‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 3)Chapitre 2 sur 54 · LA VIE ET LES OUVRAGES DE M. PICOT · texte numérisé non relu

LA VIE ET LES OUVRAGES DE M. PICOT

M. Picot (Michel-Piene-JoseplO naquit le 24 mars 1770, à Neuville-aux-Bois , diocèse d'Orléans. Son père, Lomnie d'un esprit cultivé et d'une instruction peu ordinaire, honorait par sa religion el sa probité les fondions de notaire et de procureur.

Les dix premières années de M. Picot s'écoulèrent à Neuville, où les exemples, aussi bien que les leçons de ses parents, le formèrent à la piété et à la vertu. Son éducation fut confiée, en même temps que celle de son fière aîné, à un oncle piternel , M. Michel-Alphonse Picot, chanoine de la collégiale du Saint Sépulcre , à Caen. Cet ecclésiastique, devenu depuis membre du Chapitre métropolilain de Rouen, voulut donner un précepteur à ses neveux et leur fit suivre les cours de l'Université. M. Picot eut pour maître de grec M. Guérard, du diocèse de Bayeux, qui se dévoua dans la suite à un sublime apostolat, et mourut, en 1823, Evèque de Castorie et Coadjuteur du Vicaire apostolique du Tong-King.

Le jeune Picot appienait avec difficulté; mai sa mémoire tenace n'abandonnait plus ce qu'elle avait une fois saisi. Yoilà le secret de l'exactitude merveilleuse avec laquelle on le voyait répondre avec précision à toutes les questions d'érudition. Les hommes les plus éminents par leur savoir ont admiré celui de M. Picot. Nous ne citerons ici que M. le Cardinal de Beausset, qui recourait à lui à propos de toutes les questions qui l'embarrassaient, et qui l''appe\a\l sa proi^idcnce.

La ferveur avec laquelle 1\L Picot s'était approché pour la première fois de la table sainte, et ses actions, qui témoignaient assez de sa piété vive et sincère, firent supposer qu'il était ap-

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