‹ Mémoires of général Count Rapp, aide-de-camp to NapoléonChapitre 59 sur 60 · ARTICLE XIX · texte numérisé non relu

ARTICLE XIX

Après la . sigi^âture de ces pièces oiBcielleSi il ' 'sera permis au gouyerùeur général, comte Bapp, d*en- Toyer un Courrier à son gouyemement ; il sera accompagné jusquaux ayant-postes français par un officier russe.

du général Happ.

Fait et cpnyenm. à Langfiilir, ùejoiirdliiii «o no*

S^e', le général de dirinoB aomw HBmMair^ le géàéràl

d*HBRico VET , le colonel RiombHo^, le lientenani-géné-

ral et chevalier Bonozoïrr , le général-maior Wbll-

JABf iNOFF , en fonction- de chef d'état-tnajor , le colonel

du génie Maufabdi , le colonel do génie Pvll<t*

Vo et appronTé)-

L« Cointi; Bapp.

Lettré du duc de Wurtemberg au général Rapp.

De mon qaartîer«>géBéral de FelouksD, le s3 déoembre i8i5^ • à 11 heiiree da eoir. .

Général,

Je suis obl^é àe tou« faire part que je Viens de reccToir un courrier de sa majesté impériale q[iii m*apprend que la capitulation conclue entre robe excellence et inoi a été approuyée par Temperi^rf hormis ce ^ qui concerne -le retour de la garnison en France. Quoiqu il ne m^appartienne pas d'examiner si on a pris en considération particulière que la garmsoti de.Dantzic ne soit forcée, à Tinstar de celle de Thorn et d^autres places, à, reprendre service avant son parfait échange, et après quelle aura repasisé'le Rhin, je suis cependant obligé de faire part' à votre excellence de la volonté précise -de sa majesté, .étant cependant per&uadé qn aucun de MM. les généraux ni officiers faisant partie de la brave garnison .de Dantzic ne se permettrait, dans aucun cas, dé manquer à ses engagemàits, ce' dont je t;erais volontiers. le garant. Sa majesté m*à aussi formellement autorise à TOUS déelarer, mon général,- que la garnison ne sera point envoyée dans les provinces éloignées de la Russie, si votre . excellence me remet la place sans détérioration ultérieure, aux termes de la capitulation. Elle pourra choisir pour son séjour particulier., celui 4e MM. les généraux et ofBoiers', entre les villes de Heval Pleshow,' Zaliega et Orel, pour y demeurer nsqn'à ce. que la garnison soit échangée. D'ailleurs s*entend de soi-même que MM. les généraux et ofii-

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ciers, d'après la capitulation, consçryeroQt tous les < arvantages qui leuir ont été assurés.. Pour ce qui con<^ • cerne les troupes polonaises qui so trouvent encore à Daiftzie, là yololité de sa majesté est quelles soient renvoyées tranquillement dans leurs foyers, à leur Sortie de \A place, de même que les troupes allemandes. • ' :

^ Je dois croire , mon général, que 'votre excellence * n hésitera sûrement pas de consentir à ces arrangements, puisqu'il est à broire'que la guerre ne pourra p^ durer un* an, et alors chacun retournera d'abord chez soi 5 et je suis d'autant plus ^ persuadé que votre excellence prendra cette détertnination que,, dans le * cas ' contraire , je ne poui-rai lui épargner , ainsi qu'à sa garnison, tputes les rigueurs inévitables qu entraînerait, une résistance parfaitement inutile , qui aurait, pour suite infaillible de voir transporter sa garnison dans . les provinces les plus* éloignées de l'empire russO', sans qu'elle puisse joidr alors' des moindres avantages qui lui seront parfaitement garantis maintenant, ainsi que toutes' les commodités nécessaires pour la route et stipulées dans lacsrpitulation.

Si votre eg^eellence, contre toute attente, prenait /Cependant .. cette détermination aussi inattendue' que préjudiciable aux intérêts de la garnison,, je lui.remetti^ai alors après-demain samedi, à midi, tous les ouvrages qui ont été cédés à l'armée assiégeante, excepté .le fort de Neufahrwasser, puisque la volonté suprême de sa majesté est que votre excellence fasse, çortir préalablement toutes les troupes allemandes • qui se trouvent à Dantzic avec armes et bagages, la confédération du Rhin n'existant plus , . tous les

état^ qai la composaient étant devenns nos alliés ; et dans ce cas Neafabrwasser lui serd. «rçinia de.iaêiDe de suite et san§ là moindre difficulté* «Tenvenrai aussi à Dantsic par la perte d'Oliwa tous les écloppës, des quils seront de retour, et alors les hostilités recommenceraient, lé lenden^n de leur remise,* à neuf . heures du matin.

Signtty le duc de WvBTEAsKnG.

/*• S, Je pVio rotre éteellence de vonlotr. bien ne faire pàTYcnir ta réponse de vain matio. Si M* le général H^ndèlet^ Ou un autre dci MM*, les génçrauz, était envoyé k mon quartier«général, cela faciliterait infiniment la conclusioD d'une aiTaire qui pourrait se terminer à sa satisfaction*

J'ai écrit sur ceci à sa majesté par un courrier.

Réponse*

Monseigneur ,

J*ai fait une capitulation avec votre altesse royale; aujourd'hui elle m^aniionce que, sans y; avoir égard, Tempereur Alexandre ordonné que la garnison de Dantzic' soit envoyée en Russie comme prisonnière de guerre, au lieu de teaixer.en France..

Le io<>' corps dVrmée laisse à l'Europe, aThistoire; .et à la postérité, à jqg^. une aussi* étrange infraction des traités, contre laquelle je proteste formellement.

Par suite de ces principes sacrés, j*ai Ffaonneiir d'annoncer à votre altesse royales ^^^9 mim ':ténant

du gehéral Rûpp^

strictcinéiit au texte d'une eapitulatiqn que je ne dois pas regarder comme anéantie^parce quelle est Tidlée^ j^e rexécuterai ponctuellement, et que je* suis prêt à i^mettrè anjourd*hui ' même aux troupes de T.otj^e altesse les forts Weichselmnnde , Napoléon , et le Holm, ainsi que tous les magasins^ et à sortir de la ' place arec ma garnison, le \^^ jânrier prochain.

A cette ëpoqué) la force et Tabus du pouyoïr pourront notis entraîner en Russie^ en Sibérie , ptir^ tout où Ton voudra. Nous tourons souffrir ,. roouiîr même, s'il le faut, victimes dé notre confiance dans un traité solennel. L*emperéur Napoléon et la France sontu assez puissants pour nous yenger tôt ou tard.

Dans cet état de choses, monseigneur, il ne m6 reste aucun arrangement à faire arec votre altesse royale, m*en ^référant entièrement à la capitulation du 29 noveinbre, qu'on -peut, je le répète, enfreindre, mais non anéantir. '«*

** Signe, Comte Rapp.

PantziCi le s3 décembre i8i3.

S60 . Mémoires*

Lettre du comte Rapp au diw de Wurtemberg.

Dantzîc, le 25 décembre i8i5.

Monseigneur

^.M<m aide -de -camp m'a remis hier soir la lettre que TOtre altesse m'a fait ITioniieur de m'écrire.

D'après le renyoi cp'elle m'a fait de ma lettre, je crois nfaperceTbir quelle me suppose de Taigreiir. Yotre altesse ne- me rend pas justice: TOilà 2a an^que je fais la gueiTC; je suis habitué à la bonne comm^ à la mauvaise fortune.

Votre altesse < m'a fait J'honneur de me dire, qu'il était tout naturel que l'empereur Alexandre pût ratifier on Aon la capitulation:* ou yotre altessQ -était munie /de pleins pouvoirs ou lie l'était pas; ma con-. duite dan$ ce cas eût été toute différente.

Le maréchal Ralhreuth, après une défense très* courte, a obtenu une capitulation fort honorable. J^ me rappelle même que l'empereur Napoléon, qui n'était qu'à yingt lieues de la place, «en était mécontent j mais il ne 'voulut pas faire éprouver de désagrément à son général en chef, en annulait la capitulation, et le maréchal Kalkreuth sortit de Dantzic sans la n^oindre humiliation. Il est .impossible de mettre plus de délicatesse et çle loyauté que nous l'avons fait, le maréchal Lefèb vr^ et moL . Le maréchal Kalkreuth vit encore , et, il en a con$elVé le soutenir. Il y a de»

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officiers prussiens au quartier-général de votre altesse qui pourront aussi en rendre témoignage.^

Votre altesse me fait l'honneur de me dire que sa majesté ordonne que toutes les choses soient remises sur le même pied où elles étaient ayant, si je yeux recommencer les hostilités. Vo4;re altesse sait parfaitement que les avantages étaient aloi^s de notre côté, puisqu'elle nous a fait constamment des offres quelle prétendait être favorables, et que maintenant c'est tout le contraire,: cela n'a pas besoin de preuves.

C'est d'aîllciurs vous, monseigneur, qui m'avez toujours proposé d'entrer en arrangement pour feire cesser TefFusion de sang, en nous oilTrant comme condition fondamentale notre rentrée en France. La correspondance de vôtre altesse avec moi en fait foi.

Votre altesse sait bien dans quelle situation nous nous trouvons, et qu'il est de toute impossibilité, sous tous les rapports , de prolonger notre défense ; ainsi le choix qu'elle me laisse devient parfaitement illusoire.

Je prie votre altesse de faire occuper aujourd'hui Weichselmunde , le Ilolm, et ouvrjages intermédiaires. Je 'n'y ai laissé que de petits détachements pour em« pêcher les dégradations. Je désire aussi que votre altesse envoie des commissaires pour recevoir les inventaires de nos magasins . de toute espèce ; j'y tiens beaucoup , pour qu'il n'y ait pas de, réclamation , et qu'on ne puisse pas nous reprocher d'avoir rien détérioré, non pas dans la crainte d'aller en Rnssie avec moins de commodités, comme votre altesse le répète dans sa lettre , mais par le désir de remplir religieusement tous mes engagementii.

f ai Oionneur de déclarer de nouveau à votre altesse c[ue la garnison de Dantzic sortira le ler janvier, dans la matinée, en exécution de Tarticle lerde la capitulation du 29 novembre, à laquelle je m'en tiens entièrement, et à laquelle il est tout-à-fait inutile 4*ajouter aucun autre arrangement. Les circonstances, après notre sortie, noi^s mettront absolument â la disposition de votre altesse.

#Xai Thonneur, etc.

Signé j Comte Rapp.

Au Même.

96 décembre l8i5.

• Monseigneur,

Le généi'al Manfredi m'a remis la lettre de votre altesse royale, d'hier,. 25 de ce mois^ Ayant eu déjà l'honneur, de^ traiter avec elle les premiers articles de cette lettre ,( ce dernier est le seul qui me semble exiger une réponse* Yotre altesse royale me déclare qu elle ne peut consentir à me laisser sortir de Dantzic, à moins d'un arrangement préalable. De mon côte, ne croyant pas pouvoir revenir »ur la capitulation du 39 no. venibre, approuvée par votre altesse royale et par moi, j'ai l'honneur de lui déclarer qu'au 3i décembre, n'ayant plus de moyens de prolonger ma défense, je me mets à sa disposition, ainsi que les troupes sous mes ordres.

Cet anangement , monseigneur , est bien simple ; c'est à yotre altesse royale à régler* le sorl de la garnison*

Je me contente de recommander à sa générosité les soldats, surtout ceux cjui par leurs infirmités et leurs blessures réclament plus particulièrement ma sollicitude.

Je lui recommande également les non-combattants, les femmes, les enfants, et les firançai^ qui habitent Dantaîc. •

Signé, Comte Rapp.

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