‹ MémoiresChapitre 12 sur 38 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

ECLAIRCISSEMENS.

Page I , ligne 8. — Naissance..,

Coehlœus prétend que Luther fut engendré par un incube. Lorsqu'il était moine , ajoute-t-il , il fut soupçonné d'avoir commerce avec le diable. Un jour, à l'évangile, à l'endroit où il est parlé d'un diable sourd et muet, forcé de quitter le corps d'un possédé, Luther tomba en criant : JSoti sum, non sum. — Dans un sermon au peuple, il dit que lui et le diable se connais-

»aient de longue date , qu'ils étaient en relations habituelles, et que lui, Luther, avait mangé plus d'un grain de sel avec Satan. — Cochlœus , Vie de Luther, préface et pages 1 et 2. — Voir le chapitre du diable dans notre second volume.

Des Espagnols, qui se trouvaient à la diète d'Augsbourg (1530) croyaient sérieusement que Luther avec sa femme devaient engendrer l'Anti- Christ. Luth. Werke, t. 1, p. 415.

Jules-César Vanini, Cardan et François Junctinus, trouvèrent dans les constellations qui avaient accompagné la naissance de Luther, qu'il devait être un archi-hérétique et un archiscélérat. Tycho-Brahé et Nicolas Prücker, au contraire , déclarèrent qu'il était né sous un très heurenx signe.

Plusieurs de ses ennemis le disaient sérieusement fils et disciple du diable. D'autres prétendaient qu'il était né en Bohême, parmi les Hussites. Il s'exprime ainsi dans une de ses lettres, au sujet de cette dernière assertion : « Il est un noble et célèbre comté, du nom de Mansfeld, situé dans l'évêché de Halberstadt et la principauté de Saxe. Presque tous mes seigneurs me connaissent personnellement, ainsi que mon père. — Je suis né à Eisleben, j'ai été élevé à

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Mansfeld, instruit à Magdebourg et à Eisenach, fait Maître et moine augustin à Erfurt, docteur à Wittemberg, et dans toute ma vie je n'ai pas approché de la Bohême plus près que Dresde. » (Ukert, Biogr. de L., t. Il, p. 66.)

Page 3 , ligne 27. — Martin Luther...

Lotharius, lut-her, leute-herr? chef des hommes, chef du peuple?

Page 9 , ligne 19. — Tentations....

« Quand j'étais jeune, il arriva qu'à Eisleben, à la Fête-Dieu, j'allais avec la procession en habit de prêtre. Tout-à-coup la vue du Saint-Sacrement, que portait le docteur Staupiti , m'effraya tellement, que je suai de tout mon corps, et crus mourir de terreur. La procession finie, je me confessai au docteur Staupitz, et lui racontai ce qui m'était arrivé. Il me répondit : c Tes pensées ne sont pas selon le Christ, Christ n'effraie point; il console.» Cette parole me remplit de joie et me fut d'une grande consolation. » (Tischreden, p. 133, verso).

«Le docteur Martin Luther racontait que, lorsqu'il était au cloître à Erfurt, il avait dit une fois au docteur Staupitz : * Ah! cher seigneur docteur.

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notre Seigneur-Dieu agit d'une manière »i terrible avec les gens ? Qui peut le servir , s'il frappe ainsi autour de soi ? » A quoi il me répondit : ■ Mon cher, apprenez à mieux juger de Dieu; s'il n'agissait pasainsi, comment pourrait-il dompter les têtes dures ? il doit prendre garde aux grands arbres de crainte qu'ils ne montent jusqu'au ciel. » (Tischreden , page 150, verso.)

Dans sa jeunesse, lorsqu'il étudiait encore à Erfurt, Luther fut atteint d'une très grave maladie ; il croyait qu'il en mourrait. Un vieux curé lui dit alors, au rapport de Blatthésius : t Prenez courage , mon cher bachelier , vous ne mourrez point cette fois; Dieu fera encore de vousun grand homme qui consolerabcaucoup de gens. » (Ukert' t. I, p. 318.)

Luther avait difficilement supporté les obligations qu'imposait la vie monastique. Il raconte comment , au coiumencement de la Réforme , il tâchait encore de lire régulièrement ses Heures sans y parvenir. « Quand je n'aurais fait autre chose que délivrer les hommes de cette tyrannie , on me devrait de la reconnaissance. » (Tischreden » page 150.)

Cette répétition constante et à heure fixe des mêmes méditations, cette matérialisation de la

prière , qui pesait tant au génie impatient de Luther, Ignace de Loyola, contemporain du réformateur allemand, la mettait alors plus que jamais en honneur dans ses singuliers Exercices religieux.

« A Erfurt , Luther lut la plupart des écrits qui nous restent des ancien» latins, Cicéron, Virgile, Tite-Live... A l'âge de vingt ans décoré du titre de maitre-ès-arts , et, d'après l'avis de ses parens, il commençaà s'appliqueràlajurisprudence...Au couvent d'Erfurt , il excitait l'admiration dans les exercices publics , par la facilité avec laquelle il se tirait des labyrinthes de la dialectique... II lisait avidement les prophètes et les apôtres, puis les livres de saint Augustin, son Explication des psaumes et son livre De l'esprit et de la lettre : il apprit presque par cœur les Traités de Gabriel Biel et de Pierre d'Ailly, évêque de Cambray; il lut assidûment les écrits d'Occam , dont il préférait la logique à celle de Thomas et de Scot. Il lut beaucoup aussi les écrits deGerson, et par-dessus tout ceux de saint Augustin. » (Vie de Luther, par Melanchton. )

Page 21, ligne lO. — Trente cardinaux enunejbis-...

C'est trente et un cardinaux qui furent créés

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