En devenant Prcrvincial , il quittera son
}>remier nom de guerre pour prendre celui que es Supérieurs majeurs lui donneront. — Il aura pour cachet de sa province celui dont les mêmes Supérieurs lui enverront l'empreinte , et il le por-' tera gravé sur son anneau. »
9.® « Les archives de la province , que les Régens auront soin de retirer et de sceller à la mort de son prédécesseur , lui seront remises dès qu'il sera nommé. »
lo.^ « Le Provincial immédiatement soumis à Fun des Inspecteurs nationaux , lui rendra chaque mois un compte général de sa province. Conune' il ne reçoit lui-même les comptes des Supérieurs locaux y que 1 4 jours après le mois écoulé , il ne rendra celui de Mai ^ par exemple y que vers la fin' de Juin, ainsi de suite.»
ce Que ce compte soit divisé en quatre parties , suivant le nombre des préfectures qui lui sont subordonnées. Qu'il ait soin de rapporter tout G€ qui s'est passé de plus remarquable dans chacune de nos écoles : qu'il y dise le nom , l'âge , la patrie » l'état des nouveaux reçus ^ et le jour de ses lettres reversâtes ; nos Supérieurs majeurs n ont pas besoin d'en savoir davantage sur chaque élève , jusqu'à la classe des Régens j à moins de quelques circonstances extraordinaires» »
1 1 .^ a Outre ce compte à rendre chaque mois^ il doit s'adresser au National y chaque fois qu'il arrive des choses importantes qui ne sont pas aban*
28o Conspiration des Sophistes données à sa propre décision* On s'attend bien aussi qu'il enverra , tous les trois mois , ses tablettes personnelles, et qu'il n'entreprendra rien de luimême dans les objets politiques, y»
1 2,P « Il n'a point a se mêler de ses comprôyinciaux. Que les choses ^aillent bien ou mal hors de sa province , ce n'est pas son affaire. S'il a quelque chose à demander sur les autres » qu'il s adresse à l'Inspecteur national, t*
1 3.® <* S'il a des plaintes à porter contre cet Inspecteur , il s'adressera au Premier. »
1 4«® <* Tous les Régens de la province sont ses consulteurs ; ils le doivent aider dans toutes ses entreprises. Il faut , quand il le peut , qu'il en ait deux auprès de lui , en qualité de secrétaires. »
1 5.® « Il confirme tous les Supérieurs des classes inférieures ; il nomme les Préfets f mais il faut pour ceux-ci la confirmation du Directeur, qui peut la refuser. >>
i6.^ «Il a droit d'envoyer les Frères pensionnés par l'Ordre , et de les employer dans le lieu de sa province, où ils seront plus utiles. »
I y."* et 1 8.<> « Il est chargé de faire passer aux Préfets les noms caractéristiques des Frères , et les noms géographiques des loges, tels qu'il les reçtoit des Supérieurs majeurs. »
1 9.^ c< C'est à lui à faire connoître les Frères exclus, afin qu'on en conserve exsictement la liste dans nos assemblées.
20.^ « Lorsqu'il aura des reproches à faire à des Frères qu'il seroit dangereux d'oflenser , il se servira d'une main étrangère , et sa lettre sera signée JSasile. Ce nom, que personne ne porte dans rOrdre , est expressément destiné à cet objet. » • 21.** «Il écrira de temps à autres aux classes, inférieures ; et sur la proposition de nos Epoptes , il prescrira les livres dont il faut occuper les Ahses
DE l'Impiété et de l'Anarchie. 281'
suivant les besoins de chaque grade. — II doit quand il le peut, établir dans les endroits les plus commodes de sa province, des bibliothèques, deé cabinets d'histoire naturelle , des Musasum , des collections de manuscrits et autres choses semblables. » Bien entendu, à l'usage des Frères.
A^. B. Cette règle esttirëe do Chapitre des préfets ; {• Tai placée ici , parce qu'elle s'adresse directement au Provincial.
:i2.® Le Provincial ouvre les lettres des lUumi^ nés mineurs et des Chevaliers Ecossais , dont l'adresse est soH. Il ouvre aussi les simples quihus lice t des Epoptes^ et même les primo des Novices; mais il ne peut ouvrir ni les primo d'unMinerval, ni les soli d'un Chevalier ou d'un Epopte , ni les
Îfuibus licet des Régens. » Cette gradation dans a faculté de décacheter les lettres des Frères , suivant le grade qu'ils occupent dans l'Ordre , in^ dique évidemment que l'adresse doit être accom-
fagnée de quelque signe marqnant le grade du rèrte qui écrit; je n'ai pu savoir quel est ce signe* Mais une observation qui ne doit pas échapper* au Lecteur , c'est que les lettres des Frères et même leurs simples quibus licet ^ arrivent toujours à des Frères d'un grade au-dessus d'eux ; en sorte que jamais ils ne connoissent celui qui les reçoit et qui répond ; puisque les règles de cette hiérarchie ne se dévoilent qu'à proportion du droit ?ae chaque Frère reçoit dans sa promotion. Le rovincial lui-même ne sait pas , ou du moins ne peut savoir que par conjecture , à qui arrivent ses propres lettres et celles qu'il ne lui est pas permis de lire.
:î3.^ « Il n'élèvera point un Frère au grade de Régent , sans la permbsion de l'Inspecteur national. i> z^.^ « C'est à lui à faire notifier aux Doyens
afia Conspiration DES Sophistes la facilité scientifique , ou bien la profession choisie par chaque nouveau Frère entrant aux Minervales. »
25*^ « Pour tenir les archives en ordre , il aura soin d'y recueillir sou$ un mcme paquet , les tablettes , les lettres reversales, et tous les documens relatifs au même Frère. )»