IvOuis de N'illeneuve. X'nyez ci-dessus, p. TM
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(lennt's cl à Savonne lartj;'eni('nt. i^ens (juo le duc de Millau V avi)it envoyé et les \ enieii'iis. ([ui tous deux avoienf bien ^rand paour (jue .lennes ne touniast : et si avoit don Federic et le Pape.
Or messire Jehan .laecpies avoit une tierce emprise en son cueur, qui eust vouJlu tout'' droit tirer contre le duc de Milan et laisser les aultres deux' emprises : et qui leust laissé taire, il eust laict forant chose. Et commença : cai' soub/ couleur d esciùpre au Uoy qui ne pourroit' tfarth-r de dommaiii^e ceulx qui iroient à (rennes ou à Savonne, il se alla mettre sur le i^rant chemin par ou Ton pouvoit venir dAlixandrie vers (lennes. car d ailleurs (pie par ce chemin ne pouvoit le duc de Millau envoyer c^ens jîour courir sus aux nostres; et print ledit messire Jehan Jacques trois ou (piatre petites villes, qui luy ouvrirent. Et il disoit ne faire pt>int de g'uerre audit duc pour cehi. veu qu il estoit neccessaire qu'il se y mist ; et aussi le Hoy nentendoit j)oint faire g-uerre audit duc pour avoir" Gennes ou Savonne, s'il eust peu. disant qu'ilz sont tenuz de luy. et qu'il les avoit' forfaictz. Pour satisfaire audit cardinal, ledit messire Jehan Jacc[ues luy bailla partie de l'armée, pour aller à Savonne : il trouva la place garnie et son emprise rompue: et s'en revint on. Et bailla "' d'autres audit messire Baptiste, pour aller à (iennes. qui asseuroit fort de ne faillir point. Comme il eust faict trois ou quatre lieues, ceulx qui alloient en sa compaignée entrèrent en aulcunes doubtes de luy. tant Almans que Françoys : toutesfoiz c estoit à tort : mais leur compaitj^née, (|ui n'estoit pas jj-rande, se fust mise en dang-er d y aller, si sa partialité ne se fust levée '. Et ainsi
q) qui tous avnicnt édil. — r tosl édil . — s deux est omis dans les édil . — / qu'il ne jxmvoit édit. — (/} aud. duc. mais avoir édil. — T') el qu ilz aviiient édil . — ir et s'en revint. On m bailla rdil.
1. lîattistino Fregoso et le rarciinal delà Hnxère eombinèrent mal leur attaque. .\u lieu de portei-leur eCTort directouient contre (iènes, le cardinal •^e pi'i'senta le :50 septembre 1496 devant Savone. où il se croyait de nombreux partisans. Mais Savone ne bronclia j)as et les Adorni étant sortis de (lènes pour se jiortei- contre lui. le cardinal se i-elira. Trivulce el Battistino
I i!Mi i.iNUi; VIII. ( HArniii: wiii -il)!
laillirent toutes ces ein|)rises: et s estoil ja laicl i'oit ' le duc de Milan, ([ui avoil esté en j4ranl péril, (|ui eust laissé taire ledit niessire Jehan Jac(|ues, et luy estoient venu/, heaucop «^ens \'eniciens ". Xoslre armée se retira, et donna Ion confié aux "'eus de j)ieil. et lurent laissées ces |)elites villes (|u On avoit j)rises, et cessa la «guerre à peu de prout- (ict pour le Hoy. car fort n'rand ar^fcnt si estoit despen lu. Chap. XXIII. Despuis le coniniencement de lan M (](](^(!IIIP^ XVI, c|ue ja estoit le Koy deçà les nions trois ou (pialre nioys avoit. jusques en lan M CAXXIIIII^^ W 111. ne lit le Boy aultre chose en \ lalie. Et me ti'ouvay tout ce temps avecques luy, et estoie présent à la |)luspart des choses '. Et aloit le Hoy de Lyon à Moulins, et de Moulins à Tours ', et |)arfout l'aisoit des tournais et des joustes, et ne j)ensoit à aultres choses-^. Ceulx ([ui avoient plus de crédit à Tentour de luy estoient tant divisez que j)lus ne pouvoient : les un^s vouloient que l'emprise d'Itallie continuast, cestoient les cardinal et seneschal'', et veoient leur j)r(»ufïict et auctorité en la continuant; et passoit tout
.r Kl estiiit ja fort éilil. — y (k-s ^"l•llicions er/Zf.
itccupèrcnl No\icl IJosco. \'enisc'. snl[icili';e parie More, inLer\inl en l.uiiibarclii*. et Trivulie renlra à Asti Dôtcmljre 1196. Sanudo. Diurli. t. I, coi. 102; cf. Senarcjja. dans Muratoi-i. XXIV. col. 12;. Il rcpril les linstiiités. mais sans pins de succès, le printemps suivant 'Galiotlo. nuv. cili'. III, 19\
1. Saniido donne le texte dune lettre datée de Lyon le 22 janxiei- I li>t> n. st. .dans ia(|nelle ii est dit qu'à ce moment le seifrnenr ilArueDlon
" era pur npei'ato dal l'c .. l)i;irii. I. col. 1!» . Puis, au milieu d'a\ l'd. le bruit se répandit tnul à emip (pu» M. d'.\rf;enlon \euail de uiourii-. ■• lumen nnu lu vero » Ihid.. cnl. Ils .
2. Charles \III quitta Lyon le 2k juin I l'T, Saïuid.., /)/,ir('(. I. col. 237) cl arriva à Toui's le is juillet Séjours, cit.. p. '•>').
.'i. Les actes ne répondaient pas aux inleiil ions, mais le roi n'uuhiiail pas Naples. témoin l'oi-drc ((u'il adressa. île (^liàtillon-sur-Indre. le 9 juillet I 10<i, au marcpiis de Hotiielin, jjfouverneur de Provence, à de A'esc et à d'Urfé. de retenir tous les navires, maicliands ou autres, qui aborderaient en Provem-e, de manièi-eà assurer le transport de 4.000 à 5.000 iiomniesen Italie Du|)oiil. l'reiires de (^oinmi/nex, III, i 14
l. lie \'esc |);issa la seconde i)artie di- Tannée I iOti en Provence et à Nice, poussant le^ apprêts, d'une <'xpédilinn Dupont, l'reaves île (^oinmi/ties, III, 118, 456 . Quant à Hriçonnel. ii liarceiail le Moi. alin (ju'il expédiât l'argent nécessaire à la solde des trtiupes. Le Ion de ses exiiortalions montre liien ie laisser aller dont Charles VIII faisait pi-eu\e ilans la direcltnn de ses alTaires (Lettri- liu 27 juillet (I I9ti , dans l)u])ont. Preuves île (^Dnitni/iies. III. 4M .
'M')2 AIK.MUIUKS DK l'flll.ll'l'K I)i; roMMV.NKS 1 iîMl
par eulx. I) autre costé estoit 1 adiiiyral. (|ui avoil eu toute 1 auctorité avccques ce jeune Roy avant ce voyai^e ; cestuy là vouloit (jue ces emprises deniourassent de tous points, et yvooit son proullict et se retourner- à sa première auctorité et les aultres la perdre '. Ainsi passèrent les choses ung- an et demy, ou environ. Et' alloienl ambassadeurs devers le roy et royne de Castille % car fort desiroit le Hoy appaiser ce bout, qui estoit en ^•uerre. Et estoient fors et par mer et par terre : combien que par la terre feissent poy dexploict, par mer avoient fort aidé aux roys Ferrand et Eederic ; cai- Cecille est voisin du royaulme de Napples dune lieue et demye, à Tendroit de llegis en (Palabre et aulcuns veullent dire que autrefoiz fut toute terre, mais ([ue la mer a faict ceste ouverture que Ton ap[)elle de présent le Fart de Messine -^1, et en Cecille. dont les roy et royne de Castille estoient graiis seigneurs, venoit g'rant'' secours à Xapples. tant de carvelles qu'il z y avoient envoyez d'Espaig-ne que de g-ens. En Cecille mesmes se trouva quelque nombre d'hommes d'armes qui estoient passez en Calabre. avecques une quantité de genetaires, et faisoient la guerre à ceulx c|ui' estoient là pour le Roy. Leurs navires estoient sans cesse avecques ceulx de la ligue : ainsi, quant tout estoit assemblé, le Roy estoit beaucop trop foible par la mer.
z' et se attourncr Diiji. — <•() Durant ee tcini>s Sniiv. LeiKj. Dii]) h) vindrent grans édil.
1. L'amiral de (iraville était làme duii parti dont le duc et la duchesse de Bourbon, le prince d'Oran^je et le maréchal de Gyé étaient les principaux représentants. Ils avaient pour objectif de renverser Briçonnet, et il-étaient décidés, en cas de succès, à laisser l'Italie en repos (Perret, L'amiml (le Graville, cité, p. 176^ Ce ])arti élait bien disposé pt)ur le duc de Milan : c'est assez dire que Commynes ne i)ou\-ail pas en être, et sans doute sa rancune contre Ludovic le More explique en quelque mesure sun changement d'opinion à l'égard d'une intervention en Italie.
2. Au milieu de l'année 1495. le duc et la duchesse de Bourbon, qui gouvernaient le royaume en l'absence de Charles \'III. avaient envoyé en Espagne Richard Lemoyne, avec la mission de rappeler aux souverains espagnols les engagements qu'ils axaient pi-is à l'égard de la France par le traité de Barcelone: mais cette tentative n'a\iiit pas été couronnée de succès fÇurita, .Inaies, éd. de KîlO, t. V, p. "1 .