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LES MARECHAUX DE BROGLIE ET DE SOUBISE

de Bergen, il avait succédé en 4760 au maréchal de Contades dans le commandement de l'armée de Westphalie; le 40 juin de la même année il gagnait la bataille de Corbach.

Flabile tacticien, mais trop disposé à agir isolément, on est en droit d'imputer à l'indépendance jalouse de ses manœuvres les défaites de Minden (1759) et de Fillinghausen (1761). — Un instant ministre delà guerre au mois de juillet 1 789, il émigra, cl mourut à Munster le 30 mars 18041.

Charles de Rohan, prince deSoubise, maréchal de France, né le 16 juillet 1715, mort le 4 juillet 1787. — Ami particulier de Louis XV, aussi brave qu'aimable, héroïque à Fontenoy, « général d'un courage tranquille et ferme, d'un esprit « sage, d'une conduite mesurée. » [YoMaire, Siècle de Louis X \\) Il ne lui a manqué que de ne pas être appelé a commander en chef. — Plus connu par la funeste journée de Rosbach (1757) (jue par ses victoires de Sunderhausen et de Lutzeîberg (1758); hésitant, mais non pas inhabile, il avait cru, malgré les conseils du duc de Choiseul, assurer le succès de la campagne de 1761 en joignant ses forces à celles du maréchal de Broglie. Il n'est pas seul responsable de notre échec de Fillingbausen, et nous pensons qu'il fut plus sincère en se plaignant de n'avoir pas été averti, que ne le fut de Broglie lui reprochant de ne pas l'avoir assez, tôt secouru.

Ferdinand, prince de Brunswick, fils de Ferdinand-Albert, duc de Brunswick-Wolfenbuttel, et d'Antoinette-Amélie de Brunswick- Blankenbourg, né le 11 janvier 1721, mort le 3 juillet 1792. Doublement allié au grand Frédéric par le mariage de ce prince avec Elisabeth-Christine de Brunswick, sa sœur, et par le mariage de son frère, le duc régnant Charles de Brunswick, avec la savante Philippine-Charlotte, sœur du

I. Bczenval, I. 97 ; Montbarey, I, 305, et Rochambeau ont tracé des portraits divers de ce maréchal. — Voir aussi Hourcet, Mémoires historiques sur In guerre d'Allemagne; et Jomini, Traité des grandes opérations militaires.

roi de Prusse, il avait, à la demande de lord Chatham, remplacé le duc de Cumberland dans le commandement des armées anglaise et hanovrienne, démoralisées par leur échec de Closter-Seven. — Depuis ce moment ce fut lui qui, pendant la guerre de Sept ans, fut le principal adversaire des armées françaises, pendant que Frédéric faisait face aux forces russes et autrichiennes. Vaincu à Bergen, heureux à Crevelt, à Minden et à Warbourg, il semblait dans la campagne de 1761 devoir succomber devant deux armées combinées, lorsqu'il dut à la lenteur d'un de ses ennemis ou à la précipitation de l'autre l'avantage d'avoir affaire à trente mille hommes sur cent quarante mille, et par suite, la petite victoire de Fillinghausen (15 juillet 1761) l.

C'est son neveu, Charles-Guillaume de Brunswick, connu d'abord sous le nom de prince héréditaire, que le grand Frédéric appelait « un héros, » et qui termina moins heureusement sa carrière par le célèbre manifeste de 1792 et par la bataille d'Iéna.

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