meos conceptum, a dicta capellana non poterit aliquatenus amovere. Ipsum autem capellanum heredes mei, neque in guerra neque in torneamento vel alibi unde Christi ministerium in dicta capella retardetur secum facient equitare) .
(1) Il est assez difficile d'apprécier exactement la relation de ces anciennes mesures avec les métriques. Nous, savons seulement qu'à rëpoque de l'adoption de celles-K^i , le setier de Blangy contenait 9 boisseaux et le boisseau 9 pots. Le pot est à peu près représenté par t litres.
L'égliae de Bouillancourl poBsèdé des reliques de sainte Colette , dans un reliquaire d'argent. Elles lui ont été données par M. lie Boucher de Richemont, qui les avait obtenues de Mgr Tévèque de Besançon» en 1808, c est-à^lire aussitôt après la canonisation. Ces reliques sont, le premier dimanche de mai, l'objet d'un pèlerinage, où l'on invoque la sainte pour la guérison desmaui d'yeux.
C'est sur cette paroisse que fut originairement fondée l'abbaye de Sery, dans les bois de ce nom, au lien nommé encore aujourd'hui l'Abbaye-au-Bois.
Watteblérie (Vuatbléry, Wouatbiaj'e), est un village complètement détaché de Bouillancourt et situé de l'autre côté de la route qui conduit de Rouen à Saint-Omer. Aui titres de l'abbaye de Sery on voit qu'en 1 258 le seigneur de Watblérie était Jean dit Wateblé, fils de Gautier dit Wateblé et de Haanor, que sa femme se nommait Jeanne et ses frères Baudoin et Adam.
En 1785, messire François-Joseph Le Moine de Blangermont était seigneur de Watbléry, Ghàussoy» les Essartset autres lieux, et demeurait au château de Watbléry.
Il existe à Watteblérie une petite chapelle en briques qui n'a rien de remarquable. Elle était jadis une annexe ou dépendance de la cure de l'Abbaye-au-Bois. L'un des religieux la desservait. En 1 632. on obtint de Mgr l'évèque d'Amiens la permission de faire desservir par un même religieux les deux chapelles de Busmenard et de Watteblérie. Celle-ci fut réunie à la cure de Framicourt, par suite de conventions intervenues, le 9 mars 1664, entre les habitants de Watteblérie, notamment Jean Le Moyne, écuyer,
sieur de Blangermont, et César deToors» sieur des Ndères, d'une part , et le Curé de Framicourt d'autre part ; lesquelled fureut ratifiées par Mgr i'évéque d'Amiens, le 26 avril, et parles religieux de Sery, le 10 mai suivant. Cependant en 17S8 c'était encore un religieux deSery qui desservait les deux chapelles de Watteblérie et de Busmenard, par commission et sans titre de curé. Les registres civils» qui ne datent que de 1722, donnent même encore le titre de desservant à François Salmon, en 1730. Suit la nomenclature des curés de Watteblérie, d'après les mêmes registres :