‹ MémoiresChapitre 98 sur 113 · XXII. — Yaillt-sur-aisne · texte numérisé non relu

XXII. — Yaillt-sur-aisne

Si est li estât de la commuae de Yailli de Tannée qui passa à Pentecousle de Tannée que sire Jehans fu maires.

Si est ce que la oommunetes de Yailli doit à vie.

A Herbert Cochelet de Rains et à Raoulin sen (11, xx liv. de par.

A Jehan Cochelet de Raios et à Marie sa fille, xx liv, de par.

A Evrart Marchant de Rains et àBourdinson fil, l liv. de par.

A Rose la feme Perron le Riant de Rains xxv liv. de par.

A Rauduin Chavenchon de Rains et à Ysabel sa fille, xl liv. de par.

A Thomas le Keu de Rains, xx liv. de par.

A Colet Estrille de Rains et à sa feme, xxv liv. de par.

A Raoul Robaille de Loon, un" liv. de par.

A Annès la feme Rauduin Estrille de Loon, l liv. de par.

A monsegnor Gervaise le prestre de Rerleu, xx liv. de par.

Somme de deniers à vie, m'' liv. et l liv. de par.

Si est ee que la communetes de Yailli doit en autre

manière.

A 1 hourjois de Rains, vi\^ liv. et lxxiii liv. de par. A 1 autre bourjois de Rains, liiii liv. de par. A 1 autre bourjois de Rains, lx liv. de par. A 1 bourjois de Loon , lu^ liv. et l liv. de par. A 1 bourjois de Yailli , ii^ liv. de par. Au Roi, por le don de la pais d*£ngleterre, ii^ liv. et xiii liv. et VI sol. et VIII den. de par.

A 1 omme de Soissons, c liv. de par. de commande. Somme xvii^ liv. et lx liv. et vi sol. et vm den.

Si est ce que on doit à la commune de Yailli.

LacoDtesse de Flandres, ii^ liv. et xiii liv. et vi soL et vm

deD. de par. por ieconle d* Anjou don prest que la vile li feist et si Ten relâcha on le lier.

Li malade de la maladrie de Yailli, ix" liv. de par.

Messires Herves de Camberon , xxxii liv.de par.

Somme 1111*= liv. et xxv liv. vi sol. et viii den.

Si snnt les resoites de celi année.

De la taille, iiii^ liv. et lx liv. 11 sol. et demi de par.

De la chanciéy xviii liv. de par.

Desestaus des bouchiers, vi liv. de par.

Dou prestre de Berleu, vii" liv. et c sol. de par.

Des forfaisy x liv. de par.

Des y viles qui sunt de la commngne ^ por deniers à vie que il doivent et por hontes de deniers que il tienneat, xxin li?. de par.

* Les lettres de commune de Vailly-sm'-Aisne , que le Recueil des Ordonnances des Rois de France a publiées (T. XI, p. 237), nous apprennent que les cinq villes, associées k Taffranchissement, étaient Gondé, Ghavonne , Celles , Pargny et Filain. Cest une chose digne de remarque et qui nous parait avoir échappé à Tattention de bien des historiens que , dans le Laonnois, un certain nombre de localités se soient ainsi réunies pour profiter du droit de commune. £n dehors de Texen^le que nous venons de citer, nous pouvons mentionner Tinstitution de la commune de Crépy-en-Laonnois , dans laquelle sont entrés les villages de Ghamouille , Beaulne , Ghivy , Gourtonne , Vemeuil , Bourg et Gomin. Gette association entre les communes nous semble avoir eu pour mobile la nécessité d^alléger les charges auxquelles donnait lien la coneession des lettres d'affranchissement. Les villes avaient à payer aux rois conune aux seigneurs , qui accordaient Tinstitution communale , des sommes assez considérables , en sus desquelles elles étaient soumises à des redevances annuelles. Aussi plusieurs villes ont-elles renoncé à leur, droit communal plutôt que de continuer à supporter des charges au-dessus de leurs forces. En se réunissant ainsi à d'autres commîmes voisines , le fardeau devenait pour elles moins lourd , parce

Don prodonmie de Soissons, c liv. de par. de commande. Somme vu* liv. Lxn liv. et n â&U et demi.

Si suDt les dépenses de celi année.

Au dépens H roaieur et ses compaingnons quant H rois les manda à la Toussai ns por dire raisons que cil de Yauceles n'eussent mie la vingne que il avoîent achaté, vin liv. de par.

Au paiement de deniers que le commune doit à vie, iii^ liv. et L liv. de par.

A 1 bourjois de Bains , lxx liv. de par. de boutes.

A 1 autre bourjois de Rains, lxiiii liv. de par. cou H devoit.

A 1 bourjois de Loon , xxxv liv. de par. de bontés.

A 1 bourjois de Yailli , xx liv. de par. de boutes.

Au dépens de jures qui portèrent ces deniers et qui firent cespaiemens par pluseurs foies, vi liv. de par.

Au don le maieur por sen servise, viii liv. de par.

A l'escrivain de la commune , c sol. de par.

Au semmoneur * de la ville , c sol. de par.

Au peseur des blés , lx sol. de par.

A la waite Perrint? c sol. de par.

A III vardes qui vardent les biens de toutes Tannée , xvi liv. de par.

qu'il se trouvait réparti sur un plus grand nombre de contribuables. — M. Bouthors, dont Térudition doit faire autorité en pareille matière, ne partage point notre sentiment. Il estime que les associations de cette nature , dont il a retrouvé des traces dans le Marquenterre , tendaient à assurer indivisément aux communes le droit de pâturage sur tout le territoire qu'embrassait la puissance du seigneur contre lequel rafi&ancbissement était accordé par les rois.

< Semonner, dans le Glossaire de Garpentier, signifie semondre, avertir , imiter. Le mot semoneur peut donc se traduire par celui de sergent ou d'huissier.

— Mi —

k III Tardes qui vardeot Its bîeM par le taas d*aoiisl et de Tendengesy nu Ht. et x sol. de par.

Au marlier ^ de l'esglise, c sol. de par.

A 1 livre por Tesglise , lxii s. et demi de par.

As sounears de la Bancloche, xxxim sol. de par.

Au depeas le maiear et ses compaignons quant il fareot à la court à la Chaudeliere por dire Testât de leur vile et por respiter leur den. , vn liv. de par.

A chevaus Louis , xni liy. et n sol. de par.

En preseusy xii liv. de par.

En menues dépenses , x liv. de par.

A 1 cler de la court de Soissons qui est procurens de la vile, c sol.

A la maladrie de Yailli, xxi liv. que on leur presta por ans sirvir.

A Toste de Soissons, xn liv. de par.

A Loon.... de Loon ( sic)^ x liv. m sol. in (sic).

A lasise de la vile, lx sol. de par.

Somme des dépenses vu^ liv. et lxu liv. n sol. et demi.

Si contes fo fais on berfroi de Yailli par devant tous les jnrés en plain siège de l'année qui passa à Penthecouste que sire Jehans fo maires. Cy fo fait le lundi après la saint Martin en y ver, en lan del incarnacion m "^ ce* ix.

Origin. scellé.

1 Marlier, clerc destiné à sonner les cloches , à servir la messe (Roquefort). On en a foit notre mot marguillier.

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