CHAPITRE XXII
St.%JuHen; maïs une batterie de i4 pièces de canon , dont plusieurs de gros calibre , mitrailla ses colonnes d attaque , démonta deux de ses cinq pièces, et le força à se rétirer hors de portée. Les deux partis bivouaquèrent en présence, lé général Kïebeisberg, tout fier d'avoir conservé sa position, le comte Marchand fort inquiet sur les suites qu'aurait le non succès de cette attaque , attendu qu'il avait consommé toutes ses munitions, et ne pouvait en retirer que de Barraux, distaùtde 10 myriamètres de Genève.
Heureusement le général Barde t, après avoir enlevé ce jour -là TEclùse, s'avançait à grands ,pa8 sur la route de Lyon, que les Autrichiens croyaient bien gardée par ce fort A cette nouvelle imprévue, le comte Bubna craignant de voir attaquer Genève sur la droite du Rhône ^ ou l'enceinte n'est pas à labri d'un coup de main, donna l'ordre au général Klebelsberg d'abandonner sa position, de rompre les ponts de l'Arve, et de rentrer à Genève.
Le comte Marchand aussi satisfait qu'étonné de cet événement , cherchait encore à en pénétrer les motifs , lorsque la tête de la brîffade Bardet paraissant à Farges , sur la route de Lyoti , dissipa ses doutes à cet égard. Faute de munitions , il ne poursuivit pas l'ennemi, et se borna le 2 à rassembler son corps sur le plateau d'Àraré, à entrer en communication avec le général Bâr-
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det, et à envoyer prendre de la j^oudre et da plomb au fort de l'Ecluse. Le jour suirant il vint border la rive gauche de l'Arve -, et la brigade Bardet prit poste à St.rGeuix« Dès-lors il crut pouvoir sommer Genève. Le co^nte Bubna informé que le général Musnier, aidé d^$ habitans de toute la contrée , s'était ouvert à force de bras , le passage des Rousses , obstrué par le$ neiges , et que sou avant^arde aux ordres du général Ordonoeau j ^vait poussé jmquà Saint-Cergue , territoire vaudoià , balança s'il $e laisserait ren-iermer dans Genève , e( courrait les risques d'un coup de main. Déjà même il avait dirigé en toute hâte sa cavalerie à Y verdUa , et envoyé parlemeuter uu des principaux babilans , lorsque le duc de Castiglioue changeant tout- à- coup de projet, le tira heureusement d'embarras. Ge Maréchal croyant déjà Geuève pris, «>u estimant que le corpa du comte Marchand, renforcé de la brigade Bardet, sufilrait pour le réduire, rappela le général Musuier à Saint-Laurent et Gbampaguolles afin de le réunir aux divisions Pam:^etier et Digeou , et d'aller livrer bataille au prince de Lîechteustein sous les murs de Besau*^ con. Délivré de toute inquiétude aur ses derrières par cette circotistauce , dont il eut avis à l'instant, le comte de Bubna se décida alors à attendre les évéuem^ufi daus Genève , certain que le corps dju géuéral Marobastd u'auràit ui la force ni les